AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez| .

[Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Lun 14 Oct - 22:15

16 Octobre 6 ans avant la Malédiction

Ma quête de la peur m'avait mené à bien des endroits jusqu'à maintenant, je ne m'étais jamais rendu compte au par avant à quel point il était presque plus aisé dans ce monde de vagabonder de ci de là plutôt que de tenter d'avoir une situation stable. Au bien sûr, je ne dis pas que c'était aisé, loin de là ! Il ne fallait ni s'attendre à un grand confort, ni à toujours manger à sa faim. Pourtant il y avait quelque chose de plus agréable, de plus facile dans cette vie dans le sens où nous ne dépendions de personne au lieu de ne penser qu'à payer des taxes pour ne pas que des gardes d'un quelconque royaume vienne nous arrêter. Autant dire qu'il valait mieux un être un pauvre sans domicile qu'un pauvre avec des terres ! Mais je m'égare, à la base ce que je voulais dire c'est que j'étais allé dans tant d'endroits, sillonné tant de royaumes et pourtant à chaque fois je me surprenais à revenir ici, dans le comté de Nottingham. Ce n'était pas vraiment que j'aimais l'endroit, mais le hasard faisait que je finissais toujours pour m'y retrouver, même juste le temps de passer pour rejoindre un lieu qui pourrait m'aider dans ma quête. Enfin bon, au final cela devenait presque un peu comme mon chez moi en quelque sorte et ce n'était pas désagréable.

Enfin mon chez moi … encore me fallait-il un toit ! Généralement je me montais un petit camp au milieu des bois et dormais à la belle étoile, n'étant pas vraiment inquiété par les bandits qui n'avaient strictement rien à me voler ou les bêtes sauvages qui étaient facile à repousser. Mais cette fois, sur le comté, le temps n'était pas vraiment de mon côté. La pluie et l'orage faisait rage et ne semblait pas vouloir s'arrêter de sitôt. Dans des conditions pareilles il était inenvisageable de dormir dehors à moins de vouloir attraper la mort. Je m'approchais donc du premier lieu habité que je voyais, espérant pouvoir demander le refuge le temps d'une nuit. Malheureusement, la seule option que se présentait à moi en cet endroit était la demeure des de Gisborne. Je me voyais très mal les importuner … Mais en même temps les habitations des paysans étaient bien loin … Tant pis, cela ne me coûterait rien de tenter le coup après tout, non ? Au pire je me ferais jeter dehors, j'étais certain qu'ils n'iraient pas jusqu'à la potence. Je m'approchais donc de la porte et fit frapper le marteau à trois reprise avant d'attendre que quelqu'un m'ouvre. Croyez le ou non, mais je fus accueilli avec la plus grande courtoisie ! J'étais peut être trempé et aux allures de vagabond avec mes vêtements usés et ma cape et pourtant c'est sans la moindre opposition qu'ils acceptèrent ma demande d'un abri pour la nuit. Enfin bon, je ne dis pas non plus qu'ils étaient tout sourire mais au moins ce ne sont pas des des pointes lances qui m'ont donné la réponse !

La nuit suivait son cours et, pour la première fois depuis bien longtemps, je dormais dans un vrai lit et des plus confortable qui plus est. Bon, ils m'avaient mit dans la chambre la moins luxueuse de leur demeure, mais pour moi qui avait commencé ma vie en simple villageois pour ensuite vivre au jour le jour, c'était mieux que ce que je n'avais jamais pu avoir ! Seulement, bien que j'aurais pu profiter de cette fabuleuse nuit des plus reposante et agréable pour moi, mon ventre criait famine et m'en empêchait. Après de longues heures à tenter de l'ignorer et de m'endormir, je cédais et me levais, quittant ma chambre pour déambuler dans les couloirs. Après tout, on m'avait dit que si j'avais besoin de quoi que ce soit je n'avais qu'à me servir ! … Non en réalité ce n'était aps le cas, mais prendre un bout de pain serait-il vraiment un crime ? … Sans doute, après tout ce n'était pas sans raison qu'il y avait des pendus partout. Enfin bon, cela ne risquait rien de demander aux cuisiniers si il y avait moyen d'avoir un petit truc à grignoter, même un tout petit petit croûton de pain tout rassi.

Ne me demandez pas comment, mais j'avais réussi à trouver la cuisine assez facilement et sans trop d’embûches. Arrivant devant la porte, je la poussais pour me retrouver dans cette grande pièce froide et surtout vide … à l'exception d'une personne dont la silhouette était dessinée par la lueur d'une bougie posée sur le plan de travail. Je le regardais en penchant légèrement la tête, travaillait-il ici ? Le meilleur moyen était de lui demander.

« Excusez moi, travaillez vous ici ? » Commençai-je par dire avant de m'approcher et de me placer à côté de lui. « Vous savez si on a le droit de prendre un truc à manger ? Juste un bout de pain ? Je suis seulement de passage ici et je dois avouer que … Bah je vais pas tenir longtemps sans … ça. » Sur ce dernier mot je le regardais droit dans les yeux et … pour un cuisinier, il était vraiment sublime, surtout maintenant que je le voyais de près. Je ne perdrais peut être pas complètement mon temps en étant descendu là finalement.


Dernière édition par Finnegan C. Fearless le Lun 9 Déc - 19:45, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alban C. Sullivan
avatar

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : northern lights
⇜ feat by : Ben Barnes

ժ Messages : 96
ժ Sous d'or : 160
ժ Âge : 26 ans
ժ Profession : Jeune avocat
ժ Conte : Robin des bois
ժ Qui es-tu en réalité ? : Guy de Gisborne

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Mar 15 Oct - 20:20

« Rentres chez toi Guy, ils nous ont encore une fois échappé, cela ne sert plus à rien de les poursuivre. La nuit est en train de tomber et la pluie se charge de nous rendre malade. Abandonnons pour l'instant, il y aura d'autres occasions, crois moi mon garçon. »

La voix du shérif avait ce quelque chose de très assuré et de rassurant pour le jeune de Gisborne. Lui qui était depuis des mois en proie à la colère, il parvenait à la contenir aux côtés du tyran de Nottingham, pourtant son meilleur ami et presque un second père. Pour dire, le shérif était même plus proche du jeune homme que de son vieil ami le sir de Gisborne. Il fallait dire aussi que depuis qu'il était chasseur de prime – au passage très dangereux et très efficace – Guy passait souvent ramener les têtes à son ami pour toucher l'argent, mais non seulement obtenir son soutien quant-à la chasse de Robin. Ce dernier par ailleurs, était tombé bien bas et n'était pour Guy qu'un minable qui aurait mieux fait d'affronter la corde que de fuir dans la forêt pour se faire appeler Robin des Bois. En plus de salir son propre nom, il faisait honte au monde en s'exposant comme le justicier contre le tyrannique Prince Jean et son sous fifre le shérif de Nottigham. Shérif que Guy respectait plus que nul autre en dehors de son père. Et comme ce dernier, il soutenait le frère du Roi, bien parce que la noblesse se devait de prospérer en dépit du bas peuple.

« Tu as raison. Je tuerais Robin une autre fois. Bonsoir mon ami, nos chemins se séparent pour ce soir. »


Il talonna son cheval et repartit en direction du château familial à quelques lieux d'ici. Hélas vu le temps et les nuages qui s'amoncelaient en amas épais, Guy était plus que certain de ne pouvoir y échapper. Et d'autres parts, la nuit tombante, il arriverait bien tard chez lui, alors que la maison serait sans nul doute endormie. Ce n'était pas bien grave, tous avaient habitude de voir le jeune homme rentrer à des heures tardives. Et tous savaient aussi pourquoi... et ne tentaient nullement de lancer le sujet au risque de finir avec un couteau planté au cœur, ou la corde au cou de bonne heure. Ce n'était clairement plus le moment de jouer avec lui. Rancunier était un mot bien faible. Pétri de haine, l'on s'approchait déjà un peu plus. Et vraiment, Guy n'avait dans sa vie que la colère et la soif de sang dans les veines après l'affront qui lui avait été fait quelques mois plutôt. Marianne... il n'y avait qu'elle pour porter un coup aussi cruel. C'est ce qui avait achevé de le briser et de le porter sur un chemin que par le passé il n'aurait pas osé emprunter. Marianne qui l'avait abandonné, qui l'avait trahi et ne s'était jamais retournée pour lui. Elle avait rejoint son Robin, son cher amant dans les bois pour vivre l'idylle qu'ils avaient toujours désiré. Et lui, pauvre Guy, était resté seul, abandonné, désireux de se venger, et qui comptait bien l'obtenir. Comme quoi, avoir détruit son cousin n'avait pas suffit pour l'empêcher de lui voler sa fiancée. Oh mais il comptait bien remettre la main dessus. Et comme l'on apprenait toujours de ses leçons, il ne laisserait cette fois pas son cousin en vie, quitte à avoir son sang sur les mains. Après tout, depuis longtemps l'âme de Guy avait sombré dans la noirceur. Un de plus, un de moins, ça ne changeait plus grand chose.

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà quand il pénétra trempé sa propre demeure. Même relevée, sa capuche n'avait pas réussi à le couvrir pleinement, et c'était complètement dégoulinant d'eau qu'il entra. Un serviteur lui proposa de lui amener de quoi se changer et se sécher immédiatement, voire même lui préparé sur l'heure un bon bain, ce qu'il accepta vivement. Pour le reste, il se contenta de laisser sa cape et manteau humide pour aller faire un tour en cuisine sans passer par la case séchage, un peu trop affamé pour y penser en vérité. Il préférait attendre un peu, puisque de toute façon le bain viendrait tout retremper. Arrivé au cuisine, il chercha de quoi se faire une petite fringale, rien de bien folichon, mais assez pour nourrir son estomac criant famine. Depuis la veille à midi, il n'avait rien manger, et c'était encore un miracle pour lui de tenir debout. Il s'adossa à la table, prenant appui sur celle ci tout en mâchant dans le vide un bout de viande. À quoi pensait-il ? Oh ce n'était pas bien compliqué : Robin, Marianne, et sa haine pour les deux. Il prit le couteau et le planta sans ménagement dans le pain, manquant de loger la pointe dans le bois de la table. Quoiqu'en fait non, il toucha bien le meuble.

Un bruit de porte. Était-ce le serviteur venant lui annoncer que son bain était prêt ? C'était du rapide alors. Lorsqu'il entendit la voix cependant, il vit l'évidence que non, ce n'était pas pour lui, et que par ailleurs ce manant ne savait pas à qui il s'adressait. Un invité de toute évidence. Mal lui en prit de s'être adressé ainsi à l'hériter des Gisborne. Pourtant, lorsqu'il se retourna, Guy évita au mieux de faire passer un sentiment de rage, estimant que pour une fois, il pouvait laisser une chance à un pauvre inconnu qui d'ailleurs, aux vues de sa posture ne devait pas être très élevé dans la noblesse, voire même ne possédait aucun titre. Curieux. Le jeune homme sourit, ses cheveux dégoulinant encore un peu de la pluie qu'il avait essuyé, et répondit, du ton le plus aimable qu'il put.

« Il n'est pas en temps normal conseillé de venir en cuisine une fois le couvre feu levé. Surtout pas lorsque l'on est invité comme vous je le suppose, monsieur... ? Pardonnez moi, je ne me suis pas présenté moi même, Guy de Gisborne. »


Il décrocha un sourire taquin, quoiqu'un peu moqueur sur les bords, devant la situation cocasse qu'il venait de déclencher, l'autre l'ayant prit pour rien de moins qu'une serviteur. Il ne prit pas ombrage de cette remarque, il n'allait pas non plus tenir compte de l'ignorance de cet homme, même si en d'autres circonstance, il aurait pu. Tout dépendait finalement de son humeur, et il fallait croire qu'un homme le ventre plein était plus enclin à la sympathie.

« Approchez, servez vous. Voyez, j'étais en train de faire de même. »

A quelques détails près puisque Guy ne venait point de sa chambre mais de l'orage grondant dehors. Et d'un coup, il eut la profonde envie d'aller se reposer. Tout en pensant que paradoxalement, un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal.  

« Alors, que faite vous là ? »

Demanda t-il en juste avant de croquer dans une pomme bien juteuse, aucunement conscient de ce que pouvait penser l'autre en face de lui. Et finalement, peut être que si il l'avait su, il ne l'aurait pas mal pris.


Dernière édition par Alban C. Sullivan le Dim 27 Oct - 1:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Mer 16 Oct - 17:36

Je n'avais peut être pas eu la meilleur idée qui soit en quittant ma chambre ainsi, en pleine nuit, dans une telle demeure. Il faut dire je n'étais pas très familier avec les usages de la noblesse, étant plutôt du genre de celui qu'on envoyait faire un tour en forêt quand une grande figure venait se présenter au village … Décidément dans mon village natal je n'étais pas très apprécié, je m'en rendais seulement compte maintenant … je ne dirais rien quand à la tristesse de la chose ! Je me ridiculisais bien assez par moi même. Et d'ailleurs, je n'avais nullement perdu de temps pour recommencer. En effet, à peine venais-je d'entrer dans la cuisine que j'étais tombé sur quelqu'un. D'accord, je le reconnaît, depuis le début je savais que je n'étais très certainement pas autorisé à me trouver ici, qu'importe ce que j'avais pu me dira avant je le savais. Mais bon, je comptais sur la solidarité entre personnes de situations précaires pour peut être obtenir un petit quelque chose. Mais quelle erreur avais-je faite … en effet, l'homme qui se trouvait là, trempé chose que je ne remarquait que trop tard, n'était en aucun cas un quelconque serviteur ou cuisinier, non, il s'agissait de quelqu'un d'important et qui, semble-t-il, venait de rentre : Guy de Gisborne. Autant vous dire que était clairement visible sur mon visage. J'aurais même du devenir livide en me rendant compte de mon erreur, mais encore aurait-il fallu que je sois capable de me rendre compte que l'on devait normalement avoir peur dans ce genre de situation. Décidément, mettre les pieds dans le plat était un talent qu'il fallait bien me reconnaître, mon unique d'ailleurs.

« Oh eux veuillez m'excuser euh … euh ... » mince, quel était le nom d'usage pour son rang déjà ? Je ne me souvenais plus, je n'avais même jamais su … « Veuillez m'excuser, je ne suis pas très habitué à tout cela » Genre côtoyer des gens … finalement je comprend maintenant pourquoi on m'envoyait en forêt ! Je me serais connu j'aurais fait de même. « Et Caan, à votre service » avais-je cette fois dis des plus calmement, un sourire aux lèvres et m'inclinant légèrement.

Je m'étais rapidement détendu, c'était le meilleur moyen de s'enfoncer autrement et puis franchement, la surprise passée, il avait beau être important je m'en fichais un peu. Et puis jusqu'à maintenant il était des plus agréables malgré ma présence n'est point été voulu. Alors quand il m'invita à m'approcher et me servir, je ne me fis point prier. Par contre autant je profitais de la bonté de mon hôte, autant je savais qu'il ne fallait pas non plus dépasser les limites, prenant juste un peu de pain pour tenir jusqu'à demain où je pourrais chasser … C'était autorisé de chasser, n'est-ce pas ? Boarf, tant pis ! Cela ne m'aurait pas arrêté de toute manière. Le De Gisborne me demanda alors ce que je faisais là.

« Je voyage ici et là. A vrai dire je suis dans une quête, celle de la peur, seulement avec le temps dehors j'avais besoin de faire halte quelque part et votre famille a accepté de m'héberger une nuit durant. D'ailleurs vous m'avez l'air d'avoir passé du temps dehors vous aussi au vu de votre état, je me trompe ? Je vous demanderais bien ce que vous faisiez mais je me demande surtout … ne devriez vous pas au moins vous sécher ? Trempé comme ça vous allez attraper la mort ! » Même si celui lui seyait comme un gant …

J'avais toujours su que j'avais des horizons plutôt libres en terme d'attirance et un homme trempé … bref ! Ceci était déplacé et aussi impensable avec quelqu'un de son rang, comme à chaque fois. Mais bon, il était difficile de ne pas laisser mon esprit dériver un petit peu, cela ne faisait pas de mal après tout ! Quoi qu'il en soit, ce que je venais de lui dire je le pensais vraiment, si il restait comme ça il avait toute les chance de tomber malade, surtout que ce château était tout sauf des plus chaud, bien au contraire même. Enfin bon, ce n'était pas vraiment mes affaires, ce n'était très certainement pas à moi de lui dire quoi que ce soit et en plus, de ce que j'avais entendu, ce Guy de Guisborne était là quelqu'un qui savait très bien se débrouiller seul, surtout dans la nature, alors c'était moi le novice à côté de lui. Quittant ma pensée je lui lançais un grand sourire. Il est vrai que j'étais toujours là, moi qui à la base comptais juste prendre de quoi manger et retourner dans ma chambre. Mais maintenant, j'avais envie de rester encore un peu, du moins si mon compagnon de nuit n'était pas contre.

« Normalement j'aurais dû vous laisser, je n'avais pas prévu de rester après avoir trouvé de quoi manger. Cependant .. cela ne vous dérange pas si je m'attarde un peu ? Cela fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de manger en … si bonne compagnie. » Je le jure, c'était dit en toute innocence ! En aucun cas je n'avais vu le double sens. Vraiment, j'étais juste content d'être un peu en compagnie de quelqu'un, étant très solitaire ces derniers temps.
Revenir en haut Aller en bas
Alban C. Sullivan
avatar

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : northern lights
⇜ feat by : Ben Barnes

ժ Messages : 96
ժ Sous d'or : 160
ժ Âge : 26 ans
ժ Profession : Jeune avocat
ժ Conte : Robin des bois
ժ Qui es-tu en réalité ? : Guy de Gisborne

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Lun 21 Oct - 1:38

Cela intéressait-il vraiment Guy de savoir ce que faisait là son interlocuteur qui était semble t-il un simple voyageur de passage, plus proche du bas peuple que d'un quelconque seigneur. Oh oui, le jeune de Gisborne était exactement comme son père, le shérif ou encore le prince Jean. Il était de ceux méprisant les paysans, et ne se cachait nullement de ce simple fait parfaitement établit. À vrai dire, Guy était vu comme l'un des trois tyrans du comté de Nottingham, et si il n'en retirait pas vraiment de la fierté, il était satisfait d'être respecté. Il était donc très rare de voir le noble en présence d'un plus faible que lui, et il s'étonnait d'ailleurs que son père ait accepté de loger pour une nuit ce vagabond. Cela dit, il ne savait finalement rien de lui, ce n'était que pure spéculation. Oh par le Diable, il s'en fichait bien, ce soir la fatigue le prenait au corps et il était capable de se sentir aimable même envers les serviteurs du château. Pour preuve, Guy ne s'offusqua pas franchement du manque de manière de son interlocuteur qui avait visiblement beaucoup de mal à trouver ses mots. Était-ce par le fait qu'il venait de se rendre compte que qui était son hôte ? Ou simplement parce qu'il n'avait pas la moindre connaissance des usages ? Peut être un peu des deux. Guy lui sourit et haussa les épaules. Vraiment, la fatigue de cette journée avait empiété à pleine mesure sur son humeur massacrante et le rendait franchement abordable. Ce n'était vraiment pas tous les jours que quelqu'un avait la chance de le voir ainsi. Sauf peut être le shérif. Mais avec lui, c'était une autre histoire.

« Ne vous en faite pas, je ne vais pas vous faire arrêter pour un morceau de pain. Et hum... enchanté Caan. »

Non, il était parfaitement surprenant de voir le jeune comte de Gisborne aussi sympathique à une heure aussi tardive alors qu'il ne pensait qu'à prendre un bon bain et aller se reposer pleinement après cette chasse qui l'avait éprouvé. Ah ça... on ne pouvait point dire le contraire, Robin avait été très dur à pister, et plus encore à poursuivre. Malgré leurs efforts conjoints, Guy et le shérif ne parvenaient pas à mettre la main sur la secrète planque des Merry Men, et bien qu'ils mirent tout en œuvres pour les attraper, ces hors la loi finissaient toujours par s'échapper. Le seul objectif du jeune homme était bien évidemment de faire payer à son cousin sa traitrise, aussi bien envers la couronne que envers lui même. Et plus que tout, il comptait bien remettre la main sur Marianne. Oh Dieu qu'il la haïssait, oui, mais l'amour le faisait souffrir tellement aussi. Les sentiments qu'il entretenaient pour elle n'étaient pas moins faibles, ne cessaient de se raviver, jusqu'à en pourrir la moindre parcelle d'existence de Gisborne. Une ombre passa dans son regard, furtive mais présente, jusqu'à ce que la voix de son invité réponde à la question pose. Il l'aurait presque oublié tient. Continuant de mordre dans la pomme, il écouta. Un peu surpris par le discours inattendu, il n'eut pas le temps de rebondir que Caan le fit à sa place, saisissant un sujet peut être pas franchement approprié.

« Vous avez vu juste. Je viens à peine de revenir d'une chasse contre quelques hors la loi. Le temps m'a prit par surprise et j'ai essuyé l'orage avant d'arriver. Inutile de vous inquiéter pour moi, un bain m'attend bientôt, et la faim se faisait plus pressante. Votre curiosité cependant est touchante, et heureusement, pas aussi mal venue qu'elle aurait pu l'être. Vous posez les bonnes questions Caan, cela vous évite au moins la corde au cou. »


Hélas oui, Guy n'était pas franchement ouvert à la discussion sur ses motivations personnelles, et si l'autre avait tenu à savoir, il aurait fini au mieux à la porte, au pire pendu haut et court sans attendre. Oh, il avait bien conscience que ce n'était pas le meilleur moyen pour approcher la sociabilité, mais le jeune homme avait tenu à mettre les choses au clair. Et finalement, son invité s'en sortait plutôt bien, avec les compliments du chef d'ailleurs. Cela ne l'étonnerait pas cependant que Caan tienne à retourner dans sa chambre et éviter plus longtemps la compagnie du seigneur de Gisborne. Cela dit, l'autre avait mentionné dans sa quête la recherche de la peur. Avec un peu de chance, il aurait comprit les mots de Guy sans pour autant s'en effrayer. Ce qui avait quelque chose de passablement curieux, un poil irritant, mais terriblement nouveau et amusant. Et sans réelle surprise au final, il entendit l'autre demander l'autorisation de rester. En d'autres circonstances, le Sire de Gisborne n'aurait pas accepté cette compagnie, non vraiment. Et finalement, l'attrait de l'intérêt le poussa à accepter, plus par curiosité que par vrai plaisir de partager un moment avec quelqu'un. Ce n'était plus vraiment le genre de Guy d'aimer la compagnie. En dehors de celle des femmes qu'il allait voir de temps à autre, il n'entretenait d'amitié avec personne, sinon le shérif et peut être le Prince Jean. D'aucun n'aurait pu dire que Guy de Gisborne avait des amis, et il s'en accommodait très bien.

« Vous appelez ça manger ? Allons donc, ne vous privez pas, je vous autorise à prendre plus qu'un misérable bout de pain pour satisfaire votre faim. Quant-à rester... faite, même si je suis rarement considéré comme de bonne compagnie. Alors ainsi, si vous êtes en quête de la peur, cela signifie-t-il que vous l'ignoriez ? »

Sa remarque de tout à l'heure en était la preuve évidente de sa mauvaise compagnie. Il attendit simplement la réponse. Le silence s'installa alors, peut être un peu pesant, mais Guy n'avait nullement sujet à étaler, surtout pas sur lui. Il était prêt à écouter l'autre si il avait quelque chose à dire – sans promettre d'y porter intérêt, il ne fallait pas pousser – et de répondre à quelques questions si celles ci ne le dérangeaient pas ou lui plaisaient. Ah, qu'il était difficile le jeune de Gisborne. Il avait d'ailleurs reprit son couteau en main, découpant soigneusement des quartiers de pomme dans celle qu'il avait déjà entamé avec les dents, plus par envie de couper quelque chose que de manger son fruit d'une manière décente. Mais il fallait bien que la fatigue vienne une nouvelle fois le déranger, car dans une seconde d'inattention, il s'entailla le doigt, plutôt profondément d'ailleurs. Dans un juron, il porta le doigt à ses lèvres, non pas irrité par une douleur assez peu présente mais bien par l'incapacité de son esprit ce soir à bien jouer, et faire n'importe quoi. Entre la sympathie et le reste, Guy de Gisborne aurait pu être méconnaissable.

« Hé bien, il semblerait que je sois plus fatigué que je ne le pensais. Ce bain me fera surement un bien fou, mais le sommeil plus encore. Ma foi, vous êtes de bien meilleure compagnie que moi. »

Il soupira et se passa la main sur les yeux. Légèrement crevé ? Non, pas du tout, trop fier pour l'avouer.


Dernière édition par Alban C. Sullivan le Dim 27 Oct - 1:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Lun 21 Oct - 2:51

Le jeune comte de Gisborne, rien que ça ! Décidément j'étais vraiment doué pour choisir mes moments et tomber sur les gens importants. Premièrement j'avais été surpris bien sûr, sous le choc même tant je ne m'attendais pas à tomber sur cette homme mais un simple domestique. Mais une fois la nouvelle avalée je dois bien reconnaître que c'était la curiosité qui m'avait envahit. Je trouvais cela très intéressant de me retrouver ici avec lui à cette heure si tardive et surtout que je n'ai point été envoyé à la potence sachant très bien que je n'avais nul droit d'être ici. Alors quand il me répondit qu'il n'allait pas me pendre pour un bout de pain ? A défaut de peur, si je n'avais pas eu un minimum de respect j'aurais sans douté éclaté de rire. De ce que j'avais eu ouïe dire il en avait envoyé beaucoup au billot pour bien moins que ça. Mais bien sûr je n'allais pas en faire mention, ce serait jouer contre moi même et lui donner une bonne raison de confirmer mes dires et ceux de tous les villageois, les gueux pour eux, sous leur domaine. Je retenais donc ma langue et me contentais d'un simple sourire avant de me servir mon fameux bout de pain.

Mais alors qu'il me demanda la raison de ma présence, l'espace d'un instant, je pu voir que son esprit s'était envolé vers d'autres pensées et, si je n'étais pas trop empoté, je pouvais dire que c'était des pensées biens sombres. Mais cela ne me regardait pas, plus que ça même, je m'en fichais complètement. Je n'avais rien contre le de Gisborne mais je savais que, même si il se décidait à me faire part de ce qui le tracassait, je serais vite dépassé et incapable de lui donner quelconque conseil utile. A vrai dire il aurait plus vite fait de parler à un mur, il serait plus réceptif, ce n'était pas pour rien que mon père me traitait de bon à rien et si j'étais incapable de comprendre les problèmes d'un paysan, ceux d'un comte étaient tout simplement hors de ma portée. Je lui répondis donc simplement à la question qu'il m'avait posé, expliquant ma présence et ayant l'impression de le réveiller à coup de seau d'eau lancé à la figure, ce qui était assez amusant de mon point de vu sachant qu'il était trempé déjà. Mais ce qui le fit plus réagir n'était pas le récit de ma quête mais plutôt le fait que je n'hésite point à poser des questions le concernant que nul autre n'aurait osé à ma place. Ce fut d'ailleurs assez étrange pour moi de me faire complimenter pour avoir eu assez de discernement pour ne pas lui avoir posé la question concernant ses motivations. Heureusement qu'aussi inconscient que j'étais ce ne soit pas autant.

« voilà une chose que nous avons en commun ! D'avoir été surpris par l'orage. Et merci, je n'ai peut être peur de rien mais je sais jugé un minimum de ce qui doit être dit ou non … enfin pas toujours, mais l'idée est là. »

Pour la suite je lui avais demandé de rester si il le voulait bien. Traitez moi de fou de n'avoir profité de la première occasion pour m'éclipser et éviter les ennuis, mais moi ce que je voyais c'était simplement une nuit qui allait sans doute être beaucoup plus intéressante qu'elle n'aurait dû l'être à la base. Et puis jusqu'à maintenant le jeune comte n'avait aucunement été hostile avec moi, au contraire il avait été plus que courtois et semblait même amusé par mon manque de conduite vis à vis de quelqu'un de son rang et sans doute de sa réputation. Alors je comptais bien en profiter un peu, c'était mieux que de compter les briques de ce château pour m'endormir. Sa réponse ne fit d'ailleurs que confirmer ce que je disais, me poussant à prendre plus que ce que je m'étais permis jusqu'à maintenant et acceptant ma compagnie, même si de son point de vu il était rarement considéré comme quelqu'un avec qui on aimait rester. J'avoue que même avec ce que j'avais pu entendre dire j'avais grand mal à m'en convaincre, à vrai dire partir me paraissait bien plus dommageable que de rester avec lui. Je me servis donc un peu plus, de quoi me faire un véritable encas, pendant que je souriais de voir l'intérêt qu'il portait à mon absence de peur. Au final pour briser la glace il n'y avait pas mieux.

« Je vous remercie. À la fois pour la nourriture et aussi pour m'autoriser à rester, c'est très aimable à vous. Autrement oui, la peur m'est complètement inconnu. Tout le monde dis avoir ressentit le frisson, moi jamais, j'ignore complètement cette sensation. Depuis on me traite de fou de rechercher cela mais bon … je continu. »

Enfin briser la glace … Cela avait été bien vite dit ! Car à peine avais-je terminé ma phrase qu'un silence s'était installé. Un peu gênant il fallait l'avouer, j'aurais préféré que la discussion ne perde pas en rythme, c'était toujours plus agréable. Mais bon, pendant ce moment de pause chacun de nous en profitait pour manger. Enfin manger … moi je mangeais, le de Gisborne semblait quand à lui plus intéressé dans la découpe de sa pauvre pomme plus que dans son ingestion … dans la découpe de son pauvre doigt aussi, qui lui fit poussé un juron né de douleur et aussi de frustration sans doute de s'être raté. Je ne me serais aucunement permis de rire à ce moment là … cela dit je reconnais que je faisais mon possible pour réprimer un sourire, cela aurait pu être prit comme une moquerie. Il admit alors lui même sa fatigue, utilisant cela comme excuse pour justifier sa mauvaise compagnie. Cette fois je me laissais sourire. Oh si il savais !

« Vous me demandiez si j'ignorais la peur ? Je vous ai peut être déjà répondu mais laissez moi en profiter pour vous donner un exemple. Vu votre état de fatigue je n'aurais aucun mal à vous dire qu'il serait préférable que je vous accompagne pendant que vous prenez votre bain, vous savez, par prévention. Et aussi car je maintiens mes dires, vous êtes de très bonne compagnie. » Un sourire légèrement taquin accompagnait mes mots cette fois. Je savais très bien ce que je risquais, mais je m'en fichais. Je connaissais sa réputation mais je voulais tenter ma chance, il était vraiment sublime et je m'en serais voulu de n'avoir rien fait autrement.
Revenir en haut Aller en bas
Alban C. Sullivan
avatar

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : northern lights
⇜ feat by : Ben Barnes

ժ Messages : 96
ժ Sous d'or : 160
ժ Âge : 26 ans
ժ Profession : Jeune avocat
ժ Conte : Robin des bois
ժ Qui es-tu en réalité ? : Guy de Gisborne

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Dim 27 Oct - 0:36

Il sourit. Ce qui était rare depuis quelques temps. Et pourtant, il venait de sourire à cet homme qui était pourtant très étrange. Sincèrement, il n'aurait su dire pourquoi, mais il y avait chez lui quelque chose de.. très amusant. En un sens, il avait dans l'idée que ce genre de personne était très facile à manipuler. Ce qui était bien pour lui, moins bien pour l'autre. Bien sûr, Guy n'avait pas encore vraiment l'intention de pourrir son invité, mais il ne faudrait sans doute pas grand chose pour le piéger. Il semblait lui faire trop confiance. Et peut être était-il un peu idiot sur les bords aussi. Mais il avait sourit. Grand exploit.

Un frisson se réveilla à la base de son dos, le faisant lui même trembler de froid et manquer d'éternuer. Cela semblait presque saugrenue comme situation, puisque son invité allait lui parler quelques secondes plus tard de sa quête de la peur. Tous hommes la connaissait, du moins Guy n'avait pas le souvenir d'avoir rencontré quiconque sans cette caractéristique. Il restait à la fois sceptique et admiratif devant Caan, puisque celui ci était d'un côté une bête de foire – d'une certaine manière tout du moins – et de l'autre un très bon menteur, ou acteur, au choix. Dans les deux cas, de Gisborne ne savait pas ce qu'il allait faire de lui. Bon, il n'était qu'un voyageur de passage, rien de véritablement important, mais le jeune homme était le dernier de qui il fallait se moquer. Mais il avait comme l'impression que ce cher invité n'était pas en train de mentir. Pouvait-on donc vraiment ignorer ce qu'était la peur ? Un drôle de manque, du moins, c'est ainsi que le pensait Guy. Il n'était pas vraiment du genre à s'effrayer, il faisait face à la peur comme un homme était capable de le faire, loin de reculer devant l'adversité. Mais ça ne lui ôtait pas l'instinct de survit, comme à tout être humain en fait. Impressionné par son interlocuteur ? Non, ce n'était pas son genre, il en fallait bien plus pour cela. En vérité, Guy était assez doué pour maitriser une certaine méprise envers toutes autres personnes qu'il n'estimait pas. Et malgré le fait qu'il appréciait Caan, dans une certaine mesure, il ne lui offrait nullement crédit.

« Hum de rien. Pour la nourriture, évidemment. C'est effectivement une quête bien particulière que vous avez là mon ami. »

Même si au fond, Guy n'aurait jamais perdu son temps pour pareil broutilles. Mais l'on croisait de ces particularité dans ce monde, qu'on finissait par ne plus s'étonner de rien. Évidemment, le jeune homme était de ceux ignorant plus ou moins l'existence de la magie, ne faisant que la soupçonner au mieux, et l'ignorer. À Nottingham en tout cas, il y avait rarement manifestation de ce type là.
Le silence installé n'était pas pour déplaire à Guy, et comme il avait déjà prévenu, il n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler une personne de bonne compagnie. En soi, le silence l'apaisait, lui permettait de mieux réfléchir, de se situer. Il avait certes brisé celui ci quand il s'était coupé, mais cela avait plus tenu de la remarque humoristique sans vocation véridique. Jamais. Guy n'avait pas vraiment d'humour de toute façon, ou alors le sien était assez malsain. C'était vrai, quand on voyait sa gueule, on avait du mal à se faire à l'idée qu'il était l'un des pires tyrans de Nottingham, et pourtant, le jeune homme avait déjà coupé des têtes et pendu pour bien moins qu'un vol d'une miche de pain. Cela donnait une assez bonne idée de l'homme qu'il pouvait être.

Et l'homme qu'il pouvait être d'ailleurs, aussi dénué d'humour qu'il semblait le montrer, n'était nullement à prendre à la légère, ni à sous estimer. Sa sympathie apparente n'était pas toujours bon indice, même si en l'occurrence, elle était plus proche de la sincérité que de l'envie de véritablement piéger. Mais si Guy avait été honnête, il aurait clairement conseillé à Caan de ne pas jouer à ce petit jeu avec lui. Oh, il n'était pas idiot, il voyait bien où voulait en venir l'autre. Rien de personnel bien sur, une petite nuit de détente, c'est tout ce qu'il espérait. Échapper aux regards qu'il lui avait lancé, c'était être aveugle. Et bénie soit sa bonne humeur, car Guy ne s'offusqua pas de la proposition qui tenait plus de l'absence de conscience qu'un véritable jeu de la peur. À vrai dire, cela servit surtout à nourrir son égo. De là à savoir si il allait vraiment accepter... c'était une autre paire de manche.

« Êtes vous certain de ce que vous demandez ? Ne croyez vous pas que je vois clair dans votre petit jeu Caan ? Je ne suis pas homme de la dernière pluie. Mais... soit, par prévention dirons nous. Nous verrons jusqu'où votre manque de peur peut vous pousser. »


Sourire narquois, presque mauvais. Il verrait vraiment la bonne compagnie dans les yeux oui... Au même instant, comme s'il avait entendu ses pensées, le serviteur vint annoncer le bain, prêt et chaud pour être utilisé. Guy en salivait d'avance d'aller pouvoir se détendre un peu, et surtout, profiter de son petit jeu. Il ne prétendait pas refuser la proposition largement caché mais Ô combien visible, il n'était... sûr de rien. Après tout, il y avait mille façon de profiter de la nuit en s'amusant. Prenant un dernier morceau de pomme, il invita Caan à le suivre, sous le regard discret du serviteur qui pourrait s'en allait jaser un peu plus loin, sans comprendre. Ou alors trop comprendre. Il aurait tôt fait d'avoir la langue coupée celui là.

Loin d'être vraiment pudique – pour ce que c'était de toute façon, Guy ne perdit pas de temps pour retirer ses vêtements trempé et se glisser dans l'eau chaude, lui laissant échapper un soupire de contentement. Les yeux fermé, il savoura l'instant, le silence, puis les rouvrit, les posant sur son invité qui n'avait pas vraiment bougé. Prévention oblige non ? Pas assez drôle. Il demanda posément, la voix pourtant taquine, un semblant de dangerosité pourtant. Celui qui ne connaissait pas la peur ne risquait pas de le percevoir de toute façon.

« Dites moi Caan, êtes-vous doué pour les massages ? »


Innocence ? Pas tout à fait.


HRP : Ok... OK Je suis d'accord, je suis un peu partie en live sur la fin xD Si quelque chose va pas, tu me dis x)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Mar 29 Oct - 0:48

On m'avait souvent fait savoir que j'étais un véritable inconscient. Ce que je pensais ? Qu'ils avaient tout à fait raison. Je n'était peut être pas très futé mais pas aveugle non plus, je n'avais aucune notion de quand je devais faire preuve de retenu, me mettre sur la défensive ou tout simplement m'arrêter. C'était un peu ce qui était en train de se passer en ce moment même. D'abord j'étais venu frapper à la porte des de Gisborne alors que j'étais plus qu'un moins que rien, ensuite j'étais descendu dans les cuisines sans autorisation où j'avais été confronté à l'une des figures les plus connu des environs avec les pires des manières, demandant à manger et lui faisant même la requête de rester à ses côté. J'étais tout à fait conscient que je ne manquais pas de chance ! En effet, à ma place, un autre aurait très bien pu se faire pendre à n'importe laquelle de ces étapes. Moi en revanche ? J'avais réussi à lui décrocher un sourire et même sa sympathie ! Enfin … moi il me paraissait sympathique en tout cas et de ce fait je ne cherchais pas à voir plus loin, à vrai dire l'idée qu'il puisse jouer avec moi avant d'appeler les gardes ne m'avais pas le moins du monde traversé l'esprit. En tout cas je lui souriais aussi. Au fond je savais très bien ce qu'il pensait, que j'étais fou, comme tous les autres, mais je comprenait pourquoi il pouvait penser cela et ça m'importait bien peu, je n'attendais pas à ce que les gens partagent ma vision des choses. Cela dit je ne lui répondit pas, je sentais qu'il n'y en avait nul nécessité. Et puis parler de ce genre de chose revenait à parler du beau temps, un des deux venait vite à se lasser.

Pour le reste ce ne fut que silence, silence un peu gênant mais qui au moins me permettait de grignoter tranquillement avant de reprendre. Car oui, il me fallait malheureusement bien plus que cela pour me faire taire définitivement et, profitant de l'ouverture qui m'avait été donné, je lui fis une proposition. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce que j'avais véritablement en tête, après tout si c'était le cas je n'aurais pas pu le dire, mais c'était toujours plus intéressant que de dire brutalement que je le trouvais très plaisant à regarder et que je souhaitais vérifier la température afin de vérifier si il y avait moyen de … s'amuser dirons nous. Il y avais bien plus de nobles qu'on ne pouvait le penser ayant ce genre d'appétit, c'était une chose que j'avais découvert durant mes voyages et qui m'avait fait beaucoup rire. Cela dit je n'étais pas un de ces garçons de joie acceptant tout traitement pour être dans les bonnes grâces d'un grand nom ou pour de l'argent, non, si je me laissais aller c'était uniquement quand j'en avais envie. Quand à la réaction du conte de Gisborne … elle était particulièrement intéressante ! En effet, il me fit bien comprend qu'il n'était pas dupe, mais surtout il ne s'offusqua pas de telles pensées de ma part ni me condamna, c'était un très bon signe ! Un large sourire taquin se dessina alors sur mon visage.

« Oh je n'avais nul intention de vous cacher la vérité mon seigneur, simplement de l'habiller. »

Mais ma phrase se termina juste à temps, un serviteur entrant dans la pièce et annonçant que le bain de monsieur était fin prêt à le recevoir. Un bain chaud … voilà qui devait être bien agréable ! Là dessus les seigneurs avaient de la chance. Par contre, quand le jeune conte m'invita à le suivre, je peux vous dire que je n'y réfléchi pas longtemps ! Suivant ses pas sous le regard indiscret du serviteur mais qui, par chance, n'en parlerait pas ou du moins pas avant que je sois déjà bien loin de ces terres.

Une fois dans la salle de bain, je restais près de la porte sans bouger, attendant que ce soit lui qui me dise ce que j'avais droit ou non de faire. Je savais comment ça fonctionnait et je ne voulais pas que par un mot mal placé je me retrouver à forcer le passage pour quitter les lieux. Par contre … me délecter du spectacle qui se déroulait devant moi, croyez bien que je ne m'en était pas privé ! Car oui, il se déshabillait devant moi, ne cherchant point d'intimité et il fallait bien le dire, il était plus que sublime. Si vraiment il devait se passer quelque chose j'en serais plus que comblé et conserverait se souvenir bien des années sans jamais le regretter j'en étais certain ! Une fois dans l'eau il me lança un regard avant de me demander si j'étais doué pour faire des massages, une pointe de défis dans la voix. Je me mis à sourire, encore.

« Oh oui à en croire les dires ! Il paraît que je suis particulièrement doué de mes mains. »

Je ne mentais pas, je savais me servir de mes mains. Nul pensée mal placée ! Enfin si un peu mais pour le massage j'étais doué. Ne manquant pas de force je savais appliquer de bonnes pressions capable de détendre n'importe qui et là dessus on ne m'avait fait que des compliments. C'était aussi très pratique pour me défendre dans un autre contexte ! Cela dit je ne pensais pas avoir besoin de ma force dans ce sens cette nuit. Je m'approchais donc, relevait mes manches et commençait à faire démonstration de mon art autours de la nuque du de Gisborne. Mon regard ne pouvait s'empêcher d'être attiré par ce corps bien que caché par une eau semi-limpide mais pas assez à mon goût. Je continuais mon massage, tentant de le faire varier un maximum pour ne pas le lasser, avant de me décider à faire avancer les choses.

« Souhaitez vous que j'approfondisse un peu plus mon seigneur ? Si vous me donner l'autorisation, je pourrais vous faire faire l'expérience de certaines techniques que j'ai appris au cours de mes voyages. » Mon ton était clairement provocateur et évoquait le sous entendu.
Revenir en haut Aller en bas
Alban C. Sullivan
avatar

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : northern lights
⇜ feat by : Ben Barnes

ժ Messages : 96
ժ Sous d'or : 160
ժ Âge : 26 ans
ժ Profession : Jeune avocat
ժ Conte : Robin des bois
ժ Qui es-tu en réalité ? : Guy de Gisborne

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Dim 24 Nov - 21:19

Ne pas le cacher, seulement l'embellir, voilà des mots qui avaient plut à Guy lorsqu'il les entendit. Cela avait au moins le mérite d'être parfaitement franc et relevait parfaitement le caractère sans peur de Caan, si l'on peut dire. De Guisborne était pour l'instant toujours convaincu que tout homme connaissait la peur, il supposait cependant que dans le cas de son invité, celui ci était plus inconscient que réfléchit. Mais s'il ne s'intéressait pas aux rumeurs qui tournaient sur les tyrans de Nottingham, c'était son problème, Guy n'allait pas s'ennuyer avec quelque chose d'aussi peu intéressant quand il pouvait avoir en contrepartie quelque chose de très amusant. Ce n'était ni la haine contre Marianne, ni un quelconque manque de contact physique – que cela reste bien clair, le comte n'avait aucun mal à assouvir ses désirs, nombreuses étaient les femmes qui faisaient la queue pour partager son lit – qui le poussait à avoir ce genre d'envie. Ni même véritablement l'envie de découverte de nouvelles sensations. Si on avait demandé à Guy pourquoi il faisait ça, il aurait sans doute répondu ne pas savoir pourquoi, mais il le faisait. Car il voulait jouer. Rien ne prédisait qu'il irait au bout des choses, mais en y repensant, Caan qui était bien entreprenant lui plaisait, sans aller au delà du physique avenant bien évidemment. Il n'y aurait pas de sentiments pour cette nuit, juste le plaisir du jeu et des corps si cela devait aller jusqu'à cette fin.

Il avait sentit sur lui le regard du jeune homme lorsqu'il s'était déshabillé, et ne douta pas un instant du désir qui le prenait. Pour sa part, Guy savourait l'eau chaude et la pensée amusante que tout ceci allait bientôt devenir intéressant. Surtout à la perspective que les mains de son invité parcours sa nuque et son dos. À l'en écouter, cela faisait rêver. Il attendait de voir ça.

« Montrez moi ça alors, j'ai hâte de goûter à vos talents. »

Si l'un ne sous entendait pas particulièrement grand chose, le second ne se gênait pas pour partir dans les sous entendu graveleux, ni ne s'en cachait. Il était amusant de constater que Guy, malgré son visage assez angélique et ses traits gentils était tout sauf ce qu'il laissait paraître. On le percevait comme un gentleman avenant, sympathique, charismatique, tout de l'homme parfait que chaque femme souhaiterait épouser. Mais quand on le connaissait véritablement, il n'était qu'une âme noire, brulé par la haine et l'amour sans borne qu'il portait à une femme qui venait de le trahir. La plaie en lui était récente et saignait encore, mais le caractère tyrannique de Guy remontait bien plus loin encore. L'enfant qu'il avait été jouant dans les jardins des Locksley avec Robin avait depuis longtemps disparu. Cynique, mortellement menteur et trompeur, violent et méprisant, voilà qui était le comte de Gisborne, faisant honneur à son chef le shérif de Nottingham, son meilleur ami et mentor. Beaucoup avaient contesté cette relation, beaucoup avaient critiqué Gregory comme le coupable des changement de Guy, et c'était peut être vrai. Mais le principal concerné n'aurait jamais porté aucune critique à cet homme qu'il... adulait presque en fait. Il ne fallait pas se tromper avec le jeune homme, sa gentillesse apparente était un masque venimeux auquel il ne fallait pas se frotter au risque de finir empoisonner. Caan avait toute les chances de trouver cette nuit agréable tout autant de la voir être la dernière de son existence.

Néanmoins, Guy devait avouer, il était doué. Le jeune homme ferma les yeux de contentement, conscient parfaitement que son invité en profitait pour reluquer ce qu'il pouvait au travers de l'eau. L'orgueil du comte en fut satisfait. Les mains valsaient sur sa peau avec une parfaite maitrise des techniques, et détendu comme il l'était, de Gisborne aurait pu s'endormir si son naturel méfiant n'avait pas joué en sa défaveur – quoique... sait-on jamais ce qu'un paysan peut tenter. Et lorsque Caan se mit à parler, ce fut comme à la sortie d'un rêve, presque inconscient, une torpeur lourde qui le tirait de songes très intéressants sur quelques meurtres à instiguer dans les domaines voisins. Mais malgré ce semi sommeil qui l'avait prit, Guy remarqua très rapidement ce ton provocateur qui ne souffrait pas de sous entendu dans la voix de son invité. Un sourire en coin s'arqua sur ses lèvres, mais le ton feignait une indifférence. Il jouait.

« Hum... Alors faite vite, je sens l'impatience venir. »

Oh non, quel doux mensonge était-ce là ? Mais Guy fut satisfait que Caan ne perde pas de temps en paroles encore futile et se lance dans une exploration de sa nuque avec sa bouche, laissant sa main descendre lentement le long de son torse avant de tomber sous l'eau et atteindre d'autres points autrement plus intéressants. Dire qu'il n'appréciait pas était... Oh non ! Il aimait véritablement ! Y a avait pas à dire, il connaissait des secrets très... les mots étaient difficiles à trouver, mais le plaisir était palpable, autant que pouvait en attester la respiration de Guy, devenue peu à peu irrégulière à mesure que les mains et lèvres se promenaient sur sa peau. Mais il voulait plus. Beaucoup plus.

« Caan, je crois qu... qu'il est temps de passer à des choses plus sérieuses. »

Sans le prévenir, Guy se retourna pour le saisir et le tirer avec lui dans le bain. L'eau éclaboussa un peu partout dans la salle, mais resté la tête à la surface, le jeune homme se fit sans doute surprendre par de Gisborne qui plaqua ses lèvres aux siennes dans un baiser violent avant de commencer à lui retirer ses habits mouillés. L'était temps de vraiment s'amuser.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans] Lun 9 Déc - 19:44

Décidément cette soirée devenait de plus en plus intéressante ! Non seulement, plutôt que de dormir dans la nature à même les éléments, j'avais trouvé refuge dans le château d'un comte, mais en plus … disons que le dit comte semblait être d'une très bonne compagnie avec moi malgré les dires, ne m'ayant pas encore envoyé à la potence. Mais quand je dis bonne compagnie, comprenez que … ce soir allait être une très bonne nuit, autant pour lui que pour moi et vu l'individu que j'avais en face de moi j'en salivais déjà d'avance. Cela me changeait grandement des rares choix masculins que j'avais pu avoir lors de mon voyage, ne comptant donc pas rater cette occasion donc et forçant même le sort un peu plus que de raison. J'avais vraiment de la chance que le De Gisborne soit bien luné, car dans d'autres cas il en aurait fallu bien peu pour que je me retrouve à fuir au loin, la garde à mes trousses car j'avais osé émettre l'idée d'une relation intime avec un homme ou pour avoir blessé l’ego d'un pathétique seigneur.

Mais tout se passait pour le mieux, étant à présent tout deux seul pendant qu'il prenait son bain, n'ayant pas manqué de bien le regarder, qu'importe les manières, et à présent mes mains s'activait sur son corps pour le détendre dans un massage. Bien entendu cela ne s'arrêta pas là, loin de là même. Je ne savais pas encore jusqu'où il serait prêt à aller, si il voulait simplement s'amuser légèrement ou serait prêt à faire l'expérience totale, mais dans tous les cas je lui proposais d'aller toujours un peu plus loin pour approfondir cet avant goût et, à mon plus grand plaisir, il m'autorisa à continuer. Alors sans plus attendre je délaissais le massage pour aller découvrir sa nuque de mes lèvres et croyez bien qu'une fois le contact établit je ne voulais plus le briser. Cela dit il s'agissait là surtout d'une diversion, dont le but était de le détourner de ma main qui glissait lentement le long de son corps magnifiquement sculpté pour aller rejoindre des zones déjà bien plus sensibles. L'effet ne se fit pas attendre, car déjà la respiration du comte se faisait plus haletante. Un grand sourire de satisfaction se dessina donc sur mon visage alors que je reprenais mes baiser le long de son cou.

Cela dit je ne m'attendais pas à un tel résultat, semblait-il que ces petites préliminaires avait su faire monter l'excitation en lui plus que je ne l'aurais imaginé. Que voulais-je dire par là ? Et bien disons que le jeune homme se faisait à présent impatient et qu'il me tira dans l'eau à ma plus grande surprise ! J'étais un peu déboussolé, tentant de retrouver mes repères, mais sentir les lèvres de l'homme contre les miennes ne me permit pas vraiment d'aller plus vite. Au contraire même, je me laissais complètement aller et l'embrassais franchement pendant que ce dernier m'effeuillait lentement. C'était peut être idiot mais je ne l'avais encore jamais fait dans l'eau et c'était franchement excitant comme sensation. Très vite il ne me resta plus rien sur le dos et déjà j'étais à califourchon sur lui pour profiter de ce fougueux baiser alors que mes mains se perdaient dans ses cheveux mouillés. Mais je ne comptais pas en rester là, après tout le De Gisborne avait raison, il était temps de passer à des choses plus sérieuses. Je fis donc de nouveau plonger ma main sous l'eau pour atteindre une zone entre ses cuisses, une zone plus basse que le comte aurait pu attendre. Après tout, je lui avais promis de lui faire découvrir de nouvelles choses ! Tout comme je voulais lui montrer à quel point j'étais agile de mes doigts. Je fis donc glisser mes doigts sur sa zone sensible, avant de les faire lentement entrer en lui. L'eau facilitait les choses, surtout pour lui qui n'avait sans doute pas l'habitude de subir ce genre de traitement. J'espérais vraiment qu'il apprécierait, car de mon côté je souhaitais franchement aller plus en avant dans ce massage particulier.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: [Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans]

Revenir en haut Aller en bas

[Flash Back] Délicieuse compagnie en cuisine [Alban] [+18 ans]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Académie de Mahou [Flash-Back]
» Luciole - Losing You [Reborn!]
» One Piece : Chapitre 552
» Chapitre 481
» Rundskop, un film qui pourrait passer inaperçu...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Happy Ever After :: CORBEILLE :: ???? :: ????-