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❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke

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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke Dim 1 Déc - 21:53


Dimanche 01 decembre, au petit matin

Les gens étaient bizarres. Ils vous regardaient de travers dès lors que vous vous aventuriez un peu trop, selon leur goût, hors des chemins battus. Comme s'il fallait à tout prix entrer dans le rang, et se plier au conformisme. Même les petites choses que vous faisiez ne trouvaient que rarement grâce à leurs yeux. Ils étaient tellement enclins à vous juger si rapidement, à vous coller une étiquette et à s'en tenir à ce qu'ils voyaient, et ce qu'ils avaient entendu dire sur vous. Ils s'en tenaient à ça. A ça et seulement à ça. C'était pitoyable, et ... Nan, en fait, ça faisait juste pitié. Les gens étaient bizarres, et ce n'était pas une nouveauté. De toute façon, Mădălina s'en foutait éperdument, de ce qui pouvait se dire sur elle. Elle vivait dans son monde, parallèle, en bien des points, avec ce monde là. A moins qu'il ne faille aussi parler de l'autre, là-bas. Du côté des contes de fées, comme ils disent ... Elle continuait de vivre auprès des autres, mais, assez souvent, elle partait dans son petit univers à elle. Sauf que, pour les autres (encore eux !), elle demeurait parmi eux, et, du coup, ils la prenaient pour sévèrement dérangée, mentalement parlant. Ils ne comprenaient rien, de toute façon, et ne comprendraient jamais rien. De toute façon, ils pouvaient tous crever que cela ne lui ferait rien ! Enfin si, sans doute un peu : elle était vampire, elle avait tout de même besoin de se désaltérer de sa dose quotidienne de san... Non, attendez une minute. Ça, c'était avant. Entre hier et aujourd'hui, la jeune femme s'était perdue dans une fausse réalité, avec de fausses certitudes, mais aussi un bon paquet de doutes et de pressentiments à vous flanquer plus d'un frisson dans le dos. Elle avait recouvré la mémoire, mais pas sa qualité de vampire. Et c'était franchement chiant ! Elle avait eu envie de taper quelqu'un, d'exploser une boîte crânienne, et de faire des peintures de guerre avec le sang, là, comme ça, juste comme ça. Pour le plaisir, pour le sadisme, et pour évacuer toute sa rage et sa frustration. Mais elle n'avait pas pu. Parce qu'elle savait que le but n'était pas pour elle de se retrouver enfermée alors même que ... Alors même qu'elle n'avait pas encore retrouvé entièrement les autres. Et par ces autres là, elle entendait les siens, sa famille : son époux, sa première sœur de cœur, son beau-fils, sa deuxième sœur de cœur, et aussi, si possible, sa fille. Mais Mădălina était encore loin du compte, et elle le savait. Elle avait boudé, toute la journée, une fois ses souvenirs revenus : elle avait refusé de sortir de chez elle, et, parce qu'elle avait tout de même besoin de se défouler, elle s'était quelque peu ouvert la paume de la main, avant de regarder son sang couler, avec joie et émerveillement, dans l'un de ses pots de peinture, rouge. Du rouge avec du rouge. Et elle s'était ensuite tracée des peintures de guerre sur le visage. Pour tout enlever, ça avait été bien emmerdant, mais au moins, elle l'avait fait ...

Et ce matin, alors qu'il était très tôt, et que tous ces abrutis dormaient encore, rêvant, sans doute, aux mille exploits qu'ils allaient accomplir dans la journée, elle, elle était là, déambulant sur la plage, les pieds à moitié dans l'eau. Elle était venue à pieds, jusqu'ici, et sans chaussures. Pour retrouver son ancrage à la terre ferme, sans doute, ou juste parce qu'elle s'était dit que, si elle mettait ses jolies chaussures à talons, elle risquerait de ne pas pouvoir résister à la tentation de planter l'un de ses talons entre les deux yeux du premier imbécile qui choisirait de l'emmerder. Et même si ce serait joli, l'effet liquide céphalo-rachidien qui sort du cerveau comme sort l'eau du robinet, elle savait, une fois de plus, qu'elle devait calmer ses pulsions. Elle trouverait un autre moyen, pour libérer cet afflux massif de pulsions sadiques. Peut-être en allant violer Vlad, ce soir. Enfin, si c'était possible. Peut-être qu'il était avec une cruche. Et Mădălina ne pensait présentement pas à sa chère soeur de coeur, première épouse de leur mari à toutes deux. Leurs rapports s'étaient pacifiés et ... Non, en fait, elle pensait juste à toutes ces fausses abeilles qui tournaient autour de son époux comme elles tourneraient tout autant autour du tartine de miel. Un bon coup de tête encastrée dans le mur le plus proche, et leur sort serait sûrement réglé, mais Vlad serait furieux. Et ça, elle, elle ne voulait pas. Mais elle espérait qu'elle était la seule, blonde, à fréquenter sa couche. Enfin, bon, tout ceci était compliqué, et vu que, par nature, ça ne tournait déjà pas très bien dans sa tête ... Elle marchait sur la plage, appréciant le contact de l'eau sur ses pieds. Elle était froide, mais il en fallait plus pour effrayer la roumaine, d'autant plus qu'elle aussi, elle était froide. Enfin, niveau température corporelle. Car, sous son épiderme si gelée, elle était follement sauvage, féline, et plus qu'attirée et intéressée par le sexe. Vlad ne s'était jamais plaint, de ce côté là, et, à vrai dire, leur fille, Silke, était née de leur première nuit de passion. Elle avait été conçue le même soir où la jeune femme avait perdu sa virginité. Vlad n'avait donc pas fait les choses à moitié.

    Gentle mother, font of mercy, save our sons, from war, we pray. Stay the swords, and stay the arrows. Let them know, a better day. Sérieusement, cette mélopée lui tournait dans la tête depuis plusieurs jours, maintenant, et cela l'agaçait, car, dans le fond, elle, la guerre, sans être pour, elle savait que ça apportait de l'action et du sang. Et le sang, elle adorait. Sauf que, d'un côté, quelle mère n'espérerait pas à de meilleurs lendemains pour ses enfants ? Ses enfants ... Mădălina en avait eu un, d'enfant. Une petite fille, plus précisément. Une petite fille qu'elle avait perdu. Par deux fois. La première fois, en lui donnant la vie, alors qu'elle était morte-née, et la seconde fois, en la voyant tuer par ... Voilà de bien mauvais souvenirs qui rejaillissaient. Gentle mother, strength of women, help our daughters, through this fray. Soothe the wrath, and tame the fury. Teach us all a kinder way. La jeune femme avait l'intime conviction que sa fille n'était pas loin. C'était comme si elle la ressentait, à nouveau, après toutes ces centaines d'années. Cela voulait bien dire qu'elle n'était pas loin, exact ? Mais comment savoir où ? ... Elle donna un violent coup de pieds dans un galet, qui ricocha contre un autre, et vint heurter sa jambe, l'entaillant légèrement. Glissant un doigt jusqu'à la plaie, elle observa le sang qu'elle avait récolté, faisant tournoyer son doigt sous la lumière encore diaphane de la Lune, quitte à s'arrêter nette, sans regarder si quelqu'un arrivait derrière, ou devant. Pourtant, elle entendit bien du bruit, mais ne s'en inquiéta pas : sans doute encore un abruti venu lui donner des leçons, ou la traiter de folle ...
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MessageSujet: Re: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke Mer 4 Déc - 21:17


Dimanche, 01 décembre 2013, au petit matin


Depuis presque deux mois, j’avais retrouvé mon père. Depuis presque deux mois, je me demandais quand j’aurais le courage d’aller à la rencontre de ma mère... Entendons-nous bien ! Je n’étais pas peureuse, loin de là, j’étais anxieuse. Je la connaissais pourtant, on ne pouvait pas dire qu’on ne s’entendait pas mais c’était particulier.
J’allais retrouver ma mère, la femme qui m’avait mise au monde, qui avait tenté de me protéger par tous les moyens. Je ne la connaissais pas en tant que tel, c’est vrai. Ma mère adoptive aurait toujours beaucoup d’importance pour moi, mais je n’étais plus à une vie près.

Ce matin, je n’avais pas à distribuer les journaux, la joie du dimanche. Cela ne m’avait pas pour autant empêcher d’être sujette à des insomnies ce qui commençait à me gonfler prodigieusement. En ayant marre de me retourner pour la trouzmillième fois et étant agacée par le soleil qui pointait son nez par la fenêtre, je laissais tomber. Je ne dormirai pas plus, il fallait que je me fasse une raison.
Ruminant tout mon comptant avant d’arriver à la bouilloire, j’enclenchais l’appareil avant de me glisser sous la douche. Froide... J’avais sans doute oublié de payer cette facture-là. Mais pas le chauffage. J’étais, de toute façon, bien plus résistante que la moyenne aux températures changeantes ou basses. Je donnerai froid à n’importe qui et je le savais fort bien.

Je me servis un thé après m’être rafraîchie et, tout en m’habillant, buvais mon thé. Je n’avais aucune envie de rester enfermée à l’intérieure et puisque la forêt était source de mille tentations concernant mes envies de chasses, c’est vers la plage que je choisis de traîner. Une chance puisque j’avais revêtu un jeans délavé bardé de trous et un débardeur et une chemise épaisse en coton. Pas de quoi déchaîner des passions mais je n’en avais strictement rien à foutre, je n’allais pas à la plage pour hameçonner un pauvre crétin.
Le trajet fut plus ou moins court perché sur mes rollers, le vent sifflant à mes oreilles. J’avais apprécié ce bref moment et je l’aurais bien fait durer plus longtemps si de loin, je n’avais pas aperçue ma mère, cette artiste que toute la ville prenait pour une illuminée. Dès à présent, j’avais deux choix : fuir lâchement ou faire face. Je ne pourrais pas éviter ma mère pendant des décennies et je n’en avais aucune envie. Il était temps... temps que je lui dise qui j’avais appris être. Papa serait ravi d’apprendre que je m’étais enfin décidée.

Retirant mes rollers, je la regardais évoluer sans comprendre ce qui m’avait retenu jusqu’à présent. Alors que je la rejoignais, il se passa deux choses. Premièrement, ma mère shoota avec hargne dans un galet qui ricocha et qui la blessa. Deuxièmement, l’autre galet suivi un chemin différent pour atterrir à mes pieds, frôlant une mouette qui prit le large à grands cris mécontents.

« Encore un peu et j’aurais récolté la même égratignure à la jambe. » Je savais qu’elle reconnaîtrait ma voix et c’était une bonne chose pour entamer la discussion. Souriante avec un petit brin de sarcasme je poursuivais. « Tu as presque failli avoir une mouette Deme, vise mieux la prochaine fois. »

À nous deux, nous faisions un tableau bien étrange sur la plage vu la saison et nos habits mais à quoi bon justifier notre tolérance au froid ? Personne n’était à même d’assimiler une chose pareille, moi non plus du reste. J’étais résistante, point final.

« Tu sembles préoccupée. » Je me voyais mal lui annoncer de but en blanc que j’étais sa fille et j’aurais d’autant plus de mal à l’appeler maman tout de suite. Cela faisait des mois que je l’appelais Deme et ça ne serait pas simple de me débarrasser de cette habitude.
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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke Dim 8 Déc - 12:31


Dimanche 01 decembre, au petit matin

Il y avait eu des bribes. Des dizaines de bribes, d'indices qui l'avait raccroché, elle, que tous connaissaient sous l'identité d'une certaine Demetrya Ruxandra Lixandroia, à Mădălina Roxelyănă Szilagyi, celle qu'elle était, en réalité. Le fait qu'elle soit née un 15 juillet, date de la Saint Vlad. Le fait qu'elle est vue le jour en Roumanie, dans ses deux "vies", si l'on peut dire ça comme ça. Le fait que son deuxième prénom, ici, soit semble-t-il liée à la soit disant petite-fille d'un certain Vlad Țepeș. Le fait que son village de naissance soit soit disant connu pour abriter le château d'un certain Dracula. Ça, ça, et encore des dizaines d'autres choses. Mais reconstituer le puzzle était une chose tellement compliquée lorsqu'une malédiction vous avait fait perdre tout repère. Et c'était une tâche d'autant plus ardue lorsque vous souffriez d'un certain nombre de troubles mentaux. C'était comme se prendre les pieds dans le tapis, et s'étaler de tout son long, tout en parvenant, tout de même, à conserver des reliquats de grâce et d'élégance. Maintenant, elle se souvenait de tout, et sans doute était-ce encore plus douloureux que d'avoir tout oublié, durant toutes ces années. Désormais, elle se souvenait de sa vie, entière, complète. D'elle, petite fille, évoluant dans les hautes sphères de la société de l'époque; d'elle, jeune fille, enfermée dans un couvent mais n'ayant de cesse de penser à lui, Vlad; d'elle, jeune mère, berçant tout contre son sein sa fille, mort-née et revenue d'entre les morts, justement; d'elle, un tout petit peu plus âgée, venant de subir les pires sévices et de voir sa fille être assassinée sous ses yeux. D'elle, à ses côtés à lui, Vlad, durant toutes ces décennies, tous ces siècles. A ce niveau là, on ne comptait plus le temps qui s'écoulait : chaque jour ne ressemblait pourtant pas à l'autre, et encore moins lorsque l'on évoluait au sein d'un foyer familial si spécial et si ... Mais aujourd'hui, comme depuis tout ce temps, une question ne cessait de la hanter : où était sa fille ? Où était Silke ? Que lui était-il arrivé ? Parviendraient-elles à se retrouver, un jour ? C'était une brûlure ardente, un froid mordant. Quelque chose de très douloureux. Une bascule vers une folie encore plus dévorante. Une force pour s'en sortir et conserver un semblant de raison. C'était tout ça et rien à la fois. C'était surtout la douleur de ne rien avoir pu faire pour la secourir, pour l'empêcher de voir ça, d'endurer ça. D'endurer tout ça. D'avoir grandit sans sa famille. D'avoir vu ce qu'on ne souhaite jamais laisser voir à son enfant.

Soudain, il y eut cette voix, qu'elle connaissait bien. Une voix qui parvint, pour un instant, à lui alléger le cœur. A lui donner envie de sourire. Un peu. Juste un peu. Son amie. L'une de ses seules amies, ici. Du moins, en tant que Demetrya. En tant que Mădălina, elle en avait juste un tout petit plus. Elle avait surtout les moyens, en tant que Mădălina, d'obliger les mauvaises langues à se taire, de soumettre bien des volontés à la sienne propre. Mais c'était une autre histoire. Oui, donc, il s'agissait là de son amie, cracheuse de feu de son état. Du moins, ça, c'était sa profession d'ici. Il fallait dire que les deux jeunes femmes n'avaient pas eu l'occasion de se revoir depuis que la malédiction avait été levée. Peut-être qu'en vrai, c'était un dragon, ou un truc comme ça. Non. Mădălina secoua la tête, de gauche à droite, là, comme ça, sans plus chercher à faire le moindre trait d'union entre le monde environnant et le monde dans sa tête. Elle agissait souvent ainsi, en vrai, partant du principe qu'elle faisait ce qu'elle voulait, et que le premier qui trouvait ça stupide, il aurait à faire à elle, voire même à ses deux autres chères compagnes, voire même à Vlad lui-même. Même si, à l'heure actuelle, elle n'avait plus rien d'une vampire, et que Pandore semblait être introuvable, alors que Vlad était ... Que Vlad était Vlad, tout simplement. Nouveau hochement de tête de gauche à droite, alors que ses doigts se crispaient, leurs jointures palissant sous l'effet.

    ❝ J'ai pas eu envie de te blesser. Si ça avait été le cas, je l'aurais fais de face. Quoi que de profil c'est bien aussi ... Mais de toute façon, je préfère les blessures au cou. Aux poignets aussi, c'est bien. ❞ Une certaine lueur éclaira ses yeux, alors qu'elle laissait sa langue effleurer légèrement l'un des coins de sa lèvre supérieure. ❝ Quelle dommage, pour les mouettes. Elles me cassent les pieds, à ricaner tous les deux. On devrait leur tordre le cou, à toutes. On verrait ainsi bien qui rira bien les dernières ! ❞ De tels propos n'avaient probablement aucune logique, sous les yeux jugeurs de bien du monde, mais c'était ainsi qu'elle, elle réfléchissait, et exerçait sa réflexion. Comme ça, et absolument pas autrement. Que cela plaise ou non. Et son amie la tirait de ses pensées. ❝ Oui. ❞ Oui ? Oui, et encore ? ❝ La malédiction a disparu, je me souviens de tout, mais j'ai perdu des proches. Enfin, disons que je ne sais plus où ils sont. Pour ma fille, ça ne date pas d'hier, si on peut dire ça comme ça. J'ai l'impression qu'elle est là, quelque part, sous mon nez, mais je ne la vois pas. Je ne la retrouve pas. ... J'ai des soucis mentaux, et ça n'aide pas. J'oscille entre folie et raison. Là, je crois que ça va, mais ça ne va pas durer. Ça ne dure jamais ... C'est une façon pour moi d'aller mieux : sinon, je crois que je me serais trancher le cou depuis longtemps ... Mais là, je me suis juste coupée la jambe. Tu vois, le sang, ça coagule vite. Mais c'est bien meilleur quand c'est frais, puisé à la source. On peut même se faire des peintures de guerre avec. ❞ Et voilà qu'elle avait de nouveau basculé ... ❝ La première fois que j'ai essayé, c'était avec ma fille ... ❞
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MessageSujet: Re: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke Mer 11 Déc - 18:27


Dimanche, 01 décembre 2013, au petit matin


J’étais face à ma mère et je ne pouvais m’empêcher de réfléchir à toute allure. Cependant, je ne comptais rien lui dire dans l’immédiat. Si son esprit était aussi vif et tordu que le mien, il n’en était pas moins perturbé par moment et il me faudrait attendre qu’elle soit en de bonnes dispositions pour entendre ce que j’avais à lui dire. Je la connaissais bien, ça m’avantageais sans aucun doute.
Elle et moi ne nous étions pas recroisées depuis un moment, tout comme j’avais évité pas mal de monde dans les environs. Au moins pourrais-je un peu soulager ma mère de ma présence en tant qu’amie. Je ne pus que sourire en l’entendant ainsi débattre de blessures. « Tu sais, une blessure est une blessure, de dos ou pas, ça m’est égal tant que ça marche. Ce n’est pas de la lâcheté, juste une économie de temps même si ça n’avait jamais été un problème jusqu’à aujourd’hui. »

Une chose était sûre, elle n’aimait pas plus les mouettes que moi et les aurait bien tué sur place. J’aurais pu faire quelque chose fut un temps mais ce temps là n’était hélas pas encre revenu. « Je ne peux qu’approuver mais je ne peux rien à faire malheureusement. »

Je l’écoutais finalement parler de la Malédiction, de moi, du sang, des peintures de guerre et de moi à nouveau. Je ne pus que sourire. Je ne pouvais vraiment pas garder mes secrets. Pas alors qu’elle attendait depuis si longtemps de me retrouver. Pas alors que ma disparition l’avait fait basculer plus encore vers la folie. « Allons-nous asseoir pour discuter de tout ça. Je n’ai aucune envie qu’on nous entende, ces gens sont presque tous des bien pensants, il faut nous méfier. »
J’attendais qu’elle me suive et me poser sur un rocher assez loin de notre position initiale et je m’étirais avant de soupirer et d’inspirer un grand coup. « J’ai rencontré ton mari et je sais qui vous êtes, ce que vous êtes ou plutôt étiez. J’ai une longueur d’avance sur toi et si je suis tombée sur toi par hasard, je devais te voir. » Je sortais le pendentif de ce sous mon haut et le fis passer au dessus de ma tête pour le laisser se balancer devant les yeux de ma mère. « Tu te souviens de ceci, tu sais à qui tu l’as donné et tu sais comment tout cela s’est terminé. Je sais aussi cependant que tu as toujours su que je reviendrais. »

À aucun moment je ne lui avais directement dit qui j’étais et c’était bien comme ça qu’il me fallait agir, j’en avais la conviction. Des preuves, il en fallait et c’était la seule preuve physique que j’avais. La suite viendrait après mais je devais pour le moment garder son attention focalisée sur ce sujet, sur cet objet. Il fallait qu’elle m’écoute et je savais que ça ne serait pas simple... Son esprit aimait aller où bon lui semblait quand bon lui semblait et j’allais devoir lutter pour la garder sur cette discussion.
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MessageSujet: Re: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke Lun 16 Déc - 21:34


Dimanche 01 decembre, au petit matin

Face aux premières paroles de son amie, Mădălina, ou Demetrya, peu importe comment vous souhaitiez la voir entendre être appelée, ne put que hocher la tête, l'esprit un peu ailleurs dans le même temps, cependant. Cela ressemblait plus ou moins à une moue un brin boudeuse, un brin lassée. Pas qu'elle s'ennuie, ou qu'elle se sente importunée, non. En fait, elle était simplement en train de chercher comment pouvoir régler leur compte à toutes ces mouettes rieuses, et supra chiantes. D'autant plus que, visiblement, son amie lui confirmait avoir les mêmes sentiments qu'elle à l'égard de ces oiseaux de malheur, sans pouvoir lui fournir de plan, ou de solution, pour pouvoir leur clouer le bec une bonne fois pour toute. C'était amusant, comme expression : clouer le bec. En l'état actuel des choses, et aux vues du contexte, et de la situation, c'était plus qu'appropriée, comme expression. Mais bon, les jeux de mots sont le plus souvent plus des images et des métaphores que de réelles possibilités d'application à la lettre. Comme si on cherchait à toujours compliquer un peu tout. Dans l'esprit tordu et torturé de la jeune femme, pourtant, tout semblait si souvent être claire comme de l'eau de roche. Tenez, encore une expression métaphorique, le coup de la clarté de l'eau. En plus, elle, elle préférait largement le sang. Rien qu'à cette idée, elle sentait ses glandes salivaires faire le boulot, rendant sa bouche moins sèche.
    ❝ On devrait les engraisser de toutes ces merdes que les gens leur balancent à longueur de journée, cons comme ils sont pour les confondre avec ces autres piafs, là. Les hirondelles ? ... Non, pas ça. Pas les corbeaux non plus. ... LES PIGEONS ! Voilà, les pigeons ! ❞ Elle était fière d'elle, elle avait retrouvé le mot adéquat, toute seule, en plus ! ❝ Oui, donc, on devrait les gaver, jusqu'à ce que leur foie n'en puisse plus. Ensuite, ça fait foie gras et mouettes fourrées, et à volonté ! ... J'aime pas la viande blanche. Je préfère la viande rouge, saignante, à peine plus crue ... ❞ Et on en revenait encore et toujours au sang, damn ...
Un peu dubitative, et soupçonneuse, la jeune roumaine se laissa tout de même entraînée plus loin, là où la menait son amie, en réalité. Elle veilla, sur le chemin, à ne pas shooter dans un nouveau galet, et à ne pas se couper avec tous ces coquillages rejetés par les flots, polis et affutés par ces mêmes flots qui pouvaient très bien les transformer en jolie bille toute douce comme en rasoir des plus affûtés. La jeune fille n'était pas con, juste un peu folle, alors, oui, elle faisait attention là où elle mettait les pieds. D'autant plus qu'il n'y avait semble-t-il pas urgence vitale, alors ... Posant finalement ses fesses à côté de celles de Silke, sur ce rocher, elle soupira, un peu impatiente, avant de se mettre à s'amuser avec ses cheveux, voire même à gratter la surface du rocher du bout de ses ongles, comme pour le faire crisser. Elle, elle vous dirait qu'elle cherchait simplement à le faire parler, voire même à le faire chanter ! Question de nuances, ou plutôt, question de perception, et surtout, d'interprétation. Il fallait donc se méfier, parce que tous ces gens, autour d'eux, étaient des connards. De gros comploteurs, aussi. Rien de neuf sous le soleil, en somme, mais tout de même ... Se méfier ne coûtait rien, même si, dans le fond, elle n'en avait un peu rien à carrer, de ce qu'ils pouvaient chercher à déblatérer sur elle. Cependant, elle ne captait absolument rien de ce que lui disait Silke, un peu ailleurs. Parce qu'aux dernières nouvelles, visiblement, cette dernière semblait en savoir plus sur la elle d'avant que elle sur elle, la d'avant comme celle de maintenant. Vous suivez ? Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'alors, Silke avait toute l'attention de la jolie blonde. Mais alors toute l'attention. Ce qui causait d'ores et déjà une petite migraine à la principale intéressée ...
    ❝ Si tu veux me tuer, passes ton tour, ou prends un ticket, y a déjà tout plein de monde ... Hey, d'ailleurs, je t'ai rien fais ! ... Encore. ❞ Focus jeune fille, focus ! Ouais, bah plus facile à dire qu'à faire ! Soudain, elle se laissa hypnotiser par le mouvement de balancier du pendentif qui oscillait devant ses yeux. Le truc, c'est qu'elle occulta carrément la fin de la phrase de Silke, préférant voir le mal là où il n'y en avait pourtant pas. Elle vit rouge, en gros, se redressant brusquement, craquant ses doigts, et s'apprêtant à passer à l'attaque. ❝ Où t'as volé ça, toi ?! Ouais, je sais ce que c'est. C'est à moi ! RENDS-LE MOI ! Je te l'ai pas donné, à toi ! Je lui ai donné, à elle ! Et tu sais pas comment ça s'est terminé, tu sais pas comment ça s'est passé ! Tu lui as volé, c'est ça ? T'étais avec eux, en vrai ? C'est toi qui leur a dis où on vivait ?! Mon mari va te déglinguer la tête ... ❞
Oui, franchement, c'était supra mal parti ! Si Mădălina n'acceptait d'entendre que ce qu'elle acceptait d'entendre, et si elle passait sous silence ce qui pouvait venir contredire et tuer dans l’œuf toutes ces théories, elles n'en avaient pas fini de discuter sur cette plage !
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MessageSujet: Re: ❝ The past, even the grimy parts of it, well, it just keeps on getting brighter ❞ ღ Silke

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