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Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper

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Ebony Jones
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MessageSujet: Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper Ven 25 Oct - 16:54

Il faisait un peu gris ce jour là, et Ebony pensait très sincèrement qu’aujourd’hui, elle resterait à flâner dans son lit, on son canapé d’une indubitable célibataire toute la matinée, en dévorant un roman d’amour. Oh oui, un petit thé bien chaud, regarder le temps grisonnant par la petite fenêtre à sa droite. Elle s’étira longuement, emmitoufflée dans son immense couverture, dans son immense lit. Elle attrapa l’ouvrage sur sa table de chevet. Finalement le thé, ce sera pour plus tard. Elle voulait tellement profiter de son cocon encore quelques minutes. Elle glissa lentement, jonglant presque d’une main, son marque page derrière la page qu’elle s’entreprit à lire. Quel passage à vomir. Il lui promettait tant d’amour et il lui en donnait tant. Ah qu’elle avait d’entrer dans le livre pour lui dire que c’est une idiote. Une fois l’histoire finit, ce qu’on ne nous précisait pas, c’est qu’il allait la lui faire à l’envers, prendre son coeur dans le creux de sa main et serrer jusqu’à ce qu’il éclate, à mettre du sang partout. Mais ouvrez les yeux, bandes d’ingénues, avait-elle envie d’hurler, en restant le plus poli possible.

Elle allait tombée dans le panneau, oui, à quelques lignes et... Son portable sonna. La garde côte jeta un regard à l’autre bout de sa petite chambre pour voir le téléphone qui vibrait et vociférait dépassant de la poche de son jean, gisant sur une chaise. Tant pis. Ebony devait lire la suite. Il le fallait, rien que pour sentir ce goût amer remonter le long de sa traché, lui brulant la gorge, comme de l’acide. Elle finit par jeter son livre. Son talkie crachait un appel à l’aide. Elle grogna, faisant résonner un bruit si rauque et monstrueux dans la pièce ronde.

- Jones .... Jones ! ... Joooooones ? ...
- Ouais, cracha t-elle, laissant Randy parler dans le vide, alors qu’elle boudait les bras croisés. Dis moi que c’est pour une bonne raison.
- Problème. Joshua est... malade... La classe... doit passer aujourd’hui... Tu va devoir... T’en occupé.
- Pardon ? Non ! Non, pas du tout ! Je devais aller au salon de beauté, acheter des livres, faire des courses, c’est pas possible. Ils devaient visiter le phare pendant que je ne suis pas là. J’ai le poignet foulé !!!!
- On a personne pour remplacer.
- Annule ! ordonna t-elle sèchement.
- On peut pas... On a déjà dis que tu t’en occupais. Non... Mais laisse tomber... Je vais venir le faire si t’en es pas ca... pable... Je comprends... des enfants...
- Vas te faire voir ! C’est bon je vais les accueillir ! Vous ne vous y connaissez pas en phare, bande de navet. Putain. J’en suis parfaitement capable, mais c’est un travail pour gueux.

Randy était plié en deux de l’autre côté, avec Joshua qui en toussait, un peu plus loin. Ils la craignaient, mais avec son poignet, elle était plus douce et ils en profitaient un petit peu. Les deux collègues allaient se faire une belle petite journée tous les deux. Un joli coup monté, dont ils étaient bien fiers. Ils ne pensaient pas que ça marcherait, mais Ebony avait marché en plein dedans. Elle y courrait même. Par contre, ils savaient que si elle apprenaient que c’était une petite blague, ils allaient souffrir. Mais cela valait vraiment le coup. Ils se feront pardonner. Randy prendrait les gardes de nuit plus longtemps que prévu, pour lui laisser le temps d’être un peu elle même dans sa chère mer.

Elle grogna encore et jeta sa couverture à travers sa chambre puis sortit du lit. Là, elle était réveillée et de mauvais poil... Son envie de flâner et de prendre du temps pour elle venait de s’envoler. Elle se prépara en vitesse, rangeant encore un peu, puis s’embarqua dans son petit bateau pour se rendre au port. Elle les attendit, tapant du pied, les bras croisés sur son chandail beige à grosses mailles. Elle n’avait vraiment pas envie. Elle extirpa son téléphone portable de sa poche de jean clair et souffla en voyant un message de Randy. «Je te revaudrais ça. Puis faut bien que quelqu’un veille sur la mer.» lit-elle avec une si forte envie de jeter son téléphone à l’eau.

Elle vit le groupe arrivé au loin. Ce n’était qu’une petite partie de chanceux, vu le nombre restreint : à peine une dizaine. Ebony fut rassurée. Elle se voyait déjà envahi d’une classe complète de vingt petits marmots courant partout dans son phare. Quelle horreur. Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas les enfants, mais elle n’avait aucune patience et elle avait perdue sa mère jeune et ce souvenir maternelle était si lointain pour elle, voire carrément inexistant ; c’était son ancienne vie, avant d’être une sirène. Leur moniteur était un joli jeune homme, trop jeune pour elle, mais une chair tendre et doucereuse. Oh oui, elle en avait dévorer quelques uns comme ça. Un mets délicieux. Hm, elle aimerait tellement retrouver son monde... Elle resta froide, mais décroisa les bras pour remettre son atèle en place sur son poignet gauche. Elle avait eu un petit incident sur son bateau il y a de ça déjà presque une semaine.

Elle entendit des rires cristallins et tourna la tête. Trois jeunes filles, sortant un sale petit cabot de salon, plus un accessoire qu’un animal en soit pour elle, s’extasiait devant le jeune blond. Elle roula des yeux devant cette réaction et souffla. Si elle savait. A en voir sa beauté commune, il était comme tout les autres hommes : un malpropre qui aimait profiter des coeurs niais de ces demoiselles. Sa langue brulait de les informer qu’il ne serait bon qu’à briser leur dignité et qu’elles feraient mieux d’arrêter de rêver.

Les bambins arrivèrent tout excité et s’arrêtèrent tous devant elle. Les jaugeant de haut, elle tendit sa main valide au jeune homme.

- Jones, garde côte en chef, se présenta t-elle. Je suis là pour la sortie. Je suis la gardienne du phare. Je ne sais pas si on vous a prévenu que finalement, c’est moi qui vous guide aujourd’hui. Mon collègue a eu un empêchement.

Elle lui fit un geste démonstratif de la main pour montrer le port.

- Il faut prendre le bateau... Par contre. Je sais pas si j’aurais assez de gilet de sauvetage... Après, la légende dit qu’on a droit à 10% de perte, finit-elle avec un sourire un peu sarcastique. On va aller voir au poste de garde du port, ils ont du prévoir...

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Terence D. Keeper
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MessageSujet: Re: Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper Jeu 31 Oct - 0:40


sortie au phare les enfants !

L’heure du départ approchait et cela se ressentait parfaitement avec l’ambiance dans le réfectoire. Des enfants courraient dans tous les sens avec la bonne humeur qui leur était caractéristique et qui faisait tellement de bien au seul adulte présent dans la pièce. Adulte qui avait une âme relativement d’enfant quand même. Regardant les enfants courir d’impatience avec de grands sourires, Terence se sentait bien. Vraiment. Tous ses problèmes étaient profondément enfuis à l’intérieur de lui quand il fréquentait des enfants de n’importe quel âge. Ils étaient son moyen de décompresser tandis que les dit-enfants l’appréciaient beaucoup. La preuve était que la plus jeune du groupe restait avec lui pour lui parler de choses sorties de son esprit qui faisait sourire avec tendresse Terence. Il adorait écouter les enfants parler comme jouer avec quand ils le voulaient. De toute manière s’il n’aimait pas le faire, il n’aurait pas fait tout ce qui était possible pour devenir gardien dans une école primaire. En gros les enfants étaient sa bouée de secours, son moyen de respirer même durant les moments difficiles. Et ils n’en savaient rien. Mais fallait mieux qu’ils ne sachent rien, cela ne devait pas les intéresser de toute manière. Terence écoutait la fin de l’histoire de la petite avant de dire aux enfants de s’apprêter à partir parce qu’il était bientôt l’heure. Déjà qu’il n’avait pas besoin d’élever la voix pour qu’ils l’écoutent d’habitude mais là, il y avait encore moins de problème. Tous avaient hâte de partir. Direction : Le phare. Ils s’y rendaient à pied, ce n’était pas très loin et ils avaient besoin de se dépenser avant d’arriver à destination. Donc c’était à leur rythme qu’ils se rendaient vers le phare tandis que Terence surveillait à peu près tout. Son ancienne vie d’être féerique l’aidait assez bien à le faire parce que tous ses sens étaient en alerte et rien ne l’échappait. Par exemple, il n’avait rien manqué à la bousculade entre deux enfants comme l’oiseau qui passait à quelques mètres d’eux et encore moins la voiture qui arrivaient un peu vite. Il faisait attention aux enfants comme si c’était des biens précieux … parce qu’au fond, ils l’étaient tous aux yeux de Terence. Heureusement les enfants, malgré leur impatience, n’étaient pas dissipés et écoutaient assez bien Terence quand il disait quelque chose. De toute manière la dizaine d’enfants qui étaient présents ne contenaient pas des turbulents. Ceux-ci avaient malheureusement du rester à l’école. Donc la tâche n’était pas trop difficile pour le blond.

Le lieu de rendez-vous apparaissait à la vue du petit groupe quand Terence se disait qu’ils avaient bien avancés, c’était une bonne chose. Manquerait plus de faire attendre la personne qui allait leur faire visiter le phare de toute manière. Alors que Terence voyait une personne attendre quelque chose, surement eux, il sentait une main attraper la sienne. Baissant les yeux, il voyait que c’était la petite qui lui avait parlé avant qu’ils partent. Elle ne le regardait pas mais il comprenait qu’elle ne lui lâcherait pas la main jusqu’à ce qu’elle soit rassurée. De toute manière, Terence n’allait pas la forcer à le lâcher tant qu’il n’avait pas à faire quelque chose d’autre. Quelque chose de prenant en plus. Le groupe continuait d’avancer jusqu’à arriver près de la personne qui devait les attendre. L’attention de Terence se portait sur les trois jeunes filles qui le regardaient un peu trop fixement à son gout. Il hochait seulement la tête avant de regarder les enfants. Il n’était pas du tout intéressé par les jeunes filles en face de lui … Presque plus intéressé par les jeunes filles et femmes en général de toute manière. Ne les regardant plus quand le groupe s’arrêtait et que les enfants montraient à nouveau qu’ils étaient contents et excités sauf un peu moins la fillette qui lui tenait la main. S’avançant vers la femme qui les attendait, il serrait la main qu’elle lui tendait en se disant que la petite avait de la chance d’être accrochée à l’autre.

Les présentations commençaient et Terence savait enfin qui il avait devant lui. Donc c’était elle la garde côté en chef du phare, Terence s’était intéressé un peu au phare avant l’excursion et il avait entendu parler d’elle un peu. Enfin, les enfants devaient surement avoir de la chance que ce soit elle qui fasse la visite. Quand elle disait s’il savait que c’était elle qui allait s’occuper d’eux, Terence disait « Non, on m’a juste dit qu’on pourrait avoir un nouveau guide. Je n’en savais pas plus avant d’arriver. » Et c’était vrai. Il avait été convoqué un peu avant d’avoir retrouvé les enfants pour parler de cela. A punaise finissait-il de parler qu’il disait « En faite, je suis Terence Keeper » Terence s’était présenté plus par habitude qu’autre chose de toute manière. Il n’était pas bête, il voyait bien qu’au fond elle voudrait ne pas être là mais bon, autant que l’excursion se passe bien de toute manière. Pour les enfants. En l’entendant parler, après le fait qu’il fallait prendre le bateau, des gilets de sauvetage et des pertes, Terence sentait la petite fille serrer plus fort sa main comme les regards d’autres enfants sur lui. Il disait aussi bien pour rassurer les enfants que parce qu’il devait le dire « On va éviter d’avoir la moindre perte aujourd’hui » Il tournait la tête vers les enfants avant de sourire pour finir par dire « Je doute qu’il ait une perte de toute manière tant que tout se passe bien » Les enfants semblaient un peu soulagés même si Terence pouvaient sentir leur angoisse. Il fera tout pour empêcher que quoi que ce soit de grave arrive de toute manière. « Bon allons voir au poste de garde du port s’il y en a assez alors » Avançant en étant suivi des enfants, Terence rentrait dans le port avant de laisser les enfants passer. C’était plus prudent qu’il reste derrière eux en cas de problème. Passant devant le poste de garde, il voyait la femme y rentrer pour aller chercher les gilets de sauvetage pour revenir avec. Terence les prenait avant de les enfiler aux enfants avec attention. Heureusement qu’il savait les mettre. Le nombre de gilets étaient suffisants, une bonne chose au moins. Rapidement tous en avaient un et prenant le sien sous le bras, le groupe avançait vers le bateau avant d’y monter en faisant attention.

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MessageSujet: Re: Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper Sam 2 Nov - 19:49

Ils étaient tous arrivés, les enfants si excités mais étrangement sages. Mais pour combien de temps ? Elle n’aimait pas les enfants, car elle ne les connaissaient pas. Ils pouvaient être si spontanés, mais surtout instables. Une horreur. Puis à eux tout seul, il pouvait amener tant de vie et de perturbation, alors qu’elle, elle avait ses habitudes, habitant seule, dans son phare, trop souvent coupé du monde, juste dérangé par son talkie et le bruit rassurant des vagues contre son habitat.

Le jeune homme qui s’occupait d’eux, n’avait pas l’air très au courant de qui devait l’accueillir et des changements de dernière minute. Franchement, elle en tiendrait un mot à ses collègues... C’était quand même des enfants et autant elle trouvait la relation difficile avec, on ne les abandonnait pas là, à un point de rendez-vous sans un minimum d’information précise. Ils n’avaient même pas prévenu qu’elle serait la remplaçante de cet idiot de Joshua qui n’avait rien trouvé de mieux que de tomber malade. Elle avait soufflé, pensant à tout ce qu’elle lui criait dans les oreilles une fois en face de lui. Quand on organise quelque chose, on le fait bien ! Elle était ainsi. Tous devait être parfaitement prévu et précis, à l’heure. Puis une classe, on devait l’être deux fois plus. Quelle honte. Elle espérait réellement que le poste de garde du port avait des gilets de sauvetage.

Terence qui finit par se présenter, jetant son nom comme un cheveux sur la soupe, fit bien. Elle ne comptait pas l’appeler «jeune homme», ou encore «hey toi», voire pire «le crétin blond» toute l’après-midi. C’aurait mal finit, car les risques de pertes n’allait pas être les enfants, comme elle le souligna plus tôt, mais l’un des deux adultes. Les enfants avaient eu l’air un peu angoissée à l’histoire de petit incident de parcours, glissé avec un inquiétant naturel venant d’Ebony. Elle sourit en coin. Faire peur en enfant était si facile, mais au moins, elle était sûre qu’aucun d’entre eux ne viendraient lui crapahuter dans ses tentacules. Ah non, surtout pas, même pas comme l’adorable petite fille pendue à la main de Terence. Encore moins. Elle avait eu des enfants en quelques sortes, ses «filles» et elles lui manquaient terriblement, mais ce n’était pas du tout la même affection qu’elle leur portait. Elle ne pouvait dire qu’elle avait une aversion pour les bambins, mais que pour l’instant elle n’avait pas la patience pour et surtout quand il s’agissait de ceux des autres. En tout cas, ce qu’elle pouvait dire très sincèrement, c’est que ce jeune surveillant savait y faire. Les enfants avaient comme une confiance aveugle en lui. Rien qu’en quelques phrases, un petit regard doux et sur de lui avait réussi à calmer les peurs des enfants. Son travail lui saillait si bien, étant comme un poisson dans l’eau avec ces petits humains insouciants.

Les présentations fut faite, la petite blague un peu mal passée, elle finit par glisser qu’il y avait sûrement des gilets au poste de garde. Ils la suivirent tous jusqu’au coeur du port, où il y avait une petite casa, pas très grande, où un  homme avait l’air d’y pourrir derrière ses vitres usées par le sel et le sable. Le vieille homme aussi bourru qu’elle leva à peine les yeux quand la porte claqua dans son bureau, encombré de papier et de machines diverses pour surveiller le port, les risques de tempête, les appels des gardes côtes, puis deux trois prospectus pour les touristes. L’homme à la barbe poivre et sel finit par grogner alors qu’elle s’appuya sur le comptoir.

- Il me faut des gilets pour des gamins. Ils sont exactement huit, fit-elle en jetant un oeil au groupe par la porte vitrée.
- Bonjour Jones... insista le gardien.
- Ah t’es d’humeur poli. D’habitude tu me réponds jamais.
- Tu es belle quand tu t’énerves, c’est pour ça.
- Continue et je vais l’être.
- Je vais vois ce que j’ai, se leva t-il de sa chaise comme s’il devait se rendre au bagne.
- T’es pas sérieux ? Vous avez rien prévu ! Je fais quoi moi ? Déjà que ça me bassine de m’en occuper, mais je dois en plus gérer votre manque d’assiduité !
- Comment je pouvais le savoir, commença t-il à hausser le ton, attrapant un agenda immense et tournant les pages avec rage. Rien n’est-... Ok, c’était écrit.
- Ah bah je vais être la plus belle femme du monde, là c’est sûr, siffla t-elle le regard dur.

L’homme disparut derrière une porte. Il finit par en sortir avec un trousseau de clés, juste deux gilets sous le bras. Elle écarquilla les yeux, mais avant qu’elle n’eut le temps de créer une tornade dans le poste qu’il lui informa qu’il devait en avoir dans le débarras. Ils sortirent tout deux, silencieux et aussi fermé l’un que l’autre. Ebony plaqua les gilets de sauvetage contre le torse de Terence au passage et emboita vivement le pas du gardien.

Après quelques minutes, les deux loups solitaires vinrent distribuer des petits gilets de couleur orange, un orange qu’on pouvait voir à des kilomètres. Une fois tout le monde habillés, le gardien qui s’était déjà enfermé dans sa grotte, elle leur fit signe de la suivre à nouveau.

- Qu’on ne touche absolument pas aux gilets ! Suis-je clair, sinon je vous jète à l’eau et on vous laissera là, pendant que les autres iront visiter le phare, dit-elle sèchement à son public.

Elle ne pouvait pas prendre son petit bateau de plaisance, mais allait en utiliser un identique, bien plus gros. Elle fouilla ses poches et sortit son trousseau de clés énorme au poids aussi colossal. Elle sauta avec légèreté et agilité dans le véhicule maritime.

- Allez, on grimpe ! Jetez les moi, fit-elle au surveillant.

Elle regarda Terence et amenant l’air avec ses deux mains vers elle. Elle lui faisait comprendre qu’elle les réceptionnerait. «Jeter» était un grand mot, mais il y avait un écart entre le port et le bateau, sans parler que l’eau était mouvante. Il fallait les porter pour qu’ils puissent poser les pieds sur le bord et descendre sur le navire. Un à un, pas rassurés de se retrouver avec la Fille du Kraken, ils finirent par être tous présents et assis sagement, sans aucun incident.

- Alors... Je vous explique. Si quelqu’un tombe dans l’eau... Vous voyez le petit cordon là, il faudra tirer dessus et votre gilet va gonfler et vous ne pourrez pas couler. Par contre, il est strictement interdit de-...

Elle fut coupée par le bruit d’un gilet qui s’emplit d’air, ce petit bruit pas discret d’un vieux pet qui fit rire quelques enfants. L’un d’eux trop curieux avait tiré. Elle soupira, ou plutôt grogna, un bruit raque et brisé qui venait du fond de sa gorge. Elle ne fusilla pas longtemps l’enfant de ses yeux glacés, car elle les reporta sur le surveillant.

- J’espère qu’ils vont se tenir... Je devrais être sur mon bateau et veiller sur le large au lieu de faire ça. J’hésiterai pas à en jeter un, croyez moi, avait-elle ajouté près de lui, laissant peu de voix siffler entre ses dents serrés. Bon...

Elle attrapa un des gilets qu’elle avait pris en plus et le jeta au jeune blond pour qu’il s’occupe du petit perturbateur.

- Je continue ! Donc quand vous flottez dans l’eau, il faut aussi siffler avec le ptit sifflet rouge qui est là.

Elle entendit derrière elle, une petite fille qui prit son inspiration. Elle se retourna vivement et elle eut à peine le temps de poser sa bouche dessus qu’elle le lui arracha avec une telle impatience qu’elle se retrouva sans sifflet, le cordon coupé en deux. La jeune fille regarda le garde côte avec insolence, et une petite crainte, comme tout les autres enfants. Oh non, ils n'aimaient pas les mégères... Jones n'avait pas l'expérience pour savoir que pour obtenir le respect des enfants, il suffisait d'être gentil et ferme. D'être méchante et dure pouvaient les pousser à une mutinerie.

- Si j’étais toi, j’éviterai de passer par-dessus bord. Bon ensuite, restés assis, ne vous penchez pas. Je vais conduire doucement, mais faites vraiment attention. Il y a une hélice. Vous savez ce que c’est ? Ca peut faire très mal si vous vous cognez dessus. Ce sera vraiment pas beau à voir et ça attire les requins. Je pense avoir tout dis.

Elle démarra le bateau et direction le phare. A part le petit événement du gilet, les enfants furent sages, elle devait bien l’admettre. On dut de nouveau faire passage de sac arrivé au pied du bras de rocher qui sortait de la mer et elle s’arrêta à l’entrée du phare. Les enfants étaient moins sages, enfin c’était relatifs. Ils étaient juste excités et n’arrêtaient pas de parler, les amis de se taquiner, de regarder à droite et à gauche, de ne pas suivre le groupe. Ebony, bras croisé sur sa poitrine, fixait méchamment Terence.

- C’est une visite... S’ils pouvaient se taire... C’est déjà pas facile pour moi là.

Le visage renfrogné, elle attendait le silence. Elle n’avait aucune envie d’expliquer aux enfants à quoi servait un phare, ni même de le leur faire visiter. En plus, il fallait que cela soit ludique. Mais ce n’était pas ludique un phare, mais utile, voire vital ! Elle avait envie de se jeter dans la mer et s’enfuir. Comment elle allait faire. Elle sentait sa bile monté le long de sa gorge.

- Bon à quoi sers un phare ? En vitesse bien sûr et pas tous à la fois, dit-elle, sur un ton monotone, sans y mettre du sien.

Les pauvres enfants, ils allaient s’ennuyer, c’était une évidence. Ebony n’écoutait même pas leurs réponses, regardant le large, l’horizon bleu qui s’étendait sur des kilomètres, à perte de vue, si vaste, si riche et merveilleux. Que faisait-elle là ? Elle avait envie de retourner dans les caraïbes, voir les profondeurs gelée du nord. Non elle était là, avec un petit jeune à qui tout à sûrement réussi, et entouré de bambins qui pouvaient aussi bien être des anges comme des petits diables. Elle était complètement perdue, qu’elle n’entendit pas le silence s’installée, trop happé par l’appel de la mer qui lui chantait tous ce qu’elle pouvait lui apporter. La pire des sirènes, bien pire qu’Ebony.

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MessageSujet: Re: Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper

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Sortie au phare les enfants ! - ft. Terence D. Keeper

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