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Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞

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Demetrya R. Lixandroia
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Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : CelticAddiction (il me semble)
⇜ feat by : Amber Heard

ժ Messages : 22
ժ Sous d'or : 12
ժ Âge : 1316 ans
ժ Profession : Artiste
ժ Conte : Dracula; La voix de la Mort
ժ Qui es-tu en réalité ? : Mădălina Szilagyi

MessageSujet: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 18:25

Demetrya Ruxandra Lixandroia
❝ With your feet on the air and your head on the ground, try this trick and spin it.
Your head will collapse, but there's nothing in it. And you'll ask yourself : Where is my mind ? ❞
△ L'interview du Mirror
Holà ! Vous là, un instant s’il vous plait ! Avant de commencer, il va falloir remplir ce formulaire. Sans cela, je ne peux vous laisser avancer. Vous voulez un stylo ? En voilà un, d’ailleurs c’est mon stylo fétiche ! Faites-y attention.
Croyez-vous :
- au conte : [ ] Oui [x] Non. Pourquoi ?
Les contes finissent toujours presque tous bien, en général. Autrefois, j'y ai cru, mais la vie a été trop éprouvante sur mes épaules pour que je puisses encore continuer de croire qu'à la fin, il y a toujours paix, santé, et harmonie.
- à la magie : [x] Oui [ ] Non. Pourquoi ? J'ai goûté à sa force, et à son usage. Et croyez moi, ces choses là ne s'oublient pas. J'ai payé le prix fort, certes, mais au final, c'est ce qui a fait, par ricochets, que je suis encore en vie aujourd'hui. Enfin, en vie ... Disons plutôt de ce monde.
- au destin : [x] Oui [x] Non. Pourquoi ? Je crois farouchement que certaines personnes, certains êtres, sont destinés à faire de grandes choses. C'est écrit dans les étoiles, ou dans les lignes de leur main, ou où vous voulez, mais c'est écrit. Cependant, nul n'est destiné à forcément suivre la voie tracée pour lui. Nul ne doit, et ne peut, prendre comme excuse le destin pour justifier un manque d'ambition, de combativité, ou de hargne et de ténacité. Mon destin à moi n'était-il pas de finir mes jours dans un couvent ? Ou de ne plus jamais pouvoir voir mon aimé ? De finir ma vie sous les coups d'un homme cherchant à tuer toute preuve de l'existence d'un fils qu'il ne reconnait plus ?
Appréciez-vous le maire : [x] Oui [x] Non. Pourquoi ? En fait, je m'en moque un peu. Sans doute dois-je lui être reconnaissante de n'avoir jamais flanchée face aux quelques demandes d'habitants qui auraient préférés me voir interner ? En fait, ça m'est égal ...
Êtes-vous (plusieurs réponses possibles) :
- [x] Curieux [x] Ouvert d'esprit [ ] doté d'un esprit cartésien [ ] Rationnel
- Hiver [x] ou Été [x]
- Voyageur [x] ou Casanier [ ]
- Salé [x] ou Sucré [x]
Je ne fais aucune discrimination ...
- Serviable [x] ou Égoïste [x] Ma serviabilité est plus que restreinte à mon cercle familial, et particulièrement axée sur mon aimé
- Livre [x] ou Jeux vidéos [ ]
- Sportif [x] ou Télévision [ ]
- Fêtard [x] ou Pantouflard [ ]

Que pensez-vous de Storybrooke ? Ici, ce n'est pas chez moi. Au fond de moi, je l'ai toujours senti, et c'est peut-être en partie pour ça que je n'ai pas fait de réels efforts pour m'intégrer. Comme si je pressentais que je n'étais que de passage éphémère, ici, que je ne devais pas m'y attarder, et que, oui, ici, ce n'était pas chez moi. Il y avait aussi, ce manque, en moi. Cette sensation d'avoir oublié quelque chose de très important, sans réussir à savoir quoi. Et puis, les gens, ici, sont un peu tous des étrangers pour moi. Ils ne me comprennent pas, ne me connaissent pas, et se permettent de me juger. Mais je m'en moque : ils ne sont rien pour moi, ils ne comptent pas. Pas eux.
Que représente pour vous l'âme-soeur ? Je ne sais pas trop ... Je sais que je n'appartiens à nul autre qu'à mon aimé, mais je sais aussi que son cœur à lui n'appartient à nul autre qu'à lui-même. Alors, peut-être que je crois plutôt que certaines vies et non-vies, pendant qu'on y est, sont faîtes pour se lier et se délier, avec force et puissance. Avec éclat, et violence, aussi. Autrefois, j'ai cependant cru qu'il ne pourrait y avoir que moi, dans sa vie à lui. Mais je lui ai brisé le cœur, alors ... Alors il est normal que ce concept ne soit plus qu'un lointain souvenir à observer avec dédain, ou étonnement d'avoir pu y croire un jour. En fait, je ne sais pas. Je sais juste que je l'aime, lui, à en crever. Sauf que, bon, je suis déjà morte. De ses mains, ou plutôt, de ses crocs. La plus douce des agonies, si vous voulez tout savoir ... Il n'y a eu, n'y a et n'y aura que lui, dans ma vie. Il est le seul homme qui trouve grâce à mes yeux. Être loin de lui me déchire les entrailles, et j'ai l'impression de succomber, encore et encore, comme si l'on m'arrachait le cœur. Un cœur qui serait peut-être capable de se mettre à battre à nouveau, rien que pour lui. Alors, est-ce que je crois en l'âme-soeur ? Je ne sais pas trop ...
Quel endroit aimeriez-vous voir ? J'irais là où il ira, là où il me dira d'aller. Sans l'ombre d'une hésitation, ou d'une appréhension. J'ai été enfermée trop longtemps pour continuer à aimer les espaces clos, les espaces restreints, les espaces dans lesquels on s'attarde trop longtemps. Et puis, quand je reste enfermée, sans voyager, pendant trop longtemps, je crois que ma folie et toutes ces voix dans ma tête ne s'accentuent en intensité. C'est une vraie cacophonie, alors, bien sûr, il faut que j'évacue. On peut voir ça comme ça. Donc, j'aimerais aller partout où lui sera. J'espère juste qu'on ne s'ennuiera pas, parce que je n'aime pas m'ennuyer. Ça me donne envie de m'occuper, et quand je m'occupe, c'est en plongeant dans toutes ces pensées et ces souvenirs qui se bousculent dans ma tête. Et après, les gens me jugent, à nouveau. Ils ne savent rien. Ils feraient mieux de se taire, avant que je ne leur arrache la langue !

Vous voyez, vous avez terminé. Voyons voir ce que ça donne… Mmmh… Excellent ! Ha ! J’allais oublier… Avant de vous laisser partir, j’aimerai voir votre carte d’identité.

△ Carte d'identité




Date et Lieu de Naissance : En tant que Demetrya, à Bran, Județ de Brașov, en Roumanie, le 15 juillet 1982; en tant que Mădălina, il y a longtemps, quelque part.
Age : on me donne physiquement 31 ans; pourtant, j'en ai 1316. Et ouais, je ne les fais carrément pas !
Profession effectuée : Artiste peintre, mes thèmes de prédilection sont bien sombres et sanglants. Y en a à qui ça plait ...
Orientation sexuelle : à 100% hétérosexuelle, mais uniquement parce qu'il n'y a que Dracula qui m'intéresse
Situation matrimoniale : je n'ai jamais été mariée, ni ici, ni ailleurs
Mon personnage est-il tiré d'un conte ? : plutôt d'une légende, bien sanglante. Ou alors de plusieurs, allez savoir ... Cependant, j'ai inspiré un conte roumain, celui intitulé La Voix de la Mort. A votre avis, qui est cette voix, qui appelle et attire hors du village, pour ne plus jamais restituer ceux qu'elle emporte dans son sillage ? Qui rend fou tous ces gens, qui désarme tous ces badauds qui, eux, n'entendent ni ne voient rien, de cette voix qui vous appelle ?
■  Si oui, lequel et qui il est dedans ? : La seconde épouse de Dracula; et cette fameuse voix, celle de la Mort
■  Caractère : Maternelle - Obstinée - Protectrice - Fragile - Cruelle - Charmeuse - Dérangée - Boudeuse - Étrange - Extrêmement tête en l'air - Sadique - Parle toute seule - Fort tempérament - Cultivée lorsqu'elle est n'est pas en train de délirer - Incisive - Sauvage - Indomptée sauf par les siens, et encore, pas tous - Bipolaire - Rancunière - Enjôleuse - Tourmentée - Physionomiste - Dangereuse

Je suis terriblement maternelle, protectrice. Envers les miens, et uniquement envers les miens. Ils sont à moi, je refuse qu'on leur fasse du mal. Cette facette de ma personnalité s'est révélée lorsque je suis devenue mère. Car, oui, j'ai eu une fille. Une fille à qui j'ai donné le jour, toute seule, ou presque. Une fille que je devais élever seule, dès lors que son père n'était pas à nos côtés. Elle était ma petite princesse, mon joyau, elle que j'ai manqué de perdre dès sa naissance. Elle que j'ai d'ailleurs perdu dès sa naissance. Elle est morte-née, mais la vie l'a reprise, si l'on peut dire ça comme ça. Alors, je me suis interdit de laisser quiconque lui faire du mal. Mais malheureusement, ma volonté farouche n'a pas suffit, et je l'ai perdue. Mais ... Mais j'ai reporté cette protection farouche et aliénante sur les miens. Bien que, dans le fond, cela ne concerne que mon aimé. Car avec d'autres membres de ma famille, je ne me suis pas comportée ainsi. Ou alors j'ai mis du temps. Comme avec Razven, par exemple, que j'ai longtemps observé d'un oeil très critique, et ourlé de reproches.
Parce que j'ai la tête dure, et que je suis obstinée. Je sais ce que je veux, et je ne baisse pas les bras, pas même quand ma folie passe par là et vient me perturber, au contraire. Du coup, ça me demande beaucoup d'effort, pour redresser la barre et me remettre moi-même sur le droit chemin. Mais renoncer, et fuir, ça ne m'a jamais ressemblé. Pas même lorsque j'étais enfermée dans ce couvent. Je n'ai jamais, ainsi, renoncé à penser à lui, mon Vlad. Je n'ai jamais renoncé, non plus, à essayer de démêler les fils, depuis que je suis ici, autour de cette sensation prenante qui me faisait dire que j'oubliais l'existence de quelqu'un de très important, alors même que cette personne était sans doute très près de moi, sous mon nez, aussi, sans doute. Ça me donne des maux de tête, et ça me fait moi-même enrager, mais je tiens bon. Je suis ainsi, c'est dans ma nature.
Mais ma folie me rend fragile. Je suis son esclave, sa principale victime. Je n'ai rien choisi. Ce n'est pas ma faute. Ce sont eux. Ce sont eux, qui m'ont rendue comme ça. Ils m'ont brisée, encore et encore, moralement comme physiquement. Parce que je ne voulais qu'il n'y ait que lui, en moi, pour toujours, et qu'ils m'ont pris ça. Tout comme ils m'ont pris ma fille. Ma folie m'affaiblit, oui, et me terrifie, aussi, parce que, malgré tout, je garde toujours un soupçon de lucidité. Je ne parviens pas à contrôler ça, j'ai beau essayé, c'est impossible. Alors, j'ai besoin qu'on me protège, de moi-même, parce que, des fois, j'ai juste envie de foncer droit dans un mur pour m'exploser le crâne, histoire, peut-être, que tout ce méli-mélo dans ma tête reprenne une place ordonnée et lucide. Et puis, je suis toujours sur la corde sensible, comme une funambule : un pas de côté, et je m'écrase, et là-haut, il y a beaucoup, beaucoup de vents, qui me pousse, à droite, à gauche.
Alors, oui, peut-être que j'extériorise cette faiblesse en évacuant la pression, et en étant si cruelle, sadique. Personne ne trouve grâce à mes yeux, sauf les miens. Les autres ne sont que des jouets, et un jouet, ça n'a pas le droit de se rebeller, ou de s'insurger contre son sort. Ils m'ont fait du mal, tous, depuis si longtemps. Ils m'ont rejetée, m'ont traitée de sorcière. Ils ont laissé faire, quand on s'en est pris à ma fille, puis à mon aimé, et à sa femme, et à son fils. Ils ne sont pas de ma famille, e mon clan, alors leur volonté m'importe peu, et je me régale de leur souffrance. C'est bien, qu'ils souffrent. Ça leur apprend à nous respecter, à nous craindre, aussi. Et moi, je prends ma revanche, je les vois me supplier du regard, moi qu'ils prennent pour une sorcière, moi qu'ils voudraient voir brûler, moi qu'ils traitent de folle à lier. Ils souffrent une petite agonie comparée à la mienne, perpétuelle ...
Alors je les regarde, avec le sourire. Un sourire si beau, il parait. Car je suis charmeuse, enjoleuse, depuis toujours. Bien des jeunes gens se sont désolés que j'entre au couvent. Et, après tout, je l'ai séduit, lui, Vlad. Ce n'est pas rien. J'ai un visage d'ange, paraît-il. Et, si je me tiens à carreau, que je ne parle pas toute seule, tout fort, on peut très bien ne pas se méfier de moi, et me prendre pour une simple jolie fille. Ça a été un bon point, très souvent, pour attirer de jeunes gens dans nos filets. Parce qu'on m'aurait donné le bon dieu sans confession, moi, la diablesse au corps si angélique, et au minois si fin, si joli ...
Mais ça, bien sûr, c'est quand je ne parle pas. Parce qu'en vrai, je suis peut-être très jolie, mais je suis surtout dérangée, étrange, bipolaire. Un coup ça va, un coup ça va pas. Un coup je suis là, un coup je suis entre ici et ailleurs. Encore une fois, oui, je sais que ça ne va pas bien là-dedans, dans ma tête, et dans mon cœur si glacial, aussi. J'en suis consciente. Mais c'est ainsi. J'ai toutes mes facultés cognitives, et je suis très intelligente, mais tout s'est mélangé, sous mon crâne, alors ...
Très souvent, je fais la tête, quand on me fait une remarque. Parce que, oui, je suis boudeuse, rancunière. Ça me donne un petit air tout chiffonné très attractif et séduisant, mais je fais surtout ça parce que j'aime ça. Je ne boude pas pour rien, mais ça m'arrive, souvent. Une façon pour moi de me manifester, et de montrer que, quand je suis pas d'accord, et qu'on s'obstine, et bien ... Et bien je boude !
En plus de ça, je suis tête en l'air, et beaucoup beaucoup, pour couronner le tout ! Et ça aussi, c'est un vecteur de bouderie. Je me maudis, moi même, de ne pas avoir fait attention, encore une fois. D'avoir oublié, encore une fois. Mais y a encore tous ces coups de vents, dans ma tête, et puis, je pense toujours à un milliard de trucs à la seconde ! Alors, oui, ça s'embrouille, et y a des fuites, mais qu'est-ce que j'y peux, moi ?!
Méfiez vous, parce que j'ai un fort caractère et que je suis incisive. On ne dirait peut-être pas, comme ça, à me voir, physiquement, mais il ne faut pas me marcher sur les pieds. Je réplique, toujours. Et mes mots blessent, fort, très fort. Je vise juste, il faut dire. Tout ça parce que je sais que ma folie m’affaiblis, et que j'ai horreur qu'on en profite. Et que je déteste aussi qu'on me classifie direct dans la catégorie des personnes à plaindre plutôt qu'à redouter. Je ne suis pas une gentille folle, je suis méchante, très. Je mords, souvent. J'aime mordre. Même les miens, souvent. Je dirais parfois, mais eux diraient souvent. Ils doivent mieux s'en rendre compte que moi, d'un œil extérieur ...
Parce que eux me connaissent. Eux savent que je suis plus que ma folie, et ma cruauté. Eux savent que je suis très cultivée, quand ma lucidité est quasiment toute entière. J'ai eu une bonne éducation, et je suis issue d'une classe sociale des plus privilégiés. Et, au contact de mon amour, de son épouse, j'ai continué à me cultiver, et à demeurer aussi intelligente que la nature me permettait de l'être. Sans parler du fait qu'avec les années, j'accumule les connaissances et les savoirs. Alors, non, je ne suis pas niaise, et je n'ai pas non plus de case en moins, merci bien !
Et encore une fois, méfiez vous de moi. J'ai une bonne mémoire, et je suis physionomiste. Je n'oublie jamais un visage, alors, si je vous recroise, croyez moi que vous n'échapperez pas à mon courroux, sans parler du fait que ma mauvaise humeur va être palpable par les miens, et que eux aussi vont vous tomber dessus ! Demandez à tous ces enfoirés qui s'en sont pris à moi ! Quand j'ai réussi à faire focus, à retrouver un peu de calme dans mon esprit, j'ai remis la main sur tous leurs visages, et Vlad les a fait payés, tous, autant qu'ils étaient. Tous, sans exception.
Je suis tourmentée, je suis aussi dangereuse, voyez-vous. Et ça, c'est jamais bon pour vous. Même quand vous ne m'avez rien fait, vous risquez de me juger, et dès lors, ça se passe mal pour vous. Parce que vous ne me connaissez pas. Personne ne me connait, sauf eux. Alors, vous jugez sur des apparences, et c'est très vilain. J'ai très peu de clémence pour ça. Pour ainsi dire, je n'en ai pas du tout. Et s'il n'y avait ma folie, je serais sans doute plus rationnelle mais, manque de bol, y a ma folie. Je ne me mets donc pas de restrictions, ou de barrières. Je me moque de savoir si tout ça et bien ou mal, de ma part. Parce que ces notions ne veulent plus rien dire pour moi. Plus depuis longtemps. Alors ... Ne me prenez pas pour une idiote, une imbécile, une jolie poupée inoffensive à manipuler à loisirs. Ou je vous arrache la tête, avec les dents. Et ce même si, ici, je ne suis plus vampire. Ça prendra sans doute du temps, mais je le ferais !
■  Groupe souhaité : The Cursed
■  Pouvoir(s) : Il semble que je sois capable de parler et de voir certaines âmes errantes. Elles passent et repassent, disparaissent et apparaissent selon leur bonne envie. Elles ne sont pas muettes, non : elles me parlent de tout, du passé, du présent, comme du futur. Mais j'ai du mal à me concentrer, et il y a toujours ces sautes d'humeur, et ces pensées, qui tourbillonnent en moi. Du coup, je perds le fil, et je ne parviens pas à déchiffrer le message que ces âmes veulent me transmettre. C'est embêtant, mais c'est mon lot quotidien, depuis si longtemps, que j'ai plus ou moins fini par m'y habituer. Et puis ... Et puis, même ici, à Storybrook, ça a continué. Enfin, je crois ...
■  Célébrité : Amber Heard
■  Crédits : Bazzart et Tumblr
△ Derrière le miroir

Prénom/Surnom :
Age : 22
Comment avez-vous connu le forum ? : Par hasard, je crois !
Votre premier avis ? : J'adore le fait que vous alliez vraiment puiser hors des chemins battus ♥️
Mon perso est : Un scenario, de Dracula himself
Code : Validé par MJ (je plussoie ce code au fait ! ^^)
Autre chose à rajouter : Que le massacre commence hihi 

Et pensez, une fois validé, à aller référencer votre avatar ici. Avec le code que vous y trouverez tout en bas !
Mais aussi à demander vos sous d'or ici, même en cas de DC !




Dernière édition par Demetrya R. Lixandroia le Jeu 28 Nov - 23:21, édité 10 fois
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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 18:25

Mădălina Roxelyănă
I'm stuck somewhere back in between my blured memories.
Some say, I kicked myself right in the face, I'm not as I seem.



△ Il était une fois...
❝ On est tous nés quelque part. Pour ma part, les astres auraient pu m'être bien plus défavorables, quand ils m'ont choisis une famille. Je suis fille d'un jupân de Roumanie, et de son épouse. Cela signifie que mes parents possédaient des terres, et qu'ils régnaient sur celles-ci. C'était un vrai titre nobiliaire, héréditaire. Le titre exact de mon père n'a aucune importance, sachez juste que je suis issue, de par mes deux parents, de la haute aristocratie de ma terre natale, la Transylvanie. Il était donc hors de question de sous-estimer la puissance de ma famille, ou même son prestige. En tout cas, oui, je suis originaire de Transylvanie. J'ai en effet vu le jour à Dumbrăveni, à une vingtaine de kilomètres de Sighisoara, dans ce qui était à l'époque un lieu de moindre importance. J'étais le premier enfant de mes parents, la première fille, aussi. Ma mère n'est jamais parvenue à mener à terme ses autres grossesses, ce qui fait que je suis restée enfant unique, pour toujours. Ils m'ont prénommée Mădălina Roxelyănă Szilagyi. Szilagyi est mon nom de famille, bien sûr. J'ai toujours apprécié mon prénom, sans doute parce qu'il roule si bien, dans la bouche des gens, et surtout dans la sienne, à Lui. J'aimais ma famille, profondément. Ils n'ont jamais fais peser sur moi la tristesse de ne pas avoir réussi à avoir un fils. Je les comblais, je crois, avec mon joli minois, ma bouche en cœur, et mes beaux yeux, ainsi qu'avec mes boucles blondes. J'avais la beauté de ma mère, et le caractère de mon père : cela signifiait que j'étais têtue, obstinée, et tout à fait consciente du pouvoir des mots sur les gens. Je remerciais chaque jour Dieu de m'avoir fait naître dans une famille telle que la mienne. Je ne manquais jamais de rien. Les gens respectaient ma famille, et les vassaux de mon père, ainsi que le peuple sous son autorité, ne se plaignaient jamais d'un quelconque despotisme, ou tyrannisme. Mon père était juste, et loyal, mais il entendait également à ce qu'on le respecte, et à ce qu'on lui obéisse. Un main de fer dans un gant de fer, mais un fer qui ne blesse pas inutilement, et cruellement. Ma mère était plus jeune que lui, de 10 ans, car mon père s'était marié assez tard, ayant mené bien des guerres avant de pouvoir prendre la succession de mon grand-père paternel. Cela a amené honneur et prestige sur notre nom, mais retardé la naissance de tout potentiel héritier. L'héritier, en l'occurrence, dans les faits, c'était moi. Mais l'un de mes cousins, né garçon, fut tout désigné pour succéder à mon père, dans sa charge et dans ses titres, à ma place. Cela me soulageait, parce que, dans le fond, je ne voulais pas servir de monnaie d'échange, de grande dote que l'on épouse. D'ailleurs, je ne voulais pas me marier. Parce que je croyais si fort en Dieu, et que je lui étais tant reconnaissante pour sa bonté, et sa générosité, que j'avais décidé, dans l'année de mes 10 ans, d'entrer dans les ordres, dès que cela me serait possible. Je crois que c'était une façon pour moi de rester, en quelque sorte, maîtresse de ma vie, sans tomber sous la coupe d'un mari auquel je me devrais de me soumettre. Dieu n'infligeait pas, à mes yeux, de telles demandes, et son amour était inconditionnel, et immortel. C'était sans doute très utopique, comme espoir de vie, et comme vision des choses. Mais à 10 ans, que pouvais-je savoir de la vie, et de l'avenir qui m'attendait ? Et puis ... Et puis, mes parents me soutenaient dans mon ambition, sans doute parce qu'ils voulaient me voir heureuse, et épanouie, et que c'était dans cette voie là que l'avenir semblait me réserver les plus grandes satisfactions personnelles et les plus grands bonheurs. Mais une certaine rencontre vint tout chambouler ...

J'avais 13 ans. Il en avait deux de plus. Mine de rien, à nos âges d'alors, ce n'était pas rien, et cela paraissait. D'autant plus qu'il était né garçon, et que, moi, j'étais une fille. Nous n'avions pas le même parcours de vie, les mêmes ambitions, ou la même maturité. Mais il me plut, au premier regard. Oui, pour tout vous dire, lorsque j'ai croisé pour la première fois son regard, à un office religieux, j'ai réellement cru qu'il était un sujet religieux, angélique, échappé de l'un de ces vitraux, et réincarné sur Terre. Il était tellement beau, et puis ... Et puis il m'a remarquée, moi aussi, et il m'a parlée. Et sa voix n'a rien brisé du halo de lumière dans lequel j'avais décidé de l'envelopper. Comme pour le placer au dessus des autres, comme pour le différencier des autres mortels. Pour le sanctifier, aussi, sans doute. Nos parents se connaissaient, mais, étrangement, jusque là, nous ne nous étions jamais rencontrés. Sans doute parce que, jusque là, mon regard était tourné vers Mediaș, où je vivais, dès que mon père nous voulait auprès de lui, absolument, ma mère et moi. Le reste du temps, je vivais avec elle dans notre château familial de Dumbrăveni. Voyez cela comme un retrait en campagne, au calme, ou comme une résidence d'été, ou un lieu de villégiature. Il s'appelait Vlad. Il avait donc 15 ans, et il était beau comme un dieu. Je sais, c'est blasphématoire. Enfin, pour ceux qui sont croyants. A l'époque, je m'en souviens bien, lorsque j'ai prononcé pour la première fois ces mots à voix haute, je suis allée me laver la langue avec du savon. Mais ce n'est pas bon, le savon, et je n'ai jamais recommencé. Tant pis si je blasphémais. Jusque là, j'étais la parfaite des croyantes, alors, je me suis dis que Dieu me pardonnerait ce pas de côté, et ce même si ce pas était répété. Nous nous sommes revus, de nombreuses fois, appartenant aux mêmes cercles hiérarchiques, et parce que c'était ainsi, et que le destin en avait voulu ainsi. J'étais amoureuse, tellement fort, avec tellement d'ardeur et de puissance. Un truc à vous couper la respiration, et les jambes. Mais je savais que nous ne pourrions jamais être ensembles : j'allais entrer dans les ordres, c'était un avenir tout tracé, et tout dessiné. Je crois que mes parents n'auraient pas acceptés que je fasse marche arrière, eux qui m'auraient sans doute reprochée de trop m'emballer. Et puis ... Je ne continuais pas moins à en aimer Dieu. Et puis ... Il serait prince, un jour, quand moi, je revêtirais le voile. On l'aurait accusé de m'avoir pervertie, et détournée du droit chemin. Notre amour était impossible, mais implacable, et impossible à éteindre. Pendant un an, nous nous sommes fréquentés, en secret tentant tant bien que mal de profiter autant que possible l'un de l'autre, sans réellement pouvoir oublier la fatalité qui nous tombait dessus. Tentant surtout de ne pas nous faire prendre, car, encore une fois, nos destins semblaient avoir été tracés, et ne partaient pas dans la même direction. Inutile de dire qu'il aurait été très mal vu pour moi que l'on sache que je fréquentais quelqu'un, alors même que je me destinais à ne bientôt plus vouer ma vie qu'à Dieu, et à lui seul. A ne point avoir d'amant, à demeurer chaste et pure pour l'éternité. L'amour et la passion ne devaient pas effleurer mon esprit dès lors que ces deux si forts sentiments n'étaient pas orientés en direction de Dieu. Alors, nous vivions notre histoire cachés, dans l'ombre. Je dois dire que cela rajoutait force et puissance à notre relation, mais, dans le même temps, je décelais déjà que cela ne rendrait que plus douloureuse et titanesque la chute, la fin. Car je savais que tout n'était pas éternel, dans cette histoire. C'était presque écrit pour qu'il en soit ainsi. Un jour. Et puis ... Et puis, il est parti, à 16 ans. Tradition familiale, qui m'a brisée le cœur ... Je ne me souviens même plus si, à l'époque, il m'avait informée d'une telle chose. Vous savez, bien des années sont passées depuis, et de cette époque, à deux, j'ai décidé de ne garder que le meilleur. Et le plus tragique, aussi, parce que j'aime me faire du mal. J'aime souffrir. Pas pour inspirer pitié et regards compatissants, non. Mais pour ne pas oublier à quel point l'amour peut faire souffrir. Vlad est donc parti, sans se retourner. Et il m'a manqué. Terriblement. Immédiatement. A en crever. Pendant plusieurs jours après son départ, il me semble que je l'ai attendu, comme persuadée qu'il ne s'agissait que d'un léger contre-temps, qu'il allait me rejoindre, très bientôt. Mais les jours sont devenus des semaines. Je dépérissais, à petit feu. J'ai perdu du poids, mes traits se sont tirés. Les gens en ont déduis que, déjà, je prenais en ma chair les futures stigmates du poids de ma future entrée dans un couvent. La vérité était toute autre, bien sûr. Je n'ai pas réalisé, à cet instant là, que mes parents étaient au courant de mon histoire avec Vlad. Ou, qu'en tout cas, ils avaient discutés avec le père de mon aimé, pour que mon entrée au couvent se fasse plus tôt que prévu. Pour que je prennes rapidement le voile. Et alors, en moins de temps qu'il ne m'en fallu pour réaliser ce qui m'arrivait, les portes du couvent se refermait derrière moi, et un voile tombait devant mon regard. Noir, devant mon regard, et d'un blanc éclatant, pour tout autre.

J'ai essayé de l'oublier, mais c'était si difficile. Alors, je m'astreignais à une piété sans égale. Il n'y avait pas plus dévote et pieuse que moi, enfin, je crois. J'abimais mes tenues à force de prier. Je me brisais le dos à force de me courber. Mes mains se joignaient si fort l'une contre l'autre que la jointure de mes doigts blanchissait invariablement, d'une teinte qui finissait par devenir mi-cadavérique. Car j'avais déjà vu des cadavres. En ces temps là, la Mort rodait partout, et la maladie emportait bien des gens. Durant le premier hiver de mon engagement auprès de Dieu, j'ai perdu pas moins de 7 sœurs. Nos cellules n'étaient que peu chauffées, et l'on économisait sur les bougies, les réservant à la lecture de la Bible, et, parfois, aussi, aux repas. J'avais besoin de m'occuper l'esprit, pour ne plus penser à Lui. C'était viscéral, vital, obligatoire. Mais je savais bien que ce n'était qu'un leurre, et que cela ne marchait pas vraiment. C'est à cette période là que je crois que mon esprit a commencé à dérailler. Comme si, soudain, un rouage avait légèrement dévié et que, depuis, mon esprit s'était quelque peu tourné du droit chemin de raisonnement et de pensée, en allant quelque peu de travers, de façon bancale et boiteuse. Mais c'était si léger que cela se cantonnait à une voix, de ci de là, dans ma tête. Lorsque j'étais seule, très fatiguée, et que la Lune brillait haut dans le ciel. Et que je n'avais rien dans le ventre, accessoirement. Car en ces lieux, en ce couvent, je n'étais plus qu'une religieuse parmi tant d'autres : ma vie passée avait été laissée à la porte du couvent, tout comme mon statut, et mon rang sociale. Mais malheureusement pour moi, j'ai assez rapidement revu Vlad, celui qui torturait tant mon esprit et me faisait douter de ma droiture. J'étais sortie faire des commissions, avec quelques autres sœurs, lorsque j'ai croisé son regard. Un regard qui m'a donné envie de mourir. Ou bien de me réfugier sous terre, si loin, là où personne ne pourrait plus me retrouver. Il y avait tellement d'émotions fortes, paradoxales et opposées dans ce regard que j'ai manqué de prendre peur. Mais ce ne fut pas le cas. Parce que j'estimais que c'était la chose à faire, la plus sage décision à prendre, et le plus logique et pertinent des discours à tenir, j'ai voulu le convaincre que mon engagement était un choix que je ne regrettais pas, voulu et guidé par une entreprise bien plus puissante et prévenante que nous deux, jeunes gens encore si jeunes et inexpérimentés, justement. Dieu voulait que je sois parmi ses servantes, et il devait en être ainsi. Sa place à lui était en tant qu'héritier de son père, et il ne pourrait jamais plus rien advenir entre nous deux. Se dire adieu était la chose à faire et ... Et je crois que cela résume plus ou moins bien ce que j'ai alors dis à Vlad, pour qu'il cesse de maudire ainsi Dieu, et de souffrir et se faire souffrir inutilement. J'ai réussi à le convaincre, mais à quel prix ? Mon cœur s'est brisé, en morceaux, sans que je parvienne à en ramasser toutes les pièces. Ce fut l'un des jours les plus éprouvants de ma vie, car je me voyais dans le rôle du bourreau qui finit de vous achever, et qui vous porte le coup de grâce. Le tout avec le physique que j'avais, donc, pas celui d'une grosse brute, ou d'un tueur chevronné. Je ne l'ai plus revu, pendant plusieurs années. Mais invariablement, le destin, ou je ne sais quoi, faisait qu'il restait présent dans ma vie, ainsi que dans mes pensées. J'entendais parler de lui, on contait ses exploits, même jusque dans les murs de mon couvent. Je suivais sa progression dans la vie et dans les strates sociales. Et invariablement, je sentais mon cœur pourtant si brisé et si froid se réchauffer à mesure que je sentais également ma fierté à son encontre augmenter, encore et encore. J'étais fière de lui. Fière de voir qu'il n'avait pas commis l'erreur de cesser de vivre. Fière de voir qu'il contredisait tous ces racontars et ces médisances que j'avais entendue dire à son encontre. Entrer dans l'Ordre du Dragon n'était après tout pas à la portée de tous, or, lui l'avait fait. Lui y était entré. Lui y avait trouvé une place. Sa place. Bien sûr, j'ai eu terriblement mal lorsque j'ai appris qu'il s'était marié. Je ne m'y attendais pas. Ou plutôt, si. Si, je savais bien évidemment que ce jour viendrait : connaissant son père, je savais que ce dernier ne laisserait pas son fils continuer à vivre sans lui engendrer de nouvel héritier. C'était aussi une façon pour lui de contrôler la vie de son fils, en choisissant pour lui son épouse. J'ignorais tout d'elle, parce qu'elle m'était inconnue, et qu'elle n'avait encore jamais fait parler d'elle, jusque là. Et les sœurs n'étaient pas les plus intéressées par la beauté physique. Elles ne juraient que par Dieu, et par son fils. Moi, je priais, encore et encore. Je connaissais les livres saints par cœur, étant même capable de vous citer les numéros de pages, et de lignes. Je m'enfermais dans ce monde religieux, sans pouvoir me couper totalement du monde réel. Étrangement, je n'avais aucune nouvelle de mes parents, mais j'en avais, de lui. Lui qui devint Voïvode, un poste que son père n'avait jamais réussi à décrocher. Ce qui me rendait encore plus fier de lui, qui était allé plus loin que son géniteur. On disait de lui qu'il était enclin à la violence, et prompt à faire couler le sang. Mais chacun de ses actes, sanglants ou pas, trouvait grâce et explication, à mes yeux. Parce qu'il m'était impossible d'éprouver le moindre sentiment neutre ou négatif à son égard. Et parce qu'il me semblait impossible qu'il puisse être un monstre : il devait avoir ses raisons, forcément défendables et pertinentes. Et puis, la Mort fait partie de la Vie : si l'on ne meurt pas, alors à quoi bon vivre ? Mais au fond de moi, je ne pouvais m'empêcher de me dire que j'avais ma part de responsabilités. Que, peut-être, lui aussi avait besoin de se faire du mal pour se prouver qu'il avait survécu à notre séparation. Pour se sentir vivant, tout simplement, alors même que nous ne pouvions être ensembles, ni même nous fréquenter, pas même de loin.

Mais quelque chose se brisa réellement en moi lorsque j'appris qu'un fils lui était né. Son innommable de père avait fait savoir la nouvelle à tous et à toutes. Je crois même qu'il s'est assuré qu'elle parvenait jusqu'à moi. Comme pour tuer ce qui l'avait déjà été, en quelque sorte. Un fils ... Un fils que j'aurais tant voulu pouvoir lui donner. Un fils que je pensais ne jamais pouvoir lui offrir. La prière ne semblait plus suffire pour me détourner de la moindre pensée trop axée sur Lui, mon Autre. Dieu n'avait plus assez d'emprise pour moi. Il me semblait brusquement bien incapable de panser mon cœur, et de réchauffer ma vie. Les jours qui suivirent l'annonce de la paternité de Vlad, je n'ai fais que errer dans les couloirs, comme un fantôme. On m'aurait arraché le cœur que le résultat aurait été le même. J'ai cessé de m'alimenter, et pour tous, je ne faisais plus que prier. Mais en réalité, je ne dormais plus, et mon esprit manqua une nouvelle encoche, dans les rouages. Me faisant une nouvelle fois dévier. C'est quelques jours plus tard que j'ai trouvé, dans un rayonnage de la bibliothèque du couvent, un très vieil ouvrage, aux pages jaunies. On y écrivait au sujet de sorcellerie, avec des accusations en bonnes et dues formes, avec description, surtout, des rituels et des incantations que l'on reprochait à toutes ces prétendues sorcières. Pour essayer, pour voir, j'ai tenté ma chance. Et cela est devenu une obsession pour moi. Bien sûr, j'ai dérobé l'ouvrage en question, très épais, et fortement détaillé. Personne ne s'en rendit compte, parce qu'on avait probablement oublié même jusqu'à l'existence d'un tel livre. Je n'ai eu de cesse de le parcourir, encore et encore. Jusqu'à le connaître presque sur le bout des doigts, lui aussi. Mais entre savoirs et réalisation, il y a un grand pas. Mais j'avais goûté à cette sorcellerie, et je refusais de me sevrer. C'était si bon, si doux, si délicieux : une nouvelle voie s'ouvrait à moi, une voie dans laquelle je reprenais le dessus, et dans laquelle je regagnais en puissance et en libre décision sur ma vie et sur mon devenir. En parallèle, les exactions de Vlad semblaient n'avoir de cesse de se répéter et de s'accentuer. Bien sûr, encore et toujours, pour moi, les vrais monstres étaient ceux qui osaient juger sans savoir, sans comprendre. C'était tellement facile, surtout pour mes sœurs, réfugiées derrière les murs de notre couvent, d'accabler de reproches et de protestations un être qu'elles n'avaient encore jamais rencontré, et dont elles ne savaient rien. Malheureusement pour moi, je me plaisais de plus en plus à l'écart d'elles, ne manquant plus de manifester mon avis, et de leur dire qu'elles feraient mieux de se taire. Un gouffre s'est ouvert entre elles et moi, et elles n'ont pas tardé à comprendre que je n'étais plus du tout à ma place ici, en ce couvent. Enfin, elles ont quand même mis 5 ans avant de me démasquer, avant de découvrir quel abominable vilain petit secret je pouvais bien cacher. Oui, je pratiquais la sorcellerie et, non, je n'avais plus rien à faire d'un dieu que je ne voyais plus comme le mien. Il n'avait rien fait pour moi, alors pourquoi devrais-je continuer à vouer ma vie à lui, et à le prier, encore et encore, du matin jusqu'au soir, pour rien, et aucune reconnaissance ? J'ai alors été mise à la porte, après avoir réussi, pendant si longtemps, à brouiller les pistes et à ne jamais livrer aucune raison tangible de m'expulser, ou de me démasquer en tant que sorcière. Une fois dehors, je me suis retrouvée sans rien. Mon père avait périt, quelques mois auparavant, sans que je n'en sache rien. Ma mère était gravement malade, et l'héritier des miens ne voulait plus avoir affaire à moi. Je n'avais plus de chez moi, nul part où me réfugier.

J'avais 26 ans lorsque je revis enfin Vlad. C'était peu de temps avant que je ne me retrouve obligée à vivre par moi-même, réfugiée dans un modeste cabanon, en forêt. Je subvenais des fruits de la nature, en braconnant, aussi. Ce qui était interdit. Interdit par le seigneur des lieux, qui n'était autre que Vlad. Je ne sais plus que de nous deux retrouva l'autre, à moi que tout ça ne fut dût au hasard. Quoi qu'il en était, après toutes ces années sans le revoir, toutes ces années passées loin de lui, je n'ai pu contredire le fait que je l'aimais encore plus qu'avant. Ce fut la première fois pour moi que je succombais avec tant de ferveur et de passion à mes désirs. Ce fut si bon, si délicieux, malgré tous les interdits qui continuaient à nous séparer. J'avais été bannie. J'étais accusée, à juste titre, de sorcellerie. Et lui était à présent une grande éminence politique. Et il était surtout marié. Mais cela ne nous empêcha nullement de consommer notre amour. Et le moins que l'on peut dire, c'est que nous n'avons pas fais les choses à moitié. Mais ça, je ne le découvris que plus tard. Trop tard pour réellement réussir à tenir les ficelles de la vie. Par précaution, et pour assurer ma sécurité, Vlad m'a envoyée vivre dans la montagne, là où, certes, on connaissait mon nom, mais pas mon minois. Il me suffisait donc d'usurper une autre identité pour qu'on me laisse vivre en paix. Officiellement, mon époux était mort à la guerre, et je restais donc seule, là haut, dans la montagne. Hors de portée des regards, hors de portée, aussi, de tous ceux qui voudraient s'en prendre à moi, ou qui voudraient causer du tord à Vlad à travers moi. Sans doute était-je si précieuse à ses yeux que je représentais une faiblesse à exploiter pour qui lui voudrait du mal. Il me rendait souvent visite, une fois la nuit tombée. Et je ne cessais de me maudire d'avoir acceptée de jouer le jeu de la dévote religieuse, plusieurs années auparavant. Même si, dans un sens, c'était bien au couvent que j'avais eu accès à ce fameux livre de sorcellerie. Mais bientôt, Vlad tomba malade. Gravement malade. Cela se sut dans tous les environs. J'en entendis de nombreux se féliciter, et se réjouir d'une telle nouvelle. Ce n'était bien sûr pas mon cas. J'étais desespérée. Morte d'inquiétude, moi qui ne pouvais pas prendre de nouvelles, à la source. Moi qui était soumise aux rumeurs, aux racontars. A la déformation des propos et des nouvelles. J'ai essayé de le sauver, par moi-même. Via la sorcellerie. Je devais être assez puissante pour bien des choses, mais pas pour ça. Ce qui m'a obligée à m'adresser à une plus haute sommité en matière de sorcellerie. Maléfique, en l’occurrence. Je ne l'aimais pas. Je ne l'ai jamais aimée, mais je la savais seule en mesure de m'aider. Elle ne m'a rien demandée en échange, ce qui aurait dû m'avertir. Mais Vlad a été sauvé et, toute à ma joie, je n'ai pas réalisé qu'elle avait sûrement choisi de me faire payer le prix fort. Sauf que je ne fus pas celle qui dut payer ce prix. Quelques temps plus tard, seulement, j'ai appris que j'étais enceinte. Je sentais la vie grandir en moi, et j'en étais folle de joie. Littéralement. Ma folie s'accentuait, car on pouvait désormais parler de folie. Mon discernement entre réalité et invention s'effritait, tout comme la distinction, à mes yeux, entre bien et mal, entre moralité et amoralité. Mais Vlad ne me revint pas, du moins, pas tout de suite. Il était en vie, je le savais. Et tout le monde le disait ! Mais peut-être qu'il savait que j'étais responsable de sa survie, et qu'il m'en voulait, pour je ne sais quelle raison. Oui, mon discernement, ma logique et ma rationalité partaient en vrille. Je me focalisais alors sur l'enfant, sur notre enfant. Un enfant dont je dus accoucher seule, parce que je vivais toujours en hauteur, dans cette montagne, que le voisinage était rare, et que j'attisais méfiance et prudence. Et lorsque mon bébé est né, il n'a poussé aucun cri. J'ai voulu la prendre, la poser contre moi, incapable de croire que je venais de donner le jour à un enfant mort-né. Une petite fille. C'était impossible : je l'avais sentie bouger jusqu'au dernier moment. La sage-femme a voulu me l'arracher de la vue, et s'est empressée de vouloir sortir pour aller l'enterrer, au loin. Comme si elle était persuadée qu'une fois mes forces recouvrées, j'irais déterrer ma fille. Et brusquement, il y eut ce cri, retentissement. Un long sanglot, à vous déchirer le cœur, à vous percer les tympans. De ces pleurs qui vous marquent à vie. Aujourd'hui encore, j'en entends la complainte déchirante. Une complainte qui, cependant, était, pour moi, vectrice d'une excellente nouvelle : ma fille m'était revenue. Mais cette mégère de sage-femme cria au Diable, m'invectivant de tuer mon enfant, de la noyer, de lui fracasser la tête, ou que sais-je encore. J'étais encore affaiblie par cet accouchement prématuré, long, et douloureux. Compliqué, aussi. Mais j'ai malgré tout trouver la force de me saisir du tisonnier, tout près de moi, et encore un peu chaud d'avoir été déposé sur un petit lit de braise. Et j'ai fracassé le crâne de cette ordure, encore et encore, ne me stoppant pas, pas même lorsque la boîte crânienne fut brisée, et que le sang, et la matière cérébrale furent projetés. Je frappais, encore et encore, jusqu'à soudainement me détourner de ce carnage, pour serrer ma fille contre moi. Silke. Ma petite princesse. Ma merveille. Mon miracle. J'ai plongé un doigt dans tout ce sang qui se rependait à mes pieds, et je l'ai baptisée, à ma manière. Je l'ai allaitée, en m'allongeant de nouveau dans mon lit, sans plus un regard, sans plus une attention pour ce qui restait de cette sage-femme et de son crâne. Je crois même que je me suis endormie, Silke tout contre moi. Et ensuite, à mon réveil, et seulement à cet instant, je me suis débarrassée du corps. Sans sourciller, sans m'épouvanter face à ce que j'avais fais. Mais Vlad ne revenait toujours pas, alors, ce fut Silke et moi, et seulement nous deux, pendant près de 10 mois.

Jusqu'à ce qu’Il nous revienne. Ce fut sans doute là l'un des plus grands soulagements que je ressentis, depuis longtemps. Je le savais en vie. Tout comme je savais qu'il s'était remis de son agonie. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas pu en avoir la preuve visuelle, et sensitive. Dès lors, jamais je n'avais pu lui dire que j'avais attendu un enfant de lui, avant de lui donner une fille. Une fille dont il tomba éperdument fou d'amour et de passion. Un morceau de lui, et de moi. Bien évidemment, elle était la plus belle des petites filles. La plus joviale, aussi. Elle riait. Souvent. Elle aimait à enfouir son petit visage tout contre ma peau, ou dans ma chevelure si blonde. Tout comme elle aimait jouer avec le pendentif que m'avait offert Vlad, lorsqu'il me revint, après de si longs mois d'absence : un pendentif en forme de croissant de lune, que je ne quittais plus. C'était un symbole des plus parlants, pour Vlad comme pour moi : il ne m'appartenait pas, étant marié, à une autre que moi. Mais la nuit, je pouvais espérer l'avoir à mes côtés, ce qui m'amena à devenir de plus en plus diurne. Je me levais lorsque le soleil était déjà haut dans le ciel, et la lune devenait ma compagne, berçant de sa lumière céleste et lunaire le visage et la silhouette de mon aimé, dès lors qu'il était à mes côtés. J'adorais, oui, j'adorais ce pendentif. Je le gardais partout, en toute circonstance, même nue, entre les bras de Vlad. Je crois qu'il appréciait ce tableau : une façon pour lui de me voir dans mon plus simple appareil, mais arborant toujours ce symbole qui pouvait être perçu comme me marquant sienne. Je lui appartenais, et le matériau frôlait mon épiderme nu, là où nuls autres doigts que ceux de Vlad ne pouvaient me toucher. A part ceux de notre fille, bien sûr. J'étais si heureuse, en ce temps. Même s'il ne pouvait sans cesse être à mes côtés, même si je devais le partager avec son épouse, il était tout de même mien. Et, pendant 5 ans, tout se déroula ainsi, sans lassitude, ni reproches. J'éduquais ma fille pour qu'elle devienne notre digne héritière, à tous deux. Je lui apprenais tout ce que j'avais appris, plus jeune, des bonnes manières. Je lui enseignais également ce que j'avais appris via mes lectures, au couvent : les richesses de la nature, par exemple, en l'amenant avec moi cueillir fleurs et autres plantes. Je la berçais des histoires sanglantes qui couraient au sujet de son père, avant de l'attendre, lui, pour qu'il me rejoigne. Je me repaissais de toutes ces rumeurs encore plus macabres les unes que les autres et qui se rapportaient à sa personne, à lui. Mais certains sujets n'étaient jamais évoqués, entre nous. Chacun avait ses secrets, et je ne me serais jamais aventurée à lui poser certaines questions. Même si, évidemment, je ne manquais pas de me demander comment, exactement, il avait réussi à survivre à sa maladie, exactement. Bien sûr, je savais que cela avait à voir avec la magie : Maléfice m'avait fait payer le prix, ou plutôt Silke s'était-elle acquittée de cette dette, bien malgré nous. Mais je savais que, toute retorse et machiavélique qu'elle était, cette sorcière n'aura jamais fait payer un service qu'elle n'avait pas rendu. Je ne le questionnais pas non plus sur sa froideur. Sa froideur corporelle, bien sûr, car son tempérament n'avait rien perdu de sa flamboyance, pas plus que sa bestialité et son sex-appeal, au lit. Je ne cherchais pas non plus à savoir pourquoi son cœur ne battait plus. Il était encore là, dans mes bras. Il était debout, et était en pleine santé. Je pouvais le toucher, abuser de ses caresses et de son amour pour moi. C'était l'essentiel. Non, correction : c'était tout ce qui importait. De mon côté, je ne lui parlais pas du manque d'accès maladif de ma fille, qui ne cessait, plutôt, de s'en remettre avec une rapidité et une vivacité anormales. Je savais très bien que cela avait sans doute à voir avec les circonstances si particulières de sa naissance, ou plutôt des instants qui avaient suivis sa naissance. Et je ne parlais bien sûr pas là du fait que j'ai littéralement massacré la sage-femme m'ayant aidée à lui donner le jour. Mais un jour, justement, tout bascula. Je crois définitivement que, pour moi, il y eut un avant et un après.

Il faisait jour. Et Silke et moi finissions de préparer son anniversaire, en attendant l'arrivée de Vlad. Silke allait avoir 5 ans. Et c'était un jour important. D'autant plus qu'à son âge, chaque année était aussi symbolique que les précédentes. Mais 5 restait un chiffre important, n'est-ce pas ? Il y eut du bruit, soudain, et je savais qu'il était trop tôt pour qu'il s'agisse de mon aimé. Il ne venait jamais à cette heure là, mais plus tard, toujours. J'ai jeté un regard par la fenêtre, et j'ai reconnu la livrée des hommes du père de Vlad. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je n'ai pas hésité. Je crois que, ce jour là, j'ai agis d'instinct, purement et simplement. Ma fille était ce que je possédais de plus cher, même comparé à mon amour pour Vlad. Alors, j'ai pris la décision qui s'imposait : j'ai raflé son jouet préféré sur la table, un dragon en bois, premier présent que lui avait fait son père, et j'ai aussi attrapé, d'un seul mouvement, une couverture, en lin, que j'avais confectionné moi-même, et qui sentait mon odeur. J'ai ensuite ôté mon pendentif, et lui ait passé autour du cou, avant d'ouvrir la porte du fond, celle qui menait par derrière, à la dérobée, vers le dehors, là où on ne pouvait rien voir d'une quelconque fuite. Je lui ais alors intimé l'ordre de courir, et de ne pas se retourner, de ne pas s'arrêter. De ne pas revenir sur ses pas. J'irais la chercher, quand le moment serait le bon. J'étais calme, très calme, pour ne pas l'effrayer. Pour ne pas l'inquiéter. Pour la protéger du traumatisme et du drame que je pressentais déjà se jouer. Mais ce fut trop tard : derrière moi, de violents coups de pied déchaussèrent de ses gonds la porte d'entrée. Et il était là, devant moi : le propre père de Vlad. Aussitôt, je me suis retrouvée rouée de coups. Ses hommes m'ont brisée la mâchoire, ainsi que plusieurs côtes. Ma boîte crânienne a également beaucoup souffert, mais cela ne leur suffit pas. Ils m'ont déboîtée une épaule, écrasé tous les doigts. Et puis, ils m'ont violée, chacun leur tour. Encore et encore. Celui qui y prit le plus de plaisir fut le propre père de Vlad. Je voulais fermer les yeux, mais je ne pouvais pas. Car Silke était encore dans la pièce, et que, de par mon regard, je crois que je m'obstinais à vouloir la rassurer. Pour ne pas souffrir, pour ne pas craquer, je me distanciais de toute cette douleur, ainsi que de tout ce qui m'arrivait. Je me distançais de tout sauf d'elle. C'était le plus douloureux : la voir assister à la scène. Du moins pensais-je alors qu'il n'y avait pas plus douloureux. Mais je me trompais. Car ils ont osé s'en prendre à mon bébé. Ils ont propagé le feu, ne manquant pas d'allumer divers points d'entrée, avant de dégainer leur épée du fourreau, et de transpercer, encore et encore, la chair de Silke. J'observais, désespérée, et incapable de faire quoi que ce soit, ce petit corps qui subissait, encore et encore, la morsure du fer. Sans pouvoir rien faire. Absolument rien. Et soudain, ce fut le noir total. Je ne voyais plus rien, après un énième coup de pied dans le crâne, en guise d'adieu. Je n'entendais plus rien non plus, mis à part un sifflement strident, et puis un silence, pesant. Si pesant que je crois que j'en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Il y avait cette fumée, partout autour de moi, et ces flammes qui léchaient mon corps, et dévoraient mes chairs, les faisant fondre. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée dans entrebâillement du pas de la porte, mais c'est là que j'ai repris connaissance, dans les bras de Vlad. Il a collé son bras contre mes lèvres, un bras aux chairs abimées. Et aussitôt, comme plusieurs fois auparavant, j'ai senti cette saveur si chaude et si délicieuse envahir mes sens gustatives. Une expérience des plus transcendantes, alors que je sentais chacun de mes os se replacer dans son logement, avant de se ressouder. Tout comme je sentais mes autres sens me revenir, et qu'à nouveau, mon cœur battait régulièrement. Que l'air pénétrait enfin de nouveau dans mes poumons. Mais quelque chose était définitivement brisé en moi. Mon esprit s'égarait, encore et encore. Mes pensées se bousculaient, et un pan tout entier de l'existence faisait son entrée dans ma vie : un pan parallèle, dans lequel je n'allais pas tarder à adorer m'égarer. Ma folie. Ma folie était désormais en toute liberté, délestée de la raison, et de la rationalisation. Je m'égarais dans les explications que Vlad voulait que je lui fournisses. Je sautais d'un sujet à l'autre, multipliant les digressions. Tout avait du sens, si l'on prenait chacune de ces bribes, une par une : mais ensembles, elles formaient un puzzle des plus désarçonnant et déroutant. Vlad m'a amenée à l'écart, loin de mon lieu de torture. Je ne voulais pas. Je voulais rester, prétendant que Silke allait revenir, alors même que je n'apercevais pas même son petit corps. Je savais qu'elle n'avait pas pu fuir, pas dans l'état dans lequel elle était, après tous ces coups d'épée. Mais son petit corps était introuvable. Je ne voulais pas partir, car lorsqu'elle reviendrait, elle voudrait que je lui raconte une nouvelle histoire. Et que l'on mange son gâteau. Que je lui offre son cadeau. Vlad ne plia pas à mes certitudes dénuées de sens : il m'a amenée dans une caverne, et est resté à mes côtés jusqu'à ce que je laisse le sommeil s'abattre sur moi. Lorsque je me suis réveillée, il était encore là, et j'ai voulu tout lui expliquer, plus en détails. Mais ce fut pire que la veille, car ce fut comme si j'étais encore ensommeillée, perdue entre rêve, réalité, cauchemar, digression et véracité. Tout du moins suis-je au moins parvenue à lui faire comprendre, dans les grandes lignes, ce qui était survenu. Je crois que j'ai réussi à me focaliser, pendant suffisamment de seconde, sur les armoiries de sa famille. Je crois aussi que c'est ainsi qu'il a compris, avant que je ne me mette à prétendre qu'une autre couleur que celle du blason des siens lui serait bien mieux aller au teint, surtout maintenant. Et puis, j'ai de nouveau basculer dans le sommeil. Et quand j'ai ré-ouvert les yeux, et repris connaissance, je me suis inquiétée de ne pas voir Vlad à mes côtés, et de n'avoir aucune note explicative à mes côtés. Je n'ai pas tardé à comprendre ce qui lui était arrivé : c'était sur toutes les lèvres. Vous comprendrez aisément qu'il m'a alors été très facile de localiser sa dépouille, et de le déterrer. Oui, vous m'avez bien comprise, de le déterrer. J'aurais pu garder pour moi ce que je savais du sort réservé à son épouse, et à son fils. Mais je n'ai jamais voulu cela. Et puis, il aurait fini par savoir, et il n'aurait pas compris pourquoi je me montrais soudain si mesquine à son égard, lui qui ne m'avait jamais fais aucun mal, physiquement, du moins. Parce que, oui, quand même, à cause de lui, et de son amour perdu, j'avais bien souffert pendant des années au couvent. Notre première mission, une fois à nouveau réunis, fut d'aller libérer sa femme et son fils, emmurés vivants dans leur propre château. J'étais à ses côtés, pour détruire ce mur. Et ce fut la première fois que je rencontrais sa première famille. La première fois que je croisais le regard d'Elisabeth, et celui de Razven. Quelques minutes plus tard, Vlad faisait de moi une vampire. J'avais désormais 31 ans pour l'éternité. Je ne sais pas s'il voulait me récompenser d'avoir été aussi forte, malgré ce qui m'était arrivée, de l'avoir sauvé, de l'avoir accompagné libérer les siens, ou s'il voulait juste tenter d'atténuer ma folie. Quoi qu'il en était, rien ne changea pour moi, de ce côté là. Le Mal était trop profondément ancrer en moi, je serais ainsi, à jamais. Perdue dans ma folie. Brisée. A l'esprit cassé, comme une coupelle que l'on aurait explosée au sol avant de tenter de la reconstituer.

Ce fut le début de ma vie auprès de Vlad, sans le voir me quitter une fois le jour venu. Il m'a demandée de m'établir à ses côtés, dans son château. J'étais plus que ravie. Parce qu'il me gardait avec lui, ne me renvoyant pas là-bas, là où ce drame était arrivé, alors même qu'il ne parvenait pas à me rendre ma fille. Je voulais tant qu'elle soit en vie. Ce qui était parfaitement compréhensible. Dans un sens, cela me plongeait toujours autant dans la folie, mais dans un autre sens, cela me permettait aussi de garder un certain cap : je voulais retrouver ma fille. Cela m'aidait à tenir, quand je me sentais trop basculée, mais cela ne me ramenait jamais entièrement à la surface. Seulement, rien n'était parfait : Elisabeth m'insupportait, et je la trouvais comme étant de trop. J'ai bien essayé de m'en prendre physiquement à elle, à plusieurs reprises, même. J'avais de vrais crocs bien pointus et bien aiguisés, maintenant, mais Vlad était toujours là pour intervenir, et me soumettre à sa volonté, via son lien psychique. J'étais incapable de lui désobéir, dans des cas comme ceux-là : résister à ses ordres me brûlait, me tordait de douleur, comme s'il serrait mon cœur dans sa main, fort fort fort. Et puis, je tenais à ce qu'il me garde auprès de lui : le perdre, à nouveau, aurait totalement brisé ce qu'il restait de sain en moi. Il n'en demeurait pas moins que son épouse me rendait furieuse, rien que parce que sa présence me rappelait que j'étais la femme illégitime, celle qui avait été gardée dans l'ombre pendant bien des années. Celle qui ne lui avait pas donné de fils. Celle qui n'avait pas su protéger sa fille. Vlad se partageait équitablement entre nous deux, mais ce n'était pas facile à accepter, pas tous les jours, en tout cas. Et puis, il a fini par la transformer, elle aussi. Elle avait ses délires, de son côté, et j'avais les miens. Je me tenais compagnie à moi-même, de plus en plus. Je ne me contredisais jamais, c'était bien. Nous vivions donc tous ensembles dans ce château protégé par des gardes et d'autres hommes en armes, tous asservis à mon aimé. Nous menions une vie des plus sanglantes, en nous exerçant sur tous ces pauvres mortels. Elisabeth avait un faible pour les jeunes vierges, et moi, j'aimais faire du mal aux jeunes hommes, surtout lorsqu'ils maniaient l'épée, ou le bâton. J'avais mes moyens de procéder : je ne perdais rien en beauté, à mesure des ans, et ma voix en faisait toujours frémir plus d'un. Je ressemblais un peu à ces femmes de contes, les sirènes, si belles, et à la voix si charmeuse ... J'appelais tous ces jeunes gens. Je les amenais dans la forêt, puis jusqu'au château. J'étais discrète, très. De sorte à ce que nul autre que ma victime ne m'entendait. Ils semblaient tous parler seuls, et répondre à une présence invisible, et inaudible. On les prenait pour des fous. Des fous qui ne revenaient jamais, une fois appelés. De sorte à ce que nul ne semblait mourir, dans cette région. En tout cas, il n'y avait jamais d'enterrement, mais un bon nombre de disparition. Des rumeurs folles circulaient à ce sujet : certains pensaient que ces jeunes gens partaient à l'aventure, d'autres imaginaient qu'une force puissante les avait choisis pour mener à bien de grandioses missions. J'étais cette Voix, cette Voix qui condamnait à une Mort certaine, sans qu'on s'en doute. Je fis tellement bien mon œuvre qu'on en vint à écrire un conte, rien que pour ça, celui de La Voix de la Mort. La vie continuait, en tout cas, et Vlad était bien conscient de mes méfaits, ainsi que de ceux d'entre nous tous. Mais jamais il ne s'y opposait, ou nous réprimait. A l'inverse, en fait, il nous encourageait, et je le sentais fier. Mes relations avec ma rivale restaient tendues, mais nous partagions au moins de nombreuses distractions communes. Et puis, j'appréciais rivaliser avec Vlad, Razvan et elle, dans tous ces jeux sanglants et emplis de sadisme, douleur, cruauté et torture. D'autant plus que Vlad finit par transformer Razvan, à son tour. Nous formions donc le quatuor des premiers vampires, même si nous étions tous soumis à notre créateur. Pour ma part, je crois que cela ne changeait rien : jamais je ne me serais opposée à Vlad, jamais. Le lien psychique me contraignait cependant plus douloureusement, ce qui était bien, en quelque somme. Car avoir mal, j'aimais bien, mine de rien, quand cela était de ses mains, à lui. Alors, oui, parfois, je désobéissais, exprès. Pour le plaisir, et l'excitation. Et la jouissance, aussi. Je crois qu'aucun d'entre eux n'était dupe, mais bon ... Étrangement, Razvan, auprès de qui je vivais sans vouloir le connaître, m'appréciait de plus en plus, sans que je ne fasse rien pour. Il ne m'insupportait pas, c'est juste que ... Il était ce que ma fille ne serait jamais : le seul héritier de Vlad, le seul enfant légitime. Sa présence m'agaçait, mais c'était vivable.

Et puis Pandore arriva dans notre vie. C'est moi qui lui ait ouvert la porte. J'ai fais la course, et j'ai gagné. J'ai même poussé un serviteur contre le mur, quitte à lui exploser le crâne parce qu'il s'obstinait à faire ce pour quoi il était destiné, servir, et s'acquitter des basses tâches. On n'avait pas beaucoup de visiteurs, et je tenais à assouvir ma curiosité. Elle était si jolie, avec ses cheveux roux. Beaucoup avaient dû lui dire qu'elle n'avait pas d'âme et, en quelque sorte, ce fut ce qui me poussa, entre autres, à la faire entrer. Elle m'amusait : c'était comme un nouveau jouet, qu'il ne fallait pas brusquer, auprès de qui il fallait jouer au jeu de la gentille famille, pour qu'elle ne fuit pas, et qu'on puisse continuer à jouer avec elle. Vlad faisait durer les choses, et cela me plut. Mais pas ce qui suivit. Et j'ai de toute façon fini par me lasser : elle ne voulait pas me laisser jouer avec sa boîte, et j'avais l'impression que j'avais usé mes envies de jouer avec elle. Mais Vlad ne voulait pas qu'on la tue. Et il a finit par faire d'elle sa troisième épouse. C'était nul. Je n'étais plus la petite dernière. Mais bon ... Cela m'a rapprochée d'Elisabeth. On avait désormais une ennemie et une rivale commune. Alors, on s'est associées, on a fait front, pour lui mener la vie dure, en espérant qu'elle crève. Ou un truc comme ça. Qu'elle se casse, en tout cas, et qu'elle sorte de notre vie, et surtout de celle de Vlad. Mais elle s'accrochait, et Vlad n'aimait pas qu'on l'emmerde avec autant de ferveur. Il nous rappelait que nous vivions chez lui, et qu'il était notre Maître. Qu'on devait donc se la fermer, et arrêter de s'entretuer avec tant de force. Pour me divertir, je devenais encore plus sanglante, jusqu'à devenir une experte dans le domaine du corps humain. J'aimais m'instruire, et ma folie amplifiait la portée trash de mes expériences : mais voir comment les ligaments tiennent le tout, comment les muscles fonctionnent et comment les os s'emboîtent comme des puzzles, ça me faisait planer, littéralement. Pareil pour l'élasticité des chairs, et tous les trucs dans le même genre. En parallèle, Vlad n'avait de cesse de nous apprendre comment devenir, chaque jour, des vampires de plus en plus dangereux. Bien sûr, il était toujours plus fort que nous, mais j'aimais ça. Il me dominait, et j'en redemandais, continuant parfois à jouer la folie alors que, miracle, pour une fois, une crise de lucidité m'était revenue. Une lucidité qui, un jour, m'amena à recouvrer un peu de calme et de sérieux. Ou alors, c'était juste une immense crise de folie, allez savoir. En tout cas, on était à table, et, d'un seul coup, comme ça, de but en blanc, j'ai informé tout ce beau monde, donc, mes deux sœurs de cœur et mon beau-fils, que Silke était mort-née à la naissance. Pandore a éclaté de rire, ça a fait sourire Elisabeth, et Razvan a compris qu'il n'était donc sans doute plus le seul enfant de son père. Je crois, en parlant de ce dernier, que c'est lui qui a le plus apprécié la nouvelle. Je crois qu'il a à nouveau envoyé des gens la chercher, mais s'il l'a fait, il n'y a pas eu de résultat. En tout cas, moi, ça ne m'a pas fait reprendre pied, et je continuais à entendre toutes ces voix. Je m'emportais souvent contre elle, mais les miens ne changeaient pas d'attitude à mon égard : auprès d'eux, je retrouvais calme et apaisement, lorsque je le pouvais, sans qu'ils n'en profitent alors, puisque j'étais à nouveau lucide, pour m'assaillir de questions concernant tout ce que j'avais pu dire durant mes crises de folie.

On est partis vivre en Angleterre, parce qu'en Roumanie, bah, voilà quoi ... On voulait de la chair fraiche, de nouveaux horizons, aussi. Mais on suivait surtout Vlad dans ses voyages. Les gens l'appelaient Dracula, mais moi, je ne l'appelais jamais comme ça, sauf quand j'étais fâchée. Je fronçais les sourcils, je plissais le nez, et je croisais les bras sur ma poitrine, avant de déclarer que je ne coucherais plus jamais avec lui, avant de partir sur des tirades concernant sa coupe de cheveux, ou ses cils trop parfaits, même que je voulais les mêmes, et pareil pour sa bouche. Et ses crocs, aussi, pendant qu'on y était ! Mais je n'étais pas la seule qui méritait la fessée pour son attitude : Razvan est devenu ce type que vous connaissez certainement sous le nom de Jack The Ripper, ou de Jack l’Étrangleur. Il tuait des putes. Peut-être qu'elles lui rappelaient sa mère ! ... Non, je plaisante. Ou pas. En tout cas, un peu, quand même, parce qu'avec les années, j'ai fini par de mieux en mieux apprécier les deux autres épouses de mon aimé. Même Razvan, j'ai fini par le tolérer, et assez bien l'aimer ! Peut-être parce qu'il était très inventif, dans son délire avec les prostitués, là. Et puis, même que lui aussi, il a fait preuve de bien des connaissances en anatomie. Je suis venue regarder les filles, parfois, quand il en avait fini avec elles et que c'était possible. J'aurais bien aimé soupesé les organes, parfois, mais il ne me laissait pas. Il avait soudain bien la classe, mon beau-fils, d'autant plus que la police était une grosse bille, n'arrivant pas à comprendre ce qui arrivait, et n'arrivant plus plus à mettre la main sur ce fameux étrangleur. Y avait bien ce type là, avec sa pipe. Sherlock Holmes. J'aurais bien voulu lui écraser le crâne, pour causer du souci à Vlad, mais personne n'a voulu me laisser faire. Je me suis vengée sur d'autres détectives, en mode discrétion. Et puis, un jour, j'ai vécu ma dernière journée en tant que moi-même, sans que je ne sache que, le lendemain, j'aurais tout oublié, ou presque, de celle que j'étais. Que j'aurais comme une nouvelle vie, qui m'apparaitrait comme être ma vraie vie. Ou alors, Vlad m'a tout expliquée, sauf que j'ai rien retenu, ou que je m'en souviens plus. Ça arrive, ces trucs là. Mais ça, c'est pas la même histoire ... ❞



Demetrya Ruxandra Lixandroia
Ring-a-round the rosie, a pocket full of posies.
Ashes ! Ashes ! We all fall down ...



△ Storybrooke
❝ Je m'appelle Demetrya Ruxandra Lixandroia, et je suis née le 15 juillet 1982, jour de la Saint-Vladimir, entre autres, à Bran, dans le Judet de Brașov. Géographiquement, je sais que ce n'est pas très connu, alors je veux bien vous aider à mieux localiser cette charmante petite bourgade. Parce que je n'ai pas encore fait ma BA de l'année, donc, bon ... Donc, en fait, Bran, c'est dans le Județ de Brașov. Et ne vous avisez pas de faire une seule faute d'orthographe, ou je vous défonces ! ... Ca vous aide toujours pas, c'est ça ? Franchement, vous pourriez faire un effort ! Donc, le Judet de Brașov, ça se trouve en Roumanie. Ah, là ça vous parle ! Ouais, donc, en gros, Bran, c'est en Roumanie, à plus ou moins 30 km de Brașov. Il parait que c'est surtout connu pour abriter un certain château, que l'on associe à la légende d'un certain Dracula. Ouais, vous savez, ce vampire. Je ne sais pas si tout ça est vrai ou pas, et je m'en moque. Je suis née là-bas, c'est ce qui importe, pour le moment. J'ai donc vu le jour à Bran, le 15 juillet 1982. Mes parents ont choisi de m'appeler Demetrya, mais je n'ai jamais su pourquoi ! En revanche, je sais que mon second prénom, Ruxandra, était destinée à faire écho à une certaine Ruxandra Basarab, qui aurait été la fille d'un certain Mihnea Ier cel Rău, lui-même ayant soit disant été le fils d'un certain Vlad Țepeș, ou Vlad Basarab. J'ai jamais su si toutes ces histoires de famille étaient vraies, tout comme je n'ai jamais su pourquoi mes parents tenaient tant à me parler de cette référence quand j'étais petite. En fait, pour dire vrai, je ne les ais pas trop connus, mes parents. Je ne me souviens même pas de leur mort. Sauf que tout est écrit dans mon dossier personnel, mais que je n'ai jamais voulu le lire. Peut-être parce que si je ne me souviens pas de ce qui s'est exactement passé, pour eux, c'est que mon esprit à décider d'occulter tout ça pour une bonne raison. Mon père a été abattu par la police politique roumaine, sous mes yeux, en venant me chercher à l'école, alors que je n'étais encore qu'une enfant. Je ne m'en souviens pas, mais je me souviens de notre déménagement, à ma mère et moi, en Yougoslavie. Je crois bien qu'elle venait de là-bas. Enfin, je ne sais plus. Je me souviens de Vukovar, de son climat de tension un peu particulier. Et puis, il y a eu l'année 1991. J'avais 10 ans, un truc comme ça. Ou, non, en fait, pas encore. Je n'avais pas encore 10 ans. Il y a eu une bataille, là-bas. Très violente, et très sanglante. Ma mère et moi avons été séparés au cours de ces évènements. On m'a retrouvée, semble-t-il, errant dans les rues, recouverte de sang, et tenant fermement contre moi un petit livre de conte, sur la Boîte de Pandore. Il y avait des morts partout, et les cadavres jonchaient les rues, parfois même éparpillés sur plusieurs mètres. Les organisations humanitaires qui m'ont prise en charge ont fait appel à des psychologues, qui ont tous formulé le même diagnostic, enfin, à peu près : j'avais vécu un très profond traumatisme, dont je ne me souvenais pas, mais mon esprit en avait été irrémédiablement altéré. Rien ne fonctionnerait plus jamais comme avant, pour moi, niveau psychique. Ce qui ne devait rien avoir d'alarmant, selon eux, tant que je gardais dans le déni ce si tragique évènement que j'avais vécu. Ma mère, elle, était introuvable. Elle fut inscrite sur la liste des personnes disparues, et finit par être déclarée morte, il y a seulement quelques mois. J'ai reçu le papier, officiel, il y a quelques mois, aux États-Unis. Ouais, c'est là qu'on m'a emmené vivre, lorsque nul membre de ma famille ne s'est manifesté pour me prendre en charge. J'ai été adoptée par un couple d'américains. Elle, elle s'appelait Eliza, et lui, Roman. Ouais, je sais, ça ressemble à Roumanie : c'est fou, non ?! Donc, ils m'ont adoptée, ou plutôt sont-ils devenus mes tuteurs légaux. Car je n'ai jamais porté leur nom : j'ai gardé celui de mon père, aux connotations menant si directement l'imagination vers mes origines. De toute façon, j'aurais refusé qu'il en soit autrement : me connaissant, je me serais sans doute barrée, en pleine nuit, sans jamais revenir. Cela avait toujours été ainsi. Car je détestais qu'on me dise quoi faire, qu'on me donne des ordres allant à l'encontre de ma volonté. Et j'avais un tempérament des plus volcaniques et bipolaires, parfois. Encore une fois, soit-disant était-ce là une cicatrice laissée par ce si tragique drame que j'ai vécu, à Vukovar. Et même avant, chez nous, à Bran.

Bref. Je suis donc arrivée aux États-Unis à l'âge de 10 ans, pour vivre jusqu'à mes 21 ans sur la Côte Est. On n'a pas mal bougé, à vrai dire. Parce que je ne me plaisais nul part. Que les jeunes de mon âge ne se liaient pas vraiment d'amitié avec moi. Je leur semblais trop bizarre. Je leur relatais ce dont je me souvenais, de la Yougoslavie, lorsqu'il s'en prenait à moi, et rien que pour les voir se faire dessus. Je pouvais parler si crument des choses de l'anatomie littéralement mise à nu, et des choses du sexe, aussi. Je pouvais me montrer violente, aussi. En fait, je n'ai vraiment trouvé une relative paix qu'en arrivant à Storybrooke. Je serais par contre bien incapable d'expliquer comment j'ai atterris là. Il n'en demeure pas moins que j'ai atterris là, dans cette petite ville du Maine. Les choses me semblaient plus douces, ici. Pas qu'elles soient plus faciles, par contre. Il y avait toujours ces étranges murmures dans ma tête, murmures qui, à mesure du temps, devenaient de plus en plus semblables à des voix. Elles me parlaient, mais je ne captais jamais rien. C'était confus, et puis, c'était aussi du grand n'importe quoi. Il y avait ces histoires de vampire. Ces trucs de malédictions. Ces machins de vies antérieures. Ouais, en fait, carrément, je ne captais rien. Mais c'était comme si ces voix voulaient que je comprennes qu'il y avait des indices, là, sous mes yeux. Partout partout. Mais, nan, décidément, je ne captais rien : je ne tenais jamais en place, et je ne parvenais pas plus à me concentrer, en un quelconque moment, du moins, jamais assez longtemps. C'était démotivant. Et puis, il y avait aussi ces pleurs d'enfants, vous savez, comme dans les films d'horreur. Le truc, c'est que ça ne fonctionnait pas comme avec la télé, qu'on peut éteindre en appuyant sur le bouton rouge de la télécommande. Ça, y avait jamais moyen de le mettre en sourdine. En tout cas, ces pleurs d'enfants me foutaient la trouille, et me faisaient froid dans le dos, à chaque fois. Je me retournais toujours autour de moi, sur 360°, comme si je cherchais quelqu'un. Comme si j'oubliais quelqu'un, quelqu'un de très important, quelqu'un de crucial, même. C'était stupide, j'avais pas de gosse ! J'étais plus que prévoyante, de ce côté là. Jamais je ne faisais quoi que ce soit sans protection. Et jamais je ne faisais quoi que ce soit quand je ne voulais justement pas faire quoi que ce soit. J'ai commencé à peindre en arrivant à Strybrook. Je dessinais, avant, beaucoup. En noir et blanc, et quand il y avait de la couleur, c'était seulement du rouge. Je crois que je suis plutôt douée dans l'art. Mais, ouais, je suis devenue professionnelle en arrivant ici : j'ai décidé de ne pas me fouler, et de choisir un métier qui me conviendrait sans que je n'ai de grands changements à apporter à ma vie actuelle. Et puis, au moins, dans mon atelier, personne ne venait me faire chier ou se montrait plus que critique dès lors que je me mettais à me parler à moi-même, comme j'en avais si souvent l'habitude.

Niveau vie sentimentale, c'est le calme plat. Ou en fait non. Non, en fait, c'était tout autre chose. Je ne couche pas avec n'importe qui, mais je couche n'importe quand. En fait, il y a Alexandru, et il y a Mircea. Je ne me rappelle plus lequel des deux j'ai rencontré en premier, à vrai dire. Ils sont cousins. Je dois donc avoir un truc pour les leurs. Ils sont cousins, mais ils n'ont rien à voir. Disons que je n'entretiens pas le même type de relation avec eux. Dans la balance, incontestablement, c'est le second qui l'emporte sur le premier. Parce que je suis littéralement dingue de Mircea. Quand Alexandru est plutôt un passe-temps, un mec à se taper dès que j'en éprouvais l'envie. Et le besoin. Il y a bien d'autres connaissances dans mon répertoire, bien sûr, mais, bon ... Maintenant, j'imagine que tout ça n'a plus trop d'importance. Parce qu'en fait, tout ça, toute cette histoire, moi, en tant que Demetrya, et bah c'est faux. Tout est un mensonge, un leurre. Le fruit d'une malédiction. En fait, je sais même pas si c'est bien une malédiction. Y a des points positifs, et des points négatifs. Des trucs qui se reproduisent, aussi. Je suis tout autant folle de Mircea que je le suis de Vlad, car ils ne forment qu'une seule et unique personne. Je dois le partager, ici comme là-bas, aujourd'hui comme hier. Un truc un poil emmerdant, mais que j'accepte, parce qu'il faut, et que je présume que, tant qu'il continue de me faire l'amour, comme une bête, et bah c'est acceptable, comme deal ! Et maintenant, tout s'éclaire d'un jour différent. Je combine ces deux vies, ce qui est loin d'être évident, surtout quand on a un mental et un psychique aussi altérés que les miens. Mais bon, je vais faire avec. Parce qu'agir autrement serait donner du grain à moudre à tous ceux qui trouvent à redire de mon attitude et de ma personne, en général. J'ai aucune envie d'entrer dans leur jeu, à tous ! En tout cas, moi, j'avais déjà capté certains trucs, dans la non captation générale qui était la mienne. Ces trucs de vampire, de malédiction, de vies passées, et bah c'était vrai. C'est juste supra-con que je n'ai rien capté aux signaux et messages qui m'ont été si souvent envoyés, quand je me pensais être simplement Demetrya. Bon, bah, maintenant, va falloir faire du ménage dans ma tête, et essayer d'avoir les idées plus claires. Parce que certains ressentis demeurent en moi, comme si, toujours, je devais comprendre certaines choses dès lors qu'on estimait que j'avais suffisamment de preuves et d'indices sous les yeux pour comprendre ce qu'il y avait à comprendre, et deviner ce qu'il y avait à deviner.

Je suis Mădălina Roxelyănă Szilagyi. Ou alors Demetrya Ruxandra Lixandroia. Ou peut-être les deux en même temps. Ou personne du tout. Nan, en fait, si, je suis quelqu'un. Je suis juste moi, telle que je suis. Avec mes qualités et mes défauts. Sauf que, bon, ouais, va falloir se réadapter. Et accepter la perte, visiblement, de certains trucs. Je ne suis plus un vampire, et ça craint, beaucoup ! Parce que j'adorais ça, moi, être un vampire. En plus, il paraît que c'est encore un peu à la mode, ces histoires d'érotisation, de sexualisation et de porno' autour du mythe du vampire. Si ça pouvait me servir à ... Ouais, non, en fait, j'en sais rien. On va faire avec, parce que j'ai pas le choix. Et puis, tant que la chère première épouse de mon aimé est dans le même cas, je kiffe plutôt. Nan, mais, y a pas de raison ! Pourquoi elle elle pourrait, et pas moi, hein ?! D'ailleurs, en parlant de sœur de cœur, Pandore manque à l'appel. Et ça aussi, ça fait chier. Va y avoir aussi Razvan à gérer. Ouais, c'est épineux, comme truc. Et je sais pas encore quoi penser, et quoi faire, concernant ça. Bof, j'ai le temps, nan ? Ça fait 28 ans que je suis figée dans la même litanie, et puis, je recouvre tout juste ma première vie, l'initiale, la plus belle et la plus torride. J'me donne le temps d'y penser, à ça, comme au reste. Ouais, ça, c'est bien. C'est une bonne décision. Autant que celle de vouloir retrouver Silke. Je suis sûre qu'elle est dans le coin, la petite coquine ! ... Nan, mais je dis ça, alors qu'en fait ... Alors qu'en fait, elle me manque à en crever, et que je vais tous les crever, ceux qui m'empêchent de la retrouver. C'est elle, les pleurs, dans ma tête. J'en suis sûre, maintenant. Mais, bon, pour l'instant, avoir compris ça, ça me sert pas trop à grand chose, si ce n'est à me dire que je ne suis pas encore totalement folle. ❞


Dernière édition par Demetrya R. Lixandroia le Ven 29 Nov - 0:42, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 19:48

Ma 1ère femme ! ♥️

Bienvenue à toi ici !
Si t'as des questions, n'hésite pas !

Moment staff : Tu as une semaine pour faire ta fiche, si tu veux un délai, n'hésite pas à le faire savoir !

Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 19:49

Bienvenue parmi nous ! cute

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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:01

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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:02

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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:30

Merci vous tous ♥️

Je suppose que j'ai déjà fais 1/3 de ma fiche, environ, du coup, je me mets en pause, histoire de ne pas finir par perdre de ma motivation Razz 
Je poursuis dans les jours à venir Heart1 

Mon cher époux, je vous Mpotte de suite, j'ai une petite question Wink
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:45

Bienvenue, encore bienvenue et... Bref ! *.*

Ma maman ! En chair en os et en folie ! Heart1 

Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:47

OMG Amber Heard  Bienvenue parmi nous en tous cas *o*
Bonne continuation pour ta fiche, au plaisir de te retrouver en RP et ailleurs 8D
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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Dim 24 Nov - 21:55

Ma fiiiiiiille ♥️
Ouais, ta maman, qui va te remettre au pas What a Face

Merci beaucoup à vous deux en tout cas ♥️
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Lun 25 Nov - 20:28

Bienvenue ^^ et bonne chance pour la suite de ta fiche ^^

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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Lun 25 Nov - 22:24

Merci beaucoup ♥️

J'avance j'avance, pas à pas, mais j'avance hihi 
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Emma Swan
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Mar 26 Nov - 10:12

Amber + le pseudo bébe 
Bienvenue & Bonne chance pour ta fichette I love you 

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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Mar 26 Nov - 22:28

Merciiii ♥
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Mer 27 Nov - 19:02

Bienvenue sur HEA et bon courage pour la fin de ta fiche !

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    ⊹ la yuesheng.

    - Je sais jouer de la flûte, mais je ne sais pas où est cette flûte magique.

    - Je ne le sais pas non plus, il faut que tu la cherches toi-même, répondit le garçon.

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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Mer 27 Nov - 22:24

Merci bien ♥

Plus que la vie à SB et ce sera bon ! *danse*
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Mer 27 Nov - 22:49

Je repasse pour dire que je suis terriblement fan de ma maman et que je veux un rp dès que tu es validée ! Heart1 Heart1 Heart1 
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Ven 29 Nov - 21:53

congratulation


OMG, quelle prés' de folie quoi !
Elle est même mieux que j'aurai pu l'espérer en fait ! Et comme le perso de base n'est pas forcément simple à prendre en main, je m'incline encore plus devant cette jolie performance, et me déclare fan de ton style d'écriture et de ce que tu as fait de l'épouse folle de Dracula ! Heart1 
Inutile de dire à quel point je suis plus que ravit de te valider, je sais que Mada est entre de bonnes mains, que Drac' a la plus parfaite des olies blondes magnifiquement folle et que Silke a la mère idéale ! XD
Bienvenue donc parmi nous ! Câlin2 

Voici un petit guide sur HEA qui regroupe les adresses importantes, si tu cherches quelque chose, normalement, c'est dessus !
N'oublie pas d'aller faire ta demande de sous d'or de bienvenue ici, et de passer référencer ton avatar dans le coin. Tu peux aussi aller voir la zone de parrainage si tu veux un(e) parrain/marraine !
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Demetrya R. Lixandroia
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞ Ven 29 Nov - 22:49

Merci beaucoup beaucoup ♥️♥️

Silke; ma fille, ce sera avec un plaisir non dissimulé que j'accepterais un RP avec toi ♥️

Mircea; tant de compliments, tu veux me faire rougir ? Razz
Je m'occupe des formalités dès que possible, donc, dans la matinée de demain ♥️
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MessageSujet: Re: Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞

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Mădălina ღ ❝ Wake up, it's time, Little girl, Wake up ❞

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