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black apples, broken promises & old enemies, w/ mary margaret.

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Regina Mills
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MessageSujet: black apples, broken promises & old enemies, w/ mary margaret. Mer 4 Sep - 22:31



Mary Margaret & Regina.


La tête levée et les bras posés sur les hanches, Regina Mills, vêtue d’un blazer bleu marin et d’une jupe à la couleur assortie, contemplait d’un œil désapprobateur son pommier qui dépérissait depuis la fin de la malédiction. Ses pupilles de jais prenaient note du tronc usé, des fruits noirs et avariés et de l’aspect général dégradant de l’arbre. Son état empirait de jour en jour, il fallait être aveugle pour ne pas le remarquer et stupide pour ne pas comprendre que sa magie défaillante en était la cause directe. C’était comme si son arbre fétiche était le miroir de sa puissance : tant et aussi longtemps qu’elle ne retrouverait pas ses pouvoirs, le pommier continuerait de dépérir sous ses yeux. Le destin avait décidément une bien cruelle et cynique façon de lui rappeler qu’une fois de plus, elle causait de la souffrance à un être vivant. Bien sûr, elle avait tenté par tous les moyens d’y remédier : elle avait même eu la sottise d’engager la conversation avec le vil Rumplestiltskin il y avait quelques jours afin de lui soutirer des informations sur la magie qui avait englobé Storybrooke. Comme il fallait s’y attendre, le monstre vert avait tenté de lui faire signer un de ces fichus contrats en échange de renseignements et Regina avait préféré ne pas insister. Accepter un marché avec cet être manipulateur n’était pas une sage décision, elle était bien placée pour le savoir, mais le fait est qu’elle se retrouvait encore et toujours sans magie et qu’elle était aussi désarmée qu’elle l’était face à son abusive de mère, des années plus tôt. Pour Regina, la magie représentait non seulement le pouvoir, mais aussi la sécurité et la protection. Elle ne savait nullement se servir d’une épée, d’un arc ou de toute autre arme de cet acabit ; la magie lui seyait davantage et c’était la seule chose à laquelle elle s’était raccrochée durant son règne, à la Forêt Enchantée. Ça, et son envie destructrice de vengeance, mais dans son cas, ce détail passait pour superflu. Une grimace tordit les traits de la brunette un moment tandis qu’une pomme pourrie s’élançait de son perchoir pour rejoindre, un ou deux mètres plus bas, une bonne collection de suicidés. Voilà une preuve supplémentaire de ma déchéance, pensa-t-elle sombrement sans un regard de plus pour son arbre. Puis elle tourna les talons et entra dans la mairie, où elle monta à l’étage se chercher une collation en cette fin d’après-midi nuageux : une pomme.

Il pouvait sembler naturel que la Méchante Reine, pour se désigner par son surnom de conte de fée, adorât les pommes – après tout n’avait-elle pas offert ce fruit à Blanche-Neige afin de lui faire payer d’avoir une trop grande bouche ? … Hum, sans mauvais jeu de mot… – mais la vérité était qu’elle les adorait depuis qu’elle était toute petite. Elle se souvenait avec nostalgie que son père se moquait gentiment d’elle parce qu’enfant, elle était incapable d’atteindre les plus hautes branches, celles qui portaient les pommes les plus rouges et les plus juteuses. L’ombre d’un sourire passa sur ses lèvres peintes d’un rouge morne et elle s’observa un instant en passant devant le miroir mural, à l’entrée de son bureau, qui lui refléta l’image d’une femme au masque de glace, une femme qui malgré le stress, la solitude et le manque de sommeil, ne se laissait jamais abattre ou dépasser par les événements. Une femme forte, de caractère, qui ne se serait jamais abaissée à dépendre autant de la magie… Le masque, à cette pensée, se fissura pendant une ou deux secondes, laissant entrevoir un égarement tellement étranger sur ses traits qu’elle en cilla, puis il se recomposa de lui-même. Regina, satisfaite, s’éloigna du miroir pour s’approcher de son panier de pommes, juste à côté. Malheureusement, les fruits déjà récoltés semblaient avoir subi en son absence le même sort malheureux que ceux à l’extérieur : mous et noirs, ils rappelèrent à Regina son propre cœur. Soupirant de dépit, elle réalisa qu’elle n’avait pas le choix : pour faire le plein de pommes pour la semaine, il lui fallait user de la méthode old-fashioned : aller au supermarché de Storybrooke. Elle revint donc sur ses pas et prit place à bord de sa Mercedes noire, qui représenterait à jamais son seul moyen de transport dans cette ville si elle ne parvenait pas à dompter sa magie, imprévisible et frustrante dans ce monde gris et pollué. Elle fit ronronner le moteur et mit les voiles en direction du centre-ville. La circulation était heureusement fluide et la brunette arriva à destination en un rien de temps. Lorsqu’elle sortit de son véhicule, elle ignora superbement les regards d’effroi et de haine des passants sur son passage ; elle avait mieux à faire que de s’occuper d’eux. Heureusement, la nouvelle que la Méchante Reine était encore dépourvue de ses pouvoirs ne leur était pas encore parvenue, sans quoi toute la ville se serait jetée sur elle avec hargne en la voyant se balader aussi librement. Regina entra dans la bâtisse tapissée de maintes affiches promotionnelles, des publicités en tout genre qui avaient fini, avec le temps, par se fondre dans le décor. Le bruit de ses talons hauts sur le sol attira à nouveau les regards, mais la souveraine déchue n’y prêta, là encore, pas la moindre attention. Elle prit un panier au passage et le suspendit à son avant-bras, puis se dirigea vers le coin des fruits et légumes.

Elle essaya de ne pas penser à Henry en s’enfonçant dans le supermarché. Avant que la malédiction ne prenne fin, elle adorait y venir avec son fils de temps en temps et roulait les yeux lorsque le garçon, malin, glissait des gâteaux et d’autres gourmandises dans son panier, en croyant qu’elle ne s’en rendait pas compte. Seigneur, si ce passé pouvait devenir présent, Regina le laisserait glisser tout et n’importe quoi dans son panier, rien que pour ses beaux yeux. Mais elle se souvenait alors, une boule dure et compacte enserrant sa gorge, que Henry vivait désormais avec sa « vraie » mère et ses grands-parents, qu’il ne reviendrait probablement jamais à la maison, enfin son ancienne maison. Ce temps-là était révolu et Regina savait plus que quiconque qu’il était impossible de revenir en arrière. La femme pinça les lèvres. Récupérer Henry était peut-être un objectif impossible, mais elle essaierait par tous les moyens de regagner l’amour et la confiance de son fils. Et puis, ce serait toujours un but plus noble que chercher d’assouvir sa vendetta contre Blanche-Neige et le Prince Charmant. Ces deux idiots pouvaient donc dormir en paix ; pour le moment, ils n’avaient rien à craindre d’elle. Néanmoins, il y avait fort à parier que si elle tombait sur l’un ou l’autre, elle ressentirait de nouveau ce besoin irrésistible de briser toutes ses résolutions et de commettre un geste irréversible. Quoique, sans magie, Regina ne représentait pas une bien grosse menace. Mais cela, personne n’avait besoin de le savoir. La brunette trouva enfin les pommes, offertes à un prix modique et entreprit de choisir les plus rouges et les plus juteuses. Elle soupesait donc chaque pomme dans sa main, en testait la fermeté en la serrant doucement, puis l’approchait de ses yeux pour s’assurer de la qualité du fruit examiné. Ainsi concentrée, elle ne remarqua pas la femme aux cheveux courts était en train de s’approcher d’elle et, en toute honnêteté, Regina aurait souhaité pour tout l’or du monde qu’elle rebrousse chemin et qu’elle la laisse tranquille.

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Mary M. Blanchard
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MessageSujet: Re: black apples, broken promises & old enemies, w/ mary margaret. Mer 30 Oct - 11:54


    Une journée maussade s’annonçait à Storybrooke. Le mauvais temps était chose courante dans cette petite ville aux apparences tranquilles. Le froid s’installait peu à peu et les doux rayons printaniers qui étaient apparu quelques jours auparavant s’étaient finalement évaporés aussi vite qu’ils étaient apparus.
    Blanche dû quitter son lit non sans difficulté. Les draps chauds encore occupés par David n’eurent de cesse d’appeler Snow à venir récupérer sa place. Mais non, la jeune institutrice avait des obligations professionnelles ! En ce Mardi matin, miss Blanchard se devait d’être à l’heure pour ses petits bambins d’écoliers. Avalant son petit déjeuner sans trop tarder, elle fila se préparer dans la salle de bain. Lorsqu’elle sortit vêtue d’un jean et d’un pull rose bonbon, elle attrapa un bout de papier trainant sur la table de la cuisine ainsi qu’un stylo. Elle gribouilla quelques mots sur le bout de feuille et laissa son petit message prêt de la cafetière. Dessus, était écrite la phrase suivante, bien sur adressée à son prince charmant « Mon amour, je suis à l’école pour la journée. En sortant je passerai au supermarché pour refaire le plein du frigo. Je t’aime. ».
    Puis, elle empoigna son manteau ainsi que son écharpe et s’éclipsa le plus discrètement possible, hors de l’appartement.

    Parvenant à se garer sans aucune difficulté devant l’école, Blanche-Neige sortie de sa voiture et s’engouffra à l’intérieur de l’établissement scolaire. A peine eut-elle franchie le seuil de la porte d’entrée que la sonnerie de début de classe sonna. Laissant échapper un soupire de soulagement, Blanche fut étonnée d’être arrivée à l’heure.
    Marchant d’un pas déterminé vers sa classe située au fond du couloir, la jeune femme adressa un large sourire à ses petites têtes blondes qui l’attendaient en rang, sagement, devant leur salle.
    « Vous êtes arrivés avant moi les enfants. ». Tout en parlant, Blanche ouvrit la porte de sa petite classe et invita gentiment ses élèves à entrer, disant bonjour à chacun d’eux.
    Le temps défila à une vitesse folle. Snow ignorait si la levée du sortilège y était pour quelque chose, mais elle trouvait que depuis cet évènement le temps passait très rapidement. De surcroit, les enfants étaient très attentionnés et agissaient tous de manière exemplaire. Etait-ce parce qu’ils savaient que leur professeur n’était autre que la gentille et douce Blanche-Neige ?

    Snow quitta l’école en ayant l’impression de n’y avoir passé qu’une petite heure alors qu’elle y était depuis l’aube. Jetant un coup d’œil machinal à l’horloge de l’Eglise, Blanche nota avec stupéfaction qu’il était déjà 16h. Levant les yeux au ciel, elle grimpa dans sa voiture et pris la direction du supermarché de Storybrooke.
    La circulation fut fluide, aucun ralentissement ne perturba la route menant au supermarché. Après s’être garée à quelques mètres de l’entrée du magasin, Blanche ouvrit la boite à gants et attrapa une liste répertoriant toutes ces courses alimentaires qu’elle devait acheter. Munie de son petit papier, elle descendit de sa voiture et la ferma à clé. Puis, elle se dirigea d’un pas certain vers les chariots afin d’en dégager un en douceur. Armé de son cadi à roulette, la brunette s’engouffra dans le supermarché où de grands sourires l’accueillirent.
    Il y a quelques semaines, Blanche était moquée par la plupart des habitants de la ville. Il y a peu, les villageois la jugeaient d’un air méfiant en la traitant de briseuse de couple ou encore de meurtrière. Or aujourd’hui, depuis que le sortilège maléfique était levé, miss Blanchard était appréciée de tous. Pas étonnant d’ailleurs puisque Mary-Margaret n’était autre que Blanche-Neige, la douce et juste reine de son royaume.

    Accueillie notamment par l’une des hôtesses de caisse du supermarché, Blanche s’approcha machinalement d’elle afin de la saluer. « Bonjour Snow. As-tu passé une bonne journée ? ». Cette caissière du magasin alimentaire avait toujours le sourire aux lèvres et avait le chic de vous mettre de bonne humeur. Après avoir acquiescé d’un signe de tête affirmatif, Blanche n’eut pas le loisir d’ouvrir la bouche car la caissière enchaina dans un murmure : « Je dois te prévenir que le Maire est ici… ».  Blanche ne pu s’empêcher de sourire et de répondre avec sérénité « Par de soucis. Ne t’inquiète pas, je ne vais surement  pas lui faire le plaisir de partir. Bien au contraire ». Adressant un clin d’œil amical à son amie, Blanche tourna les talons et s’aventura dans le premier rayon s’offrant à elle.

    Munie de sa liste de courses, Blanche commença à remplir son chariot, de manière très appliquée. Puis finalement, Mary-Margaret arriva dans l’espace fruits & légumes du magasin. A peine eut-elle fait quelques pas en direction des étalages de fruits, qu’elle aperçue sans aucun mal la silhouette du maire, penchée au dessus d’un cageot de pommes. Visiblement très concentrée à évaluer la qualité du produit, Régina Mills n’avait semble t-il pas repérée sa rivale de toujours : Blanche.
    Snow mis d’ailleurs un petit temps de réflexion avant de finalement prendre la décision d’allé à sa rencontre. Suicidaire notre miss Blanchard ? Non, absolument pas. Mais la jeune institutrice ne voulait pas fuir constamment la Méchante Reine. Bien au contraire, maintenant que celle-ci était déchue et en situation de faiblesse, Blanche n’allait certainement pas se cacher ou l’ignorer. Elle ne voulait surtout pas lui faire le plaisir de croire qu’elle avait peur d’elle et qu’elle l’évitait. Non, Blanche n’avait pas l’intention de passer son chemin !
    Faisant rouler son charriot jusqu’au présentoir de pommes, Blanche afficha un sourire naïf sur son visage en ne lâchant pas du regard l’ancien Maire dictateur de la ville. : « Bonjour Régina ». Attrapant un sac plastique juste devant elle, Mary-Margaret imita ironiquement la Méchante Reine en constatant la qualité de la première pomme venant à elle. Se moquait-elle d’elle ? Certainement.

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MessageSujet: Re: black apples, broken promises & old enemies, w/ mary margaret. Lun 16 Déc - 5:34



Mary Margaret & Regina.


Bien sûr, Regina était consciente d’être le point de mire des autres clients du supermarché. Ce n’était guère étonnant. La Méchante Reine qui osait sortir de sa cachette pour s’afficher au grand jour, voyez-vous cela ! C’était un peu l’événement du jour pour ces paysans aux vies ennuyeuses. Certains osaient la dévisager, mais en gardant leur distance, d’autres l’évitaient, tout simplement. Quoi qu’il en soit, elle n’était pas dérangée pendant qu’elle vérifiait les pommes offertes à la clientèle de Storybrooke. C’était là l’essentiel. Passer pour le monstre de foire qu’on s’amuse à pointer du doigt, façon de parler naturellement, c’était humiliant, mais Regina pouvait l’encaisser. Ce n’était pas la première fois que sa fierté en prenait un coup, après tout. Non, tant que personne ne l’abordait ou ne l’insultait, tout irait bien dans ce paisible supermarché. Elle, elle faisait comme si de rien n’était. Il y a vingt-huit ans, sans doute n’aurait-elle pas toléré d’être fixée de la sorte, pourtant aujourd’hui elle en demeurait de marbre. Être maire, une fonction où le contrôle de soi était de rigueur, l’avait soumise à dompter ses excès caractériels, appelons-les ainsi, et après toutes ces années de renouvellement de mandat – car hormis Vincento Facilier, qui lui avait vraiment tenu tête pour ce poste ? – elle était devenue beaucoup plus apte à faire taire ses impatiences et ses colères. Comme quoi la malédiction lui avait été fort bénéfique, tout compte fait.

Regina avait commencé à remplir un sac de plastique des pommes ayant passé le test de vérification et était littéralement absorbée par cette tâche. Tant et aussi bien qu’elle fût prise de court en prenant conscience de la présence ô combien divine de Mary Margaret Blanchard près d’elle. Celle qui clamait à qui voulait l’entendre que le bien triomphait toujours du mal, et patati et patata, venait d’entrer en scène. Il faudrait bien que cette petite s’ouvre un jour les yeux et s’aperçoive que cataloguer les gens comme étant bons ou mauvais était tout à fait puéril, digne d’une enfant. Mais peut-être était-elle restée cette enfant naïve, tout au fond d’elle, prête à gober n’importe quoi ? Non, quand même pas. L’enfant avait grandi, Regina en avait même, oh quelle joie, été témoin. Et pourtant, Snow White demeurait fermement ancrée en ses anciennes croyances, comme quoi  le monde était divisé entre deux « clans » : les gentils et les méchants. C’était même elle qui avait commencé à la surnommer la méchante reine. La Méchante Reine, avec des majuscules s’il vous plaît. Ah, quoi de plus enfantin qu’une telle appellation ! Regina pinça les lèvres en tournant lentement la tête vers sa pire ennemie, celle qu’elle avait élevée contre son gré, après avoir marié son fossile de père, là aussi contre son gré. Cette petite idiote souriait, en plus. Pourquoi ? Parce qu’elle était contente que la malédiction soit brisée ? Qu’elle puisse enfin se la jouer et venir rire au nez de Regina ? Enfin, qu’elle n’oublie pas la phrase fétiche : rira bien qui rira le dernier !

Cela dit, penser cela ne changeait rien à la situation actuelle : Regina Mills et Mary Margaret Blanchard étaient physiquement proches l’une de l’autre et il ne faisait aucun doute que, si le supermarché n’avait pas encore été réduit en cendres, il le serait probablement dans les prochaines minutes ! Ou pas. Il y avait toujours une maigre chance pour que Regina garde son calme en présence de sa Némésis. Il le fallait, même. Après tout, si elle étouffait Mary Margaret avec la plus grosse pomme qu’elle pouvait trouver, si elle épinglait l’âme sœur de cet idiot de prince au mur avec les couteaux de cuisine du boucher de l’autre section du supermarché, en bref si elle assouvissait sa vengeance aujourd’hui d’une sanglante façon, adieu le fol espoir de regagner l’amour et le respect de son fils Henry. Et pourtant, Dieu que la tentation était grande, surtout qu’à présent, Mary Margaret remplissait à son tour un sac de pommes en la saluant d’un ton ironique. Elle la copiait ? Vraiment, et dans quel but ? Aucun, visiblement, si ce n’était de faire enrager Regina. Décidément, la brune avait raison lorsqu’elle pensait que son ennemie n’avait mentalement pas grandi. La traiter de Méchante Reine était une chose, mais la copier en était une autre. Et de toute évidence, elle ne s’en irait pas de sitôt, celle-là. Une grimace de dégoût mêlé à du mépris s’empara des lèvres de la plus vieille des deux femmes. « Nous sommes au-dessus des civilités et des convenances, toi et moi, tu ne crois pas ? » répliqua-t-elle en scellant son précieux sac de pommes d’un nœud serré. « Si j’étais toi, je ne prendrais pas celle-là, » ajouta-t-elle en désignant du menton la pomme dans la main de la petite brune. « Elle est molle au toucher ; je ne serais pas surprise d’apprendre qu’elle est en vérité pourrie de l’intérieur. Si tu cherches à empoisonner ton prince charmant, tu n’as qu’à venir me voir, c’est gratuit et bien plus efficace. » Avec un ricanement à peine étouffé, Regina s’éloigna vers le coin des desserts afin de se procurer une pâte à tarte pour la tarte aux pommes qu’elle avait en tête. Si Snow White avait envie de perdre son temps et son énergie à la suivre, qu’elle le fasse donc. Regina ne se laisserait pas démonter ou impressionner pour si peu. Ce serait mal la connaître.

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