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+ time to do or die (hook & alice)

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MessageSujet: + time to do or die (hook & alice) Lun 26 Aoû - 23:54



a dream is not feasible if it emanates not from the mind of a madman.

C’est une journée on ne peut plus ordinaire qui débute à Neverland. Il est encore tôt. La nuit et le jour semblent mener une lutte acharnée dans le ciel. Le noir d’encre se dilue dans le bleu sombre. Les couleurs de l’aube sont toujours magnifiques dans ce pays. Souvent dans le village indien les femmes (aussi appelées skwo) ramassent le bois et, allez savoir pourquoi, c’est une tâche qu’elles sont censées accomplir le plus tôt possible dans la journée. Elles en sont ainsi débarrassées. Pas pour s’amuser ensuite, pas vraiment. Le reste du temps est consacré à l’entretien du village et à s’occuper des joyeux marmots qui gambadent partout. Passionnant comme vie, n’est-ce pas ? C’est ce que se dit Lily ce matin lorsqu’elle émerge du sommeil. Ses paupières, encore lourdes de fatigue, s’égosillent vivement pour tenter de chasser tous signes d’endormissement. Elle s’étire avec une grâce et une agilité féline. Celle d’un chat. Non, plutôt celle d’un tigre. Elle porte instinctivement sa main au pendentif qui est en permanence noué autour de son cou. C’est un tigre sculpté dans le bois d’un chêne centenaire. Son père lui a offert lorsqu’elle a atteint ses six ans. Elle avait trouvé ce cadeau magnifique et ne s’en était jamais séparée une seule fois depuis, l’emmenant partout avec elle. Tous les jours le bijou lui rappelle qu’elle doit être forte, elle le porte comme un étendard. Son rituel de réveil terminé elle enfile une tunique. L’une de ses plus belles. Beige mais aussi remplie de couleurs ; des bleus, des rouges et des jaunes. On lui répète constamment que ce n’est pas une tenue pour travailler mais elle s’en contrefiche. Elle n’écoute jamais personne hormis son père de toute manière, elle ne voit pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. De toute façon elle se considère maintenant comme trop grande pour qu’on lui dicte encore sa conduite. A 20 ans elle n’est plus une enfant qui fait des choix selon ses caprices. Elle a des opinions plutôt bien précises ainsi que des goûts tranchés. Vous comprenez maintenant pourquoi sa vie l’ennuie mortellement ? Elle n’est pas au point de se sentir à l’étroit, comme prise au piège dans une cage, mais pas loin. Elle rêve de voir d’autres pays, de courir dans le sable, de sentir l’air iodé envahir ses poumons, de voir des aurores boréales et des couchers de soleil à l’horizon de mers mystérieuses et inexplorées. Mais à Neverland beaucoup de choses sont figées, y compris la destinée des Hommes. Aussi lui reste-t-il ses rêves pour s’évader, et l’océan sur lequel elle coule des regards envieux lorsque personne ne la regarde.

Ce matin elle est dans les premières levées. Bien évidemment les hommes dorment encore. Inutile de dire que ça insupporte Lily. Elle voudrait qu’ils sachent le dur labeur auquel ils condamnent les femmes pendant qu’ils se reposent, lâchement. Mais ça n’arrivera jamais. Elle considère chaque membre de sa tribu comme quelqu’un de sa famille mais cette différence hommes/femmes l’irrite terriblement. Elle écarte les peaux qui composent l’entrée de son tipi et s’avance en direction de la forêt. Tout est si silencieux à cette heure là ! Elle prend une profonde inspiration et expire en s’imprégnant du calme ambiant. C’est une des rares raisons, avec les couleurs du ciel, pour laquelle elle trouve parfois agréable de se lever si tôt. Les enfants ne saturent pas tout l’espace et l’air avec leurs cris bruyant. Ils ne courent pas partout. Ils se contentent de dormir. Lily déteste les enfants. D’ailleurs elle n’en veut pas. Pas plus qu’un mari, puisqu’elle ne croit pas à l’âme sœur amoureuse. Mais là nous nous égarons un peu du sujet. Elle fixe les bois donc mais tout en avançant elle se retourne pour encrer ses prunelles à la côte et aux flots qui semblent être gris à cette heure. Libre à vous d’y croire ou non mais les indiens du Pays Imaginaire ont des sens plutôt aiguisés. Aujourd’hui elle sent dans l’air quelque-chose qui la trouble. Elle est incapable de déterminer ce que s’est et elle ne voit rien d’étrange autour d’elle mais quelque-chose ne va pas. Elle reste là un moment à contempler l’océan et esquisse même un mouvement de recule, curieuse et hésitant à aller voir. Pourtant elle sait qu’elle encoure le risque de se faire réprimander. Non pas qu’elle n’ait pas envie d’aller contre les règles aujourd’hui, elle n’a juste pas le courage de répliquer et d’offrir à ses interlocuteurs les réparties cinglantes dont elle a le secret. Elle se contente donc de se tourner à nouveau vers la forêt dans laquelle se sont déjà engouffrées la majeure partie des femmes du village. Elles ont entonné un chant. La tigresse secoue la tête et commence à s’éloigner là ou son devoir l’appelle.


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: + time to do or die (hook & alice) Mer 28 Aoû - 16:51




Alors que les premiers rayons de soleil de la journée faisaient leur apparition dans le ciel jusqu’alors sombre de Neverland. Debout derrière son gouvernail, le Capitaine Crochet regardait avec admiration le lever du jour. Il avait toujours apprécié la beauté de cet événement pourtant banal dans ce pays tant fantasmé par nombre d’individus dans le monde. Il faut dire qu’hormis de la bouche de Hook lui-même, les descriptions de l’île n’étaient pas légions. Et pour cause, peu nombreux étaient ceux qui étaient parvenus à débarquer à Neverland et ceux qui en étaient revenus l’étaient encore moins. Hook était aux yeux de nombreux humains une encyclopédie vivante sur les particularités de Neverland. Mais malgré le fait qu’il ait parcouru un nombre infini de fois l’île, il n’était jamais parvenu à trouver la cachette de Peter Pan et des enfants perdus. Ce pseudo héros l’avait défait à plusieurs reprises et il lui vouait une haine sans pareil. A vrai dire, Peter Pan était probablement la personne que Hook haïssait le plus après Rumplestiltskin bien entendu. Malheureusement,  Crochet était l’ennemi commun de tous les êtres vivants sur cette île. Lui et son équipage du Jolly Roger étaient en effet craints par les nombreux habitants. Et pour cause, il avait depuis fort longtemps perdu le compte de ses nombreuses batailles à la fois avec les indiens et les Garçons Perdus. A chaque fois, les pertes étaient lourdes pour chaque camp et les combats devenaient de plus en plus violents à chaque nouvelle offensive.

Le silence régnait dans la crique des pirates. Oui c’était le nom qu’avait apposé Hook sur la carte qu’il avait dessiné pour représenter Neverland. La principale animation chaque journée provenait du bateau du Capitaine amarré en plein milieu de la crique. Or nombre de membres de l’équipage dormait encore à point fermé. Pourtant sur le bateau, les murmures de ceux fraichement levé commençaient à se faire entendre, il en était de même pour Monsieur Mouche qui se dirigeait vers Hook en poussant la chansonnette. Cet homme avait le don de mettre Crochet hors de lui. Il était un éternel incompétent mais il pouvait s’avérer parfois utile et de bonne écoute, d’ailleurs, il arrivait en de très rare occasion que Jones se confie à lui. La veille au soir, le capitaine avait demandé à son bras droit d’effectuer un inventaire des ressources restantes dans le bateau. Il était ensuite parti se coucher sans attendre le rapport du pirate. Mouche monta les marches lui permettant de rejoindre Hook et prit la parole sans véritable assurance. « Ca…Capitaine ? » commença le pirate. « Monsieur Mouche, je suis ravi de vous voir. Qu’en est-il de cet inventaire ? » demanda alors Killian légèrement désespéré par l’attitude de son bras droit qui semblait toujours effrayé lorsqu’il venait s’adresser à lui. « Et bien j’ai bien peur que nous n’ayons presque plus rien Capitaine. » avoua le matelot. Songeur, Crochet se gratta le menton de sa main valide. Il cherchait une solution pour subvenir au besoin de ses hommes. Bien entendu le plus simple aurait été d’aller à la chasse ou à la pêche mais la récolte serait bien trop aléatoire. Non, il devait trouver une solution plus sûre et efficace. Un sourire mauvais s’étendit sur le visage du Capitaine. « Mouche dites aux hommes de se préparer. Nous allons attaquer les indiens et leur voler leur nourriture. » Le bras droit acquiesça d’un hochement de tête. « Et que fait-on de la jeune fille, Capitaine. » demanda alors Mouche. « Allez la chercher aussi, elle voulait découvrir Neverland, elle va être servie. » annonça Hook, son sourire toujours bien présent sur ses lèvres.

Quelques instants plus tard, tous les pirates étaient réunis sur le pont. Du haut de sa position, Hook les observait avec une certaine joie. Tous semblaient déterminés à vaincre les indiens et leur voler nourriture et trésor car les indiens possédaient de nombreux objets pouvant se vendre à un prix d’or dans les nombreux villages du Monde des Contes. Une jeune femme était également dans le lot. Hook l’avait rencontré dans un bar où cette dernière travaillait. Désireuse de découvrir le monde, elle avait supplié Crochet de l’emmener avec lui à Neverland, ce qu’il avait fini par accepter à condition qu’elle fasse la nourriture sur le trajet. Hook s’adressa alors à son équipage. « Messieurs, et mademoiselle, » ajouta-t-il à destination d’Alice, « Veuillez prendre place dans les barques, nous nous rendons au campement des indiens. » Il descendit les marches pour se rendre sur le pont et s’approcha d’Alice. « Vous venez avec moi. » lui apprit-il. « Je ne voudrais pas courir le risque que vous soyez blessé. » Il se dirigea alors vers une barque suivi par Alice et Monsieur Mouche. Dirigé par ce dernier, ils approchèrent alors de la plage. Une fois les pieds sur la terre ferme, Hook prit la tête des troupes et se dirigea vers le campement indien en question. Se faufilant silencieusement à travers les bois, les pirates avançaient vite. Finalement au bout d’environ une heure, ils arrivèrent en vue du campement. Le soleil était bien présent dans le ciel et visiblement, l’activité du camp démarrait petit à petit. S’arrêtant peu avant la lisère du bois, les pirates regardaient tous leur chef. Mouche lui tendit une épée qu’il tendit à son tour à Alice. « Ça risque de vous être utile très chère. » annonça-t-il un léger sourire en coin présent sur son visage. Puis d’un geste de la main, il invita ses hommes à attaquer le village. Discrètement les pirates sortirent des bois et très vite, un combat s’engagea avec les indiens. Hook restait alors prêt d’Alice afin de la surveiller et de pouvoir la protéger alors que les indiens attaquaient leurs assaillants. Une chose était sûre, cette journée risquait d’être animée.



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D. Lizzie Liddle
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MessageSujet: Re: + time to do or die (hook & alice) Ven 30 Aoû - 10:21


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Neverland. Si un jour on m'aurait dit que j'aurais eu la possibilité d'y aller, je ne l'aurais jamais crû. Déjà, je pense que je n'aurais jamais cru à son existence d'ailleurs. C'était exactement la même chose pour le pays des merveilles. Et à présent que j'ai visité ces deux mondes, je ne pourrais jamais nier leur existence, quitté à passer pour une folle. De toute façon, on me croit déjà folle. Le jour commençait doucement à se lever sur le pays imaginaire. Je regardais par la fenêtre de ce qui me servait de cuisine. Le levé du soleil était magnifique. C'était quelque chose d'ordinaire, mais je trouvais quand même ça splendide. Peut-être à cause du soeil qui se reflétait sur l'eau. Je n'avais jamais vu ça à Londres, ni à Wonderland. Oui, j'étais émerveillé par ce spectacle. Rien n'aurait pu me déranger dans mon activité. Enfin, c'est ce que je croyais. On avait frappé à la porte, cela m'avait sorti de mes pensées. Adieu, la contemplation de ce magnifique cadre. Je poussais légèrement un soupire et je me dirigeais vers le plan de travail. S'il était venu ici, c'était sûrement pour me dire de commencer à préparer le déjeuné. Oui c'est ce que je croyais, puisqu'après tout on m'avait autorisé à faire partie de l'équipage - enfin si on peut dire ça comme ça - si je faisais les repas, ce que j'avais accepté de suite (d'accord, je les avais supplié pour faire partie de l'équipage). Faire la cuisine en échange de partir à l'aventure, je pense que c'était un marché plus qu'équitable. J'étais donc sur le point de commencer à faire le petit-déjeuné - avec le peu de reste de vivre qui nous restait, d'ailleurs je me demandais comment on allait se ravitailler au niveau de la nourriture - mais le bras droit du capitaine - qui d'ailleurs n'était pas vraiment sûr de lui, comment peut-être être le bras droit de quelqu'un avec si peu d'assurance ? - m'avait demandé de venir sur le pont avec les autres hommes de l'équipage.


Au bout de quelques minutes tout le monde était en place. Être la seule jeune femme à bord de ce navire était, comment dire, légèrement déstabilisant (et puis il ne fallait pas que je me plaigne, après c'était moi qui avais voulu ça). Ils avaient tous l'air d'être impatients et déterminés. Pourquoi ? C'était bien la question que je me posais. « Messieurs, et mademoiselle » Je tournais la tête vers le capitaine. Sans doute, allait-il nous dire pourquoi on était tous réunie ici. . « Veuillez prendre place dans les barques, nous nous rendons au campement des indiens. » Un léger sourire se dessina sur mon visage. Le campement des indiens ! J'avais toujours eu envie de visiter un camp d'indien. J'étais sur le point de monter dans une des barques, lorsque le capitaine s'est approché de moi. . « Vous venez avec moi. » Encore une fois, je me demandais pourquoi. J'aurais bien aimé lui demander, mais j'en avais pas eu le temps. .  « Je ne voudrais pas courir le risque que vous soyez blessé. » Je crois que sur mon visage, on pouvait très clairement voir que je ne comprenais pas ce qu'il me disait. Enfin si, je comprenais le sens de mots, mais je ne voyais pas pourquoi je serais blessée après tout. « Blessé ? Pourquoi je serais blessée ? » J'étais presque certaine que je n'allais pas avoir de réponse, mais j'avais quand même demandé. Je suivais le capitaine qui se dirigeait vers l'une des barques - barque qui était dirigée par son second. Durant le trajet pour arriver jusqu'à la plage, je passais ma main à l'extérieur de la barque pour pouvoir toucher l'eau. Cela pouvait peut-être une réaction assez enfantine, mais en même temps, le nombre de fois où j'avais pu voir la mer pouvait se compter sur la moitié des doigts d'une main. Alors c'est normal que j'ai ce genre de réaction, non ? Une fois arrivée sur la terre ferme, je profitais de quelques petites secondes pour pouvoir profiter de la sensation de mes pieds qui s'enfonçaient doucement dans le sable. L'équipage s'était déjà dirigé vers la forêt, je les suivais en essayant d'être aussi silencieuse qu'eux. Oui, j'essayais puisqu'avec moi ce n'était pas gagné.

Au bout d'environ une heure, on était arrivé à la lisière de la forêt. Tout était calme. Un peu trop calme d'ailleurs. Enfin me connaissant, j'aurais pu marcher sur une branche et donc aurait fait du bruit, mais comme plus personne ne bougeait, je n'avais donc pas pu faire cette maladresse. Tous les hommes du capitaine le regardaient, comme s'ils attendaient quelque chose. . « Ça risque de vous être utile très chère. » Je me tournais vers Hook. Il me tendait une épée. Pourquoi j'aurais besoin d'une épée. On allait juste visiter un campement d'indien, non ? Je prenais l'objet qu'il m'avait tendu. L'observant durant quelques instants. Et puis je ne savais même pas me servir d'une épée, alors pourquoi j'en aurais besoin.  « Utile ? Mais en quoi ça me serait ut ... » Je n'avais pas eu le temps de terminer ma phrase que le capitaine avait fait un signe à ses hommes. Sur le coup je n'avais pas vraiment compris ce qu'il se passait. Oui, je m'étais un peu de temps avant de comprendre ce qui se passait autour de moi. Les pirates étaient en train d'attaquer les indiens. Je lâchais l'épée que je tenais. Je voulais faire quelques choses. Aller aider les indiens ou essayer de stopper ça, mais je n'y arrivais pas. Je n'arrivais plus à bouger, ni à parler. Sans doute que j'étais sous le choc. Ou alors que j'avais peur. Peut-être un mélange des deux.

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J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici.
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MessageSujet: Re: + time to do or die (hook & alice) Dim 8 Sep - 18:27



a dream is not feasible if it emanates not from the mind of a madman.

C’est parce que tout est silencieux que la situation est suspecte. Il n’y a plus aucun bruit dans l’air et elle se doute bien que ce n’est pas normal. Pourtant rien n’est visible. Les femmes ont arrêté de chanter dans la forêt parce qu’elles sont maintenant trop occupées à ramasser le bois. Lily peut les entendre d’ici et même en apercevoir certaines entre les feuillages. Rien à voir avec le silence suspect dans ce cas, absolument rien. Cette réponse devrait lui convenir et elle devrait être capable de se remettre en mouvement pour aller les autres mais elle reste figée comme dans l’attente d’un évènement improbable. Elle ne veut pas se faire surprendre si jamais quelque-chose se passe. Elle sait bien qu’elle encoure une réprimande si jamais l’un des hommes sort de son tipi et la trouve là entrain de faire toute autre chose que travailler. Elle hausserait sans doute les épaules sans y accorder d’importance. Sauf s’il s’agissait de son père, évidemment. Mais puiser dans sa réserve de répartie lui paraît assez difficile aujourd’hui. Elle a eu du mal à se réveiller, elle se sent épuisée. Rajoutons à ça que le temps clair qui l’a accueillie au réveil est entrain de changer. Le ciel jusque-là entièrement bleu et pur se remplit de nuages qui n’annoncent rien de bon. Ils étaient d’ailleurs blancs jusqu’à peu et se mettent désormais à changer de couleur, tournant au gris. Elle doit se presser si elle veut aller aider en forêt avant qu’une averse ne s’abatte sur l’île ! Lily sent ses jambes flancher, son corps devient plus faible. Comme si le changement de temps parvenaient à atteindre son corps. Totalement surréaliste n’est-ce pas ? Mais je vous l’ai dit, les indiens perçoivent ces choses là. Elle abandonne alors l’idée d’être raisonnable et se tourne de nouveau vers le précipice qui surplombe la plage. C’est une espèce de crique en réalité. Un endroit serein et ressourçant la plupart du temps. La jeune femme aime bien y passer du temps quand elle n’a pas d’autres obligations au sein du village. C’est son « petit havre de paix » en quelque sorte. Elle s’allonge sur le sable et rêve qu’elle voyage, qu’elle vit mille et unes aventures et qu’elle navigue sur des flots déchaînés.

Ça n’arrivera jamais, elle le sait bien, mais rêver ne fait pas encore partie des choses qui lui ont été interdites alors elle en profite un maximum. Les choses sont éphémères, elle le sait mieux que quiconque. Elle s’avance jusqu’à l’extrême bord de la falaise et étouffe un cri de surprise. Plusieurs émotions s’emparent d’elle : de la surprise, de la terreur et de la colère. Non, pas de la colère mais plutôt de la rage. Ce n’est pas la première fois qu’ils attaquent le village. Les indiens étaient tranquilles depuis plusieurs mois. Rumplestiltskin avait dit…Il avait promis…Les mots « menteur », « traître » ou encore « manipulateur » passent tour à tour dans l’esprit de la tigresse. Il avait promis que ce sort de protection fonctionnerait en échange du haricot magique. Un tricheur, voilà tout ce qu’il était. Et dire qu’elle s’était confiée à lui…Elle soupire, secoue la tête avec anxiété et s’aperçoit finalement que les chaloupes qui mouillent sur le rivage ne contiennent aucune âme qui vive. On dirait bien qu’elles ce sont déjà vidées de tous les pirates qu’elles contenaient. Déjà ? Lily repense au soudain silence de la forêt. Serait-il possible que… ? Non ! Elle refuse d’y croire. Complètement paniquée elle se met à courir vers les bois. Elle trébuche sur une pierre et s’effondre sur le sol. Une entaille s’ouvre sur son genou droit et sa robe se macule de boue. Elle entend à présent des hurlements qui font presque trembler les arbres. Ils peuvent être des cris de douleur comme de terreur. La jeune femme se relève en titubant et couvre sa bouche de ses mains pour ne pas hurler. A la lisière de la forêt elle voit apparaître une jeune fille qui lâche l’épée qu’elle tient d’un air effaré. Lily la fixe comme si elle allait la pousser du haut de la falaise, avec le regard le plus sombre dont elle est capable. Son esprit n’enregistre plus vraiment toutes les informations. Elle se tourne vers le village et voit que des brasiers prennent naissance un peu partout. Elle court une fois de plus. Elle ne retient plus ses hurlements. « ARRÊTEZ, ARRÊTEZ TOUT JE VOUS EN SUPPLIE ! » Mais le massacre a déjà commencé.


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MessageSujet: Re: + time to do or die (hook & alice)

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