AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez

alone together, w/ anya.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Regina Mills
Regina Mills

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : hollow bastion + tumblr.
⇜ feat by : lana parrilla.

ժ Messages : 375
ժ Sous d'or : 400
ժ Âge : trente-cinq ans.
ժ Profession : maire de storybrooke.
ժ Conte : snow white and the seven dwarves.
ժ Qui es-tu en réalité ? : the evil queen.

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeDim 11 Aoû - 22:49



Regina & Anya.


Elle ne savait pas trop ce qu’elle faisait là. Elle avait eu envie de prendre un verre, sans doute ; ou envie de sortir, juste pour se prouver à elle-même qu’il n’y avait pas de danger. Après quelques jours en attente qu’il se passe quelque chose au sein de la petite ville de Storybrooke, Regina avait réalisé qu’elle ne risquait finalement pas grand-chose en mettant le nez dehors. Durant ces quelques jours, elle était restée enfermée chez elle, volontairement recluse comme une misanthrope. Après que la malédiction se soit envolée, Regina avait vraiment cru qu’on viendrait chez elle afin de la punir pour tout ce qu’elle avait fait. Elle se savait coupable bien des crimes, alors il lui semblait naturel qu’on lui rende la monnaie de sa pièce ; et pas de la plus gentille des façons, oh non. Ça lui semblait être dans l’ordre des choses, enfin peut-être raisonnait-elle ainsi parce que c’était ce qu’elle aurait fait à leur place. Quoi qu’il en soit, les événements, ou plutôt le manque d’événements, lui prouva le contraire. Ses seuls contacts avec l’extérieur avaient été avec la petite Warbird, la rouquine qui était venue, candidement, lui proposer de manger une tarte au citron meringué ainsi qu’avec Gold, qu’elle avait croisé un matin et qui s’était fait un plaisir de l’humilier et de la rabaisser psychologiquement. Elle avait presque envie d’hausser les épaules et de dire que c’était tout à fait normal de sa part. Ces deux rencontres mises à part, il ne s’était rien passé de notable pour la brunette, ce qui fit qu’elle avait décidé de sortir un peu ce soir.

Dans une ville telle que Storybrooke, les divertissements n’étaient guère nombreux ; il y avait bien quelques petits restaurants, un cinéma, une discothèque, mais c’était globalement tout. Cela dit, les habitants s’amusaient bien avec le peu qu’ils avaient et puis ils s’en étaient fort bien accommodés durant vingt-huit ans, alors ils ne ressentaient pas le besoin d’ajouter des établissements supplémentaires. Cependant, Regina Mills décida de se rendre dans un petit bar cosy dans le Quartier Abou ; un bar dont on parlait peu car les gens préféraient généralement se rendre à la boîte de nuit pour fêter et s’amuser. Par précaution, car prudence est mère de sûreté, elle ne dévisagea personne en conduisant jusqu’au lieu choisi, car elle se disait qu’il valait tout de même mieux que personne ne se rende compte que la Méchante Reine rôdait dehors à cette heure de la soirée ; la prospérité des derniers jours pouvait être trompeuse et la brunette ne donnait pas cher de sa peau si un de ses ennemis tombait sur elle. Et des ennemis, elle en avait à la pelle ; à commencer par Blanche-Neige, le Prince Charmant, Gold, Jefferson, même Ms Swan… Soudain, la perspective d’aller boire quelques innocents verres n’était plus aussi tentante ; néanmoins, Regina continua son chemin. C’est fou, se dit-elle en garant sa voiture noire dans le stationnement réservé aux clients du bar, à quel point rien n’a changé depuis que la malédiction a pris fin. Et c’était vrai. Storybrooke était encore en place et ses habitants n’étaient pas retournés dans la Forêt Enchantée comme cela aurait dû se passer. Ce petit détail était troublant et Regina soupçonnait son ancien professeur de tremper dans ce dysfonctionnement imprévu du sort.

Elle entra sans fracas dans l’établissement, à l’intérieur de laquelle une vieille balade rock des 80’s jouait. Ça lui rappelait la première année qu’elle avait passé à Storybrooke. Le temps était figé, naturellement, mais Regina, qui n’était pas affectée par le sortilège, avait plus ou moins compté le nombre d’années qui s’étaient écoulées. Elle se souvenait avec imprécision du genre de musique qui passait à la radio à l’époque et c’était exactement la même que ce soir ; quelle coïncidence, quand même. Une grande table de billard – occupé – se trouvait à quelques mètres d’elle. Quelques têtes se tournèrent à son arrivée, mais Regina s’avança sans les regarder vers le comptoir. À son grand soulagement, ils ne tentèrent rien ; sans doute croyaient-ils qu’elle pouvait les blesser avec sa magie, comme avant. Dommage pour eux, ils ignoraient que la magie de la Méchante Reine était défaillante dans ce monde. « Une fée des glaces. » commanda-t-elle après avoir jeté un bref regard au menu. Il s’agissait d’un cocktail à base de cidre de glace qui n’avait l’air pas si mal. Une fois qu’on l’eut servi, Regina s’assit pesamment au comptoir, l’air fermé, presque boudeur. Elle ne voulait pas être dérangée, elle avait envie de ne parler à personne. Ce serait donc une soirée tranquille et déprimante à souhait.

Spoiler:
 

_________________

carry on my wayward son

blinding darkness surrounds me. and i am reaching for you only. this hopelessness that drowns all that I believe will be the one thing that i need. for you only. there's a hunger it's slowly growing, chasing shadows but never knowing if all that I have done is keeping me from you.
@TUMBLR GIFS - STUNNING - TRADING YESTERDAY
Revenir en haut Aller en bas
R. Anya Whitedawn
R. Anya Whitedawn

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : bazzart
⇜ feat by : rosie tupper

ժ Messages : 272
ժ Sous d'or : 69
ժ Âge : 20
ժ Profession : étudiante/ danseuse classique dans une compagnie
ժ Conte : Lac des cygnes
ժ Qui es-tu en réalité ? : Odette

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeLun 12 Aoû - 15:00

    Il y a des soirées ou rien ne peut aller. Et ces derniers temps pour Anya ces soirées sont  bien trop nombreuses. Depuis que la malédiction a été levée elle se retrouve bien trop souvent seule, enfermée dans sa chambre à déprimer sur les souvenirs retrouvés de son ancienne vie. Aussi étrange que cela puisse paraitre cette malédiction n’en a absolument pas été une pour elle. Storybrooke et la perte de ses souvenirs lui à permis de reprendre le dessus sur sa peine. De devenir plus forte et d’effacer définitivement la présence de la douce calme et n’ayons pas peur des mots, insipide petite fille maudite et incapable de se débrouiller seule. Bien sûr ce n’est pas une opinion qu’elle formule souvent à voix haute, bien souvent par respect pour ceux qui ont, au contraire terriblement souffert de ladite malédiction. Des personnes comme Mary-Jane par exemple.

    Comment alors regarder sa meilleure amie dans les yeux et lui dire que la raison pour laquelle elle s’enferme si souvent est justement la fin de cette malédiction qu’elle déteste. Elle sait combien Mary-Jane souffre de l’absence de celui qu’elle aime. Elle sait que dans cette ville beaucoup ont tous perdus et qu’ils tentent désespérément de recoller les morceaux tout en sachant que rien ne sera plus pareil. Alors elle ne peut certes pas se permettre de dire que cette malédiction est la meilleure chose qui lui est arrivée depuis longtemps. De toute façon ils ne comprendraient sans doute pas…difficile de les blâmer d’ailleurs. Anya hausse doucement les épaules. Pourquoi rester ici ? De toute façon elle ne pourra pas rester seule bien longtemps puisqu’elle vit en colocation et imposer son humeur désastreuse ne lui ressemble guère. Elle se relève d’un bond et se dirige vers la petite table qui se trouve juste à côté de l’entrée. Elle prend ses clés, un papier et laisse un mots à sa colocataire pour lui expliquer son absence…sans vraiment dire ou elle va.

    Pour déprimer en paix, il n’y a qu’un seul endroit digne de ce nom à Storybrooke. Le bar qui se trouve dans le quartier Abou. On y discute, on y mange et plus important on y boit. Anya n’a certes que vingt ans mais il y a quelques temps déjà elle à réussit à embobiner l’un des barmans. S’il travaille ce soir elle peut être sûre d’obtenir un verre sans même que l’on jette un regard sur sa carte d’identité. De toute façon avant d’être à Storybrooke elle a déjà vécu dans le monde des contes…Donc techniquement elle est tout à fait et même bien plus que majeur. Aucune raison alors qu’on ne lui donne pas ce qu’elle désire. Plus déterminée que jamais elle sort de l’appartement pour filer se glisser tout droit dans sa voiture. Direction le bar Abou ! Comme d’habitude le trajet est court mais sincèrement dans une ville comme Storybrooke il ne faut quelques minutes pour aller d’un endroit à l’autre après tout. Rapidement Anya ouvre la porte du bar et scrute rapidement le barman avant de prendre une mine boudeuse. Ce n’est pas le bon…mais alors comment va-t-elle faire pour sombrer dans le bienheureux oubli que procure l’alcool ? Mais après tout…qui ne tente rien n’a rien…

    D’un pas vif elle se dirige vers le bar et prend une voix douce et enjôleuse pour murmurer au barman «- Un scotch s’il vous plait «, elle peut voir à son regard que son charme marche…presque car il lui lance soudain un coup d’œil goguenard avant de lui souffler « Anya hein ? Je t’ai déjà vu … et je sais que tu n’a que vingt ans…pas de chance hein ? » La jeune fille roule les yeux aux ciels…visiblement elle n’a plus qu’a attendre qu’il termine son service…ce qui se fera pour bientôt…Avec un peu de chance…malheureusement ce n’était pas souvent le cas ces deniers temps. Anya tourne rapidement la tête pour tomber sur…la maire de storybrooke. Ses yeux s’écarquillent légèrement. L’habitude sans doute. Anya ne lui veut pas vraiment grand-chose à la « méchante reine » d’abord parce qu’elle ne lui a jamais rien fait. Ensuite parce que cette malédiction lui à servi à se remettre sur pied. Sans doute à t-elle entendue toute la conversation entre Anya et le barman mais qu’importe ? Néanmoins Anya ne peut pas s’empêcher de se demander pourquoi elle peut être si déprimée…La rupture de la malédiction ? Bah elle devait bien se douter que cela arriverait un jour…sa vengeance à elle a été accomplie…que demander de plus ? Pourtant Anya ne peut s’empêcher de se demander pourquoi. Et ces derniers temps une certaine rouquine lui à appris que lorsqu’on voulait quelque chose il ne fallait pas avoir de demander. Elle se tourne alors vers l’intimidante Reine avant de lui parler naturellement…comme s’il n’était pas étrange de lui adresser la parole alors que tout le reste du bar formait un cercle muet derrière elle.

    « -Bonsoir. » Elle est polie comme toujours parce qu’elle ne parle pas à n’importe qui et parce que vexer quelqu’un comme Regina c’est aussi stupide que dangereux puis elle continue nonchalamment. »-Je comptais déprimer seule, ne parler à personne, et probablement aussi me soûler  mais puisque de toute façon il semble que je doive me passer d’alcool autant rompre avec mes autres projets alors…si je puis me permettre pourquoi déprimez-vous ? » La question est indiscrète mais si la Reine avait réellement voulu ne croiser personne pourquoi serait-elle venue ici ? Du point de vue d’Anya elle était là pour voir si le monde entier la détestait…hors ce n’était pas son cas…et quel meilleur moyen de lui faire savoir que de lui parler ? Enfin bon...ce qu'elle voudrait vraiment lui demander c'était de lui payer un verre mais peut-être vaut-il mieux attendre un peu...simplement histoire de voir..

_________________
    Happy ending doesn’t exist
    code episkey.
Revenir en haut Aller en bas
Regina Mills
Regina Mills

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : hollow bastion + tumblr.
⇜ feat by : lana parrilla.

ժ Messages : 375
ժ Sous d'or : 400
ժ Âge : trente-cinq ans.
ժ Profession : maire de storybrooke.
ժ Conte : snow white and the seven dwarves.
ժ Qui es-tu en réalité ? : the evil queen.

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeJeu 15 Aoû - 2:40



Regina & Anya.


La Méchante Reine n’aimait pas montrer ses faiblesses à autrui ; il lui semblait qu’elle donnait ainsi occasion à ses ennemis de la manipuler comme bon leur semblait. C’était tellement facile de contrôler une personne faible, qui ne jurait que par ses émotions. Les émotions… Une malédiction plus qu’une bénédiction selon Regina Mills. Par le passé, elle avait cru en son cœur, elle avait cru en la beauté du monde et en la bonté des gens. Aujourd’hui, à Storybrooke, elle se gardait bien de commettre la même erreur. Elle jugeait les malchanceux qui croisaient son chemin un potentiel obstacle à sa liberté chérie et, surtout, elle veillait à ne pas s’attacher. S'attacher, c’était la clé pour devenir malheureux à long terme. Bien sûr, toute règle avait son exception et en l’occurrence, il s’agissait du jeune Henry. Son fils. Son garçon. Sa joie de vivre, pratiquement sa seule joie de vivre, serait-il bon de rectifier. Elle l’avait vu grandir, de bébé à enfant, elle l’avait nourri, soigné, réconforté et enseigné les lettres de l’alphabet et les chiffres. C’était sa fierté, peut-être la seule chose qu’elle avait réellement accomplie dans ses deux vies. Lorsque Henry revenait de l’école avec une excellente note, elle se sentait alors bouffie d’orgueil et… oui, d’amour. Oui, d’amour, ce cher sentiment qu’elle s’était tant efforcée d’enterrer – en vain. Henry représentait tout pour Regina. Il ne fallait jamais sous-estimer l’amour maternel, qui équivalait peut-être celui des âmes sœur. Certes, la brunette ne l’avait pas mise au monde une dizaine d’années plus tôt ; ce n’était pas elle qui l’avait porté pendant neuf mois et qui avait crié pendant des heures dans une salle d’hôpital. C’était vrai. Mais ces petits détails, Regina s’en moquait royalement. Ils ne représentaient rien à ses yeux. Henry était son fils, point à la ligne. Ses ennemis avaient beau lui ressasser le contraire et lui enlever le garçon dès qu’ils en avaient l’occasion ; cela ne changeait pas. Parfois, elle se demandait avec amertume et anxiété si son enfant ressentait la même chose pour elle, le même degré d’attachement, surtout lorsqu’elle le voyait si heureux en compagnie d’Emma Swan. Car il était heureux en sa compagnie, il reprenait, semblait-il, goût à la vie. Peut-être Regina n’avait-elle pas été la meilleure des mères pour lui, mais contrairement à Ms. Swan, elle avait été là pour lui. C’était là une vérité que tout le monde, dans cette ville maudite, semblait enclin à oublier.

Regina but une gorgée de son cocktail et regretta aussitôt son cidre de pomme si familier à son palais délicat. Elle grimaça et fusilla le barman, qui, le dos tourné, ne la remarqua même pas. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui en voulait tant ; sa constante solitude, sa jalousie vis-à-vis d’Emma Swan, son moral à zéro, allez savoir. En tout cas, elle n’allait pas bien, c’était le cas de le dire. Elle regrettait presque d’être venue dans ce bar quand elle aurait très bien pu déprimer en paix chez elle. Ou se blottir dans les bras de Morphée en oubliant tout pour quelques heures, à condition que son insomnie ne fasse pas des siennes. Depuis que la malédiction avait pris fin, cela lui tombait régulièrement dessus, c’était frustrant. Et fatiguant. Regina entendit alors une jeune femme, près d’elle, commander un scotch et essuyer un refus arrogant parce qu’elle n’avait pas l’âge requis. Franchement, comme si une bagatelle de ce genre comptait encore, pensa la brunette en broyant du noir. Hormis Emma et Henry, tous n’appartenaient pas à ce monde baigné dans la technologie et qui se souciait réellement de l’âge requis pour boire un verre dans cette ville, sachant que dans la Forêt Enchantée, un tel règlement n’était même pas en vigueur ? Soudain, une voix interrompit le cours de ses pensées et Regina tourna brusquement la tête en direction de l’imprudente, comme si on venait de l’électrocuter. « Bonsoir. » répondit-elle sans avoir vraiment envie d’engager la conversation. Elle ne reconnaissait pas la jeune femme, elle ne se souvenait pas de l’avoir connue dans la Forêt Enchantée ou à Storybrooke. C’était peut-être la raison pour laquelle elle était venue aussi facilement vers elle ce soir, d’ailleurs. « Et si je puis me permettre, qu’est-ce qui vous fait penser que je déprime, Miss… ? » rétorqua Regina sans se montrer plus avenante que précédemment. « Plus important encore, qu’est-ce qui vous fait penser que j’ai l’envie de me confier à une parfaite inconnue ? » poursuivit-elle en la fixant d’un œil méfiant, une main tenant nonchalamment son verre.

_________________

carry on my wayward son

blinding darkness surrounds me. and i am reaching for you only. this hopelessness that drowns all that I believe will be the one thing that i need. for you only. there's a hunger it's slowly growing, chasing shadows but never knowing if all that I have done is keeping me from you.
@TUMBLR GIFS - STUNNING - TRADING YESTERDAY
Revenir en haut Aller en bas
R. Anya Whitedawn
R. Anya Whitedawn

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : bazzart
⇜ feat by : rosie tupper

ժ Messages : 272
ժ Sous d'or : 69
ժ Âge : 20
ժ Profession : étudiante/ danseuse classique dans une compagnie
ժ Conte : Lac des cygnes
ժ Qui es-tu en réalité ? : Odette

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeSam 17 Aoû - 8:55

    Finalement venir dans ce bar n’était peut-être pas une si bonne idée. L’ambiance est si lourde et épaisse que l’on pourrait la découper au couteau. Les habituels rires et exclamations à la fois agaçants et pourtant apaisants des consommateurs éméchés se sont tus. En réalité avec ce silence pesant et ces murmures que tout le monde tente tant bien que mal de réfréner Anya à d’avantage l’impression de se trouver dans une veillée mortuaire plutôt que dans un bar. Elle jette rapidement un regard à la ronde et hausse un sourcil. Trouillards ! Bon…certes il y a quelques semaines elle aurait probablement fait la même chose et se serait contenter de rester muette dans un coin sans oser même parler. Mais visiblement le temps passé avec Malory à été profitable à Anya. Assez du moins pour qu’elle mette sa timidité naturelle de côté pour laisser une partie plus effrontée de son être s’exprimer. Parce qu’il s’agit bien de timidité. Pas de peur. Pas vraiment….oui bien sûr comme tout le monde elle à entendu parler des actions de la méchante reine et de tout ce qu’elle à fait. Bien sûr. Mais sincèrement parfois elle à l’impression que rien de tout cela ne la concerne.

    Il lui arrive d’être comme ça de temps Anya. Un peu égoïste. Elle n’est pas méchante non mais après tout…la reine ne lui à rien fait à elle alors pourquoi se préoccuperait-elle de ce qu’elle à fait aux autres ? Alors de fait elle s’en moque un peu. Sauf bien sûr ce qui s’est passé pour Mary-Jane et Robin…pour eux elle est triste. Pour eux elle peut même être en colère. Mais bon…reliquat de son ancienne vie elle laisse toujours des secondes chances. Un comportement qui lui à beaucoup coûté dans le monde des contes. Un comportement qu’elle devrait abandonner donc…mais les mauvaises habitudes ont du mal à partir pas vrai ? Et puis de toute façon ça n’a pas d’importance. Pas ce soir. Ce soir elle venue se distraire. Oublier. Boire elle ne pourra pas avant de longues minutes visiblement…alors autant se plonger dans une conversation plutôt absorbante pas vrai ? Et quoi de plus fascinant que la personne la plus haïe de la ville ? Surtout alors qu’elle plonge dans son verre le même regard qu’anya pose sur sa glace tout les matins. Un peu de vide mâtiné de tristesse.

    Tout le monde trouve son comportement étrange…sauf Lullaby et Mary-Jane qui la connaissait d’avant. Dans le monde des contes de fées elle avait toujours eu cette sourde tristesse ancrée en elle. Cette mélancolie au fond des yeux et cette amertume au bord des lèvres. Elle avait été maudite. Abandonnée. Dépossédée de tout…Et quand finalement elle avait cru que tout allait s’arranger et bien elle avait été trahie par la seule personne en qui elle avait confiance. De quoi mettre le cafard pour toute une vie non ? Bien sûr elle sait qu’elle devrait oublier. Après tout…maintenant c’est un nouveau départ pas vrai ? Un nouvel endroit ou elle peut réapprendre à vivre, retrouver d’anciens amis perdus…bien sûr qu’elle sait cela. Et pourtant…pourtant ça ne change rien. Elle à toujours mal. Terriblement. Et parfois quand elle se souvient de ce qu’elle à fait pendant la malédiction, en ignorant qui étaient tout les autres et bien…elle à honte…

    Au diable que tout cela…ce soir elle va accepter le fait que la douleur ne partira pas si vite…elle accepter de devoir la supporter pour un jour la laisser partir. De cette façon tout cela sera plus facile. Doucement elle se retourne vers Regina et incline tranquillement la tête lorsque celle-ci répond à sa salutation…une vieille réminiscence du temps ou elle appartenait à la haute société sans doute. Elle laisse un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. Pas arrogant ou prétentieux pour un sou, sincère au contraire et elle répond d’une voix douce. »Eh bien d’abord parce que vous avez le même regard que moi et puisque que je déprime…et ensuite parce que nous somme le soir et que vous êtes dans un bar, seule un verre à la main…ça veut dire beaucoup de chose non ? » Après tout elles savent toute deux que personne ne va seul dans un bar pour l’amusement…Si on veut s’amuser on y va en groupe. On parle fort. On rit…mais on ne contemple pas son verre avec un regard froid et on ne reste pas à l’écart des autres comme le font la Reine et Anya ce soir. Puis elle hausse nonchalamment les épaules, un geste fort peu élégant certes mais qu’elle à appris à Storybrooke et qu’elle prend plaisir à reproduire. « A dire vrai je n’en sais rien. Mais parler…peut importe à qui est mieux de que de rester seule non ? Et puis…l’avantage que l’on peut avoir à se confier à un inconnu c’est que vous n’avez pas à mentir …vous vous moquez de sa réaction puisque vous ne le connaissez pas et puis de toute façon vous ne le reverrez peut-être pas alors qu’importe ? » Elle se tait soudain et hausse de nouveau les épaules…Que dire de plus ? Tout cela été la plus stricte vérité alors…pourquoi ne pas faire passer le temps hein ?


_________________
    Happy ending doesn’t exist
    code episkey.
Revenir en haut Aller en bas
Regina Mills
Regina Mills

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : hollow bastion + tumblr.
⇜ feat by : lana parrilla.

ժ Messages : 375
ժ Sous d'or : 400
ժ Âge : trente-cinq ans.
ժ Profession : maire de storybrooke.
ժ Conte : snow white and the seven dwarves.
ժ Qui es-tu en réalité ? : the evil queen.

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeMar 20 Aoû - 1:36



Regina & Anya.


Il était très étrange, pour une fois, de ne pas être crainte et d’être abordée par simple courtoisie ou curiosité et non pas dans l’espoir d’un quelconque service. Regina se sentait un peu désorientée, même si son masque d’indifférence prétendait le contraire. Elle était capable de tolérer Gold et ses piques vis-à-vis Henry, capable de tolérer les regards hostiles des habitants de Storybrooke, mais l’apparent respect que lui manifestait la jeune blonde, cela Regina avait du mal à le comprendre et à y répondre. Bon nombre de gens la craignaient, certes, mais ne la respectaient pas forcément, voire pas du tout ; elle en avait eu la preuve flagrante lorsqu’elle s’était faite passer, dans la Forêt Enchantée, pour une banale paysanne. Elle avait assisté aux insultes publiques contre la Reine Regina et compris qu’elle ne serait probablement jamais aimée par son peuple. Cela dit, elle n’en avait que faire, surtout à cette époque. Elle se moquait d’être la cible des médisances de son pays natal, se moquait d’être devenue une figure d’effroi au point que les parents, pour inciter leurs jeunes enfants à rentrer avant la tombée de la nuit, parlaient de la Méchante Reine en des termes si mauvais que Regina elle-même se demandait qui pouvait bien être cette cruelle femme. Oui, autrefois, elle se moquait de tout cela et encore aujourd’hui, elle n’en avait que faire ; elle ne s’attendait tout simplement pas à ce que les habitants lui lèchent les bottes ou qu’on lui témoigne un semblant d’amitié, pas après tout ce qu’elle avait fait. Alors en entendant la jeune demoiselle lui demander la raison de son air morose en cette soirée d’automne, Regina se demanda ce qui avait bien pu la pousser à venir sociabiliser avec la souveraine la plus détestée de la Forêt Enchantée. Peut-être était-ce par pitié, ce qui ne réjouissait en rien la brunette. C’était pour cette raison, principalement, qu’elle s’était montrée si agressive en retour. Elle ne voulait pas paraître faible, même si elle l’était en ce moment et pas seulement à cause de sa magie défaillante ; s’épancher sur ses problèmes ne lui disait pas le moins du monde. Qui sait si cette inconnue n’allait pas profiter de la situation et la retourner à son avantage, en allant par exemple dévoiler à tous que la Méchante Reine n’était plus l’ombre d’elle-même ? C’était un risque que Regina ne voulait pas courir et se disait que méfiance et froideur étaient ses meilleurs atouts en cette malheureuse soirée.

Les sourcils froncés, elle but une gorgée de son affreux cocktail en entendant la réponse de la jeune femme. Il était vrai qu’être seule au bar n’était pas synonyme de joie. Cependant, dans son cas, ce n’était guère étonnant. Qui voudrait aller boire un verre avec elle, de toute manière ? Qui voudrait risquer de se faire empoisonner, plutôt ? Regina n’avait aucunement l’intention d’empoisonner qui que ce soit, hormis cette naïve Blanche-Neige, mais depuis l’épisode de la funeste pomme qu’elle avait offert à son ennemie de (presque) toujours, elle était étiquetée comme empoisonneuse. Enfin, empoisonnement ou pas, cela revenait au même ; Regina n’avait personne sur qui compter et certainement personne avec qui aller se saouler. Quant à son regard qui semblait avoir trahi son véritable état, Regina n’y pouvait rien. Elle avait appris à cacher ses émotions, surtout en tant que Maire, mais apparemment, son regard était d’un tout autre avis. Elle pourrait ainsi mentir, prétendre que tout allait bien et même enfouir son sentiment de rejet sous toute la haine qu’elle portait comme une croix depuis qu'elle avait perdu son véritable amour, mais ses yeux pourraient toujours indiquer à son interlocuteur si elle était sincère ou non. Ce n’était pas pratique, c’était même embêtant pour une personne dans sa position. La brunette préféra ne rien répondre aux petites déductions de la jeune femme. Certes, elle avait tout à fait raison, mais pour qui se prenait-elle, à venir lui demander ce qui n’allait pas ? Ce n’était pas comme si elles se connaissaient intimement, ce n’était pas comme si elles étaient des amies. Regina, de toute façon, n’avait pas d’amis. Elle n’en avait pas besoin, enfin essayait-elle de se convaincre lorsque la solitude menait la danse. Comme ce soir.

Elle pinça les lèvres lorsque l’inconnue reprit la parole. Regina n’était pas du tout de cet avis. Elle préférait s’isoler que de parler d’elle-même et de ses secrets à quiconque. C’était moins dangereux, elle parlait ici par « expérience ». En plus, dans une petite ville telle que Storybrooke, il était plus que probable pour qu’ils se revoient un jour, ce qui n’encourageait pas Regina à se confier à elle. Et puis, si elle devait vraiment discuter avec cette petite, elle finirait par lui mentir à un moment ou à un autre ; elle ne se voyait pas lui raconter avec franchise à quel point cela était blessant de savoir son propre fils si heureux en compagnie de sa mère biologique – qui l’avait abandonné à la naissance, était-ce nécessaire de le rappeler ? – ou encore combien elle se sentait perdue suite à la fin de la malédiction. Combien elle se sentait perdue depuis des années, en vérité. Car elle n’avait plus rien : plus de magie qui fonctionnait correctement, plus de fils, plus de véritable amour, plus d’espoir, plus de réelle joie de vivre. Regina était une épave qu’on avait désertée depuis bien longtemps. Et cela était humiliant qu’une inconnue soit capable de s’en apercevoir et de venir lui en toucher un mot. Cette constatation l’agaça plus que d’autre chose et elle répliqua, en ancrant son regard d’encre dans celui de la jeune femme, comme si elle voulait l’intimider : « Vous faites erreur; je n’ai besoin de parler à personne, je vais très bien. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, je ne vois guère en quoi cela pourrait vous concerner. » Regina avait prononcé ces mots, emplis de poison, sans la moindre chaleur. Elle n’avait pas envie de révéler ses problèmes à une inconnue, elle n’en avait pas l’intention ; toutefois, après quelques secondes, elle se surprit à éprouver une pointe de remords d’avoir parlé aussi sèchement à la jeune femme, qui ne le méritait sans doute pas. Après tout, si elle avait fait l’effort de venir vers elle, c’est qu’elle n’avait rien contre elle, n’est-ce pas ? Était-ce possible que Regina soit miraculeusement tombée sur une personne dont elle n’ait pas ruiné l’existence, la malédiction mise à part ? Cela semblait si incroyable… La brunette se mordit légèrement la lèvre inférieure, un geste qui la surprit elle-même, puis se demanda comment faire pour retenir cette jeune femme, la première personne à lui témoigner un semblant d’amitié depuis des jours. Elle n’avait jamais été douée dans de telles situations sociales, ce qui était loin de l’aider. « Néanmoins… Cela ne me dérange pas que vous vous asseyiez près de moi. Si vous le désirez. » articula-t-elle avec un certain malaise dans la voix. Non, ce n’était certainement pas ce que l’autre femme désirait. Peut-être se disait-elle, en ce moment, à quel point la Méchante Reine était définitivement un cas perdu. Regina tourna son regard sur son verre, ne voulant pas que l’inconnue parvienne à lire en elle aussi facilement que tout à l’heure. Elle décida de changer abruptement de sujet, espérant ne pas devoir être obligée de parler d’elle : « C’est vous qui vouliez un scotch à l’instant, n’est-ce pas ? » Elle jeta un bref regard au barman qui, à quelques mètres d’elle, discutait avec un client qui venait d’arriver. Elle songea avec amertume à la bouteille de scotch qu’elle avait bue la veille, se disant que peut-être, juste peut-être, l’aurait-elle partagée chez elle avec l’inconnue si elle n’avait pas été aussi gourmande. Peut-être que, pour une fois, elle aurait fait l’effort d’être comme tout le monde.

_________________

carry on my wayward son

blinding darkness surrounds me. and i am reaching for you only. this hopelessness that drowns all that I believe will be the one thing that i need. for you only. there's a hunger it's slowly growing, chasing shadows but never knowing if all that I have done is keeping me from you.
@TUMBLR GIFS - STUNNING - TRADING YESTERDAY
Revenir en haut Aller en bas
R. Anya Whitedawn
R. Anya Whitedawn

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : bazzart
⇜ feat by : rosie tupper

ժ Messages : 272
ժ Sous d'or : 69
ժ Âge : 20
ժ Profession : étudiante/ danseuse classique dans une compagnie
ժ Conte : Lac des cygnes
ժ Qui es-tu en réalité ? : Odette

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeSam 24 Aoû - 8:11

    Ses doigts courent doucement le long du bois du comptoir. Elle à soudainement l’air pensive Anya alors qu’elle pose son regard sur la femme qui est à côté d’elle. Parfois elle à du mal à se comprendre Anya. Elle sait pertinemment que lui parler n’est pas la chose à faire. Et puis en le faisant elle à l’impression de trahir ses amis qui plus est. Pourtant….et bien il faut être franc. Contrairement aux autres qui la haïsse parce qu’elle leur à pris quelque chose, Anya elle lui doit quelque chose. Etre libérée de sa malédiction. Pouvoir réapprendre à vivre loin des souvenirs qui lui faisaient si mal. Posséder un nouvel avenir, bien plus brillant que celui d’avant…tout cela elle l’a grâce à la malédiction…donc par ricochet grâce à Regina. Donc elle ne peut la haïr….pas même pour ses amis. Bien sûr elle ne leur dit pas. Elle n’est pas folle et elle ne veut pas qu’ils la détestent à son tour. Bon peut-être que le mot « détester » est légèrement exagéré. Mais elle sait qu’ils ne pourront jamais comprendre. Qu’importe. Ce n’est pas comme si , dans ce bar légèrement miteux, elle allait pouvoir trouver une de ses connaissances. Tant mieux d’ailleurs.

    Quand elle regarde la reine Anya se demande si elle est heureuse. Sans doute que non vu que la malédiction est désormais brisée. Mais pour aller plus loin…même dans ses souvenirs d’avant la rupture de la malédiction…jamais la reine n’a réellement semblée heureuse. Alors dans ce cas là…à quoi bon jeter une malédiction ? Cela Anya est mieux placée que les autres pour savoir l’attrait que peut avoir la vengeance. Trop faible pour accomplir la sienne elle y à pourtant souvent rêvé durant les interminables heures de la journée ou elle restait bloquée dans ce corps animal qui n’était pas le sien. Mais en réalité cela n’apporte rien. Anya s’en est rendu compte à Storybrook lorsqu’elle à retrouvé la sérénité qui lui manquait tant. Mais bien souvent pour les autres c’est l’inverse qui s’est produit. Décidément Anya, elle ne fait rien comme les autres. Même pour ce qui est du malheur. Doucement la jeune femme retourne son visage vers la reine dans l’espoir de lire quelque chose qui la rendrait plus…humaine ? Quoi que le fait de se rendre dans un bar pour déprimer la rende humaine au possible non ? Mais il n’y a rien. Avec une grande habileté elle à fermé chacun des traits de son visage pour qu’ils n’affichent rien d’autre qu’un froid dédain et une parfaite impassibilité.

    Anya en est presque admirative. Cacher ses émotions c’est quelque chose qu’elle à du mal à faire. Bien sûr avec le temps elle à compris à utilisé un sourire de façade. Doux et attentif comme si elle s’intéressait vraiment à ce que disait son interlocuteur. Mais même dans son masque il reste des failles, des fissures qui montrent bien, finalement combien elle est fragile. Combien elle l’a toujours été. Dans le visage de la reine en revanche. Pas l’ombre d’une faiblesse. Mais quelque part n’est-ce pas à plaindre ? On ne peut être aussi forte, aussi extrême sans une bonne raison. Une souffrance sans limite. L’obligation de résister ou de rompre. Enfin peut-être est-ce faux. Peut-être qu’Anya tente seulement d’humaniser la reine. Peut-être est-elle bien le monstre que l’on décrit. Comment savoir ? Oui Anya préfère voir ce qu’il y a de meilleur en chacun…mais bien souvent elle se trompe aussi alors … c’est difficile à dire. Doucement elle hausse les épaules. En réalité rien de tout cela ne la concerne. Evidemment elle est curieuse, peut-être même un peu trop. Mais dans tout les cas décrypter la reine est perdu d’avance. Alors autant se contenter de discuter légèrement jusqu'à ce qu’elle puisse prendre son verre tant attendu.

    Et soudain vient la rebuffade. Bon on pouvait s’y attendre. Regina n’allait juste pas se confier comme ça juste pour le plaisir de parler…il faut bien rester réaliste tout de même pas vrai. Alors Anya encaisse et hoche même la tête. »Si vous le dites…Cela dit sur ce points vous avez raison…ça ne me concerne en rien…mais je suis quelqu’un de curieux. J’aime tout savoir…je suppose que parfois j’en dit juste plus que ce que je devrait » Elle se permet même un sourire Anya. Ce n’est pas ironique ni même insultant. Non. C’est juste que de toute façon on lui à déjà fait cette remarque. Et qu’elle s’en sort toujours de la même façon. Avec un sourire qui met en valeur son visage de poupée et une lueur de douceur dans les yeux. C’est son arme de défense à elle. Paraitre vulnérable marche souvent…Tellement que c’est devenue pour elle une seconde nature…étonnant ? Peut-être mais qu’importe ? Qu’importe l’agressivité des autres. De toute façon y répondre serait pour anya une condamnation à mort. Elle ne possède aucun pouvoir. Est désespérément frêle. Et qui plus incapable de manier une arme. Bref la seule chose qui lui permette toujours de s’en sortir est son physique de poupée de porcelaine. Et ce qu’en disent les autres elle s’en moque…chacun son arme après tout ! ET puis soudain le revirement. C’est plus fort qu’elle les yeux d’Anya s’écarquille légèrement et sa bouche s’ouvre en un o parfait. Puis lentement elle se place aux côtés de la Reine sans mots dire toujours choquée sans doute.

    Visiblement c’est un premier pas de la reine. Le regard d’Anya s’éclaire alors et prend l’aspect enfantin de celui qui vient de recevoir un cadeau. Un sourire franc fleurit sur ses lèvres et soudain la jeune femme devient enthousiaste au point de presque oublier la raison de sa visite au bar. Alors à la question de Regina elle fait légèrement la moue mais répond tout de même. Échange de bons procédés. » Oui c’est bien moi…mais sa réaction est stupide n’est-ce pas ? J’ai vécu deux vies…Alors pourquoi est-ce qu’un scotch m’est refusé ? Techniquement je suis largement majeure non ? » Elle soupire tourne la tête « Et puis pour être franche c’était le soir ou j’en avais vraiment besoin » Anya fait de nouveau la moue. « Stupide barman »

_________________
    Happy ending doesn’t exist
    code episkey.
Revenir en haut Aller en bas
Regina Mills
Regina Mills

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : hollow bastion + tumblr.
⇜ feat by : lana parrilla.

ժ Messages : 375
ժ Sous d'or : 400
ժ Âge : trente-cinq ans.
ժ Profession : maire de storybrooke.
ժ Conte : snow white and the seven dwarves.
ժ Qui es-tu en réalité ? : the evil queen.

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeLun 2 Sep - 1:14



Regina & Anya.


La curiosité était pourtant un vilain défaut, cette jeune sotte devait pourtant le savoir, à son âge, mais apparemment, on avait omis de lui enseigner cette importante leçon. Ce qui la conduisait à aborder la Méchante Reine dans un bar louche, à converser avec elle comme si de rien n’était. Ne l’avait-on jamais mise en garde qu’il ne fallait pas s’approcher des méchants, sous peine de subir de graves conséquences ? Ne l’avait-on jamais avertie que les méchants n’étaient pas dignes de confiance, qu’ils finissaient toujours et immanquablement par blesser quelqu’un, souvent un innocent, même lorsque, pour une fois, ils s’essayaient à jouer les gentils ? Regina, pour sa part, ne comprenait pas ce cruel et fatal destin, elle n’expliquait pas pourquoi certains étaient plus fortunés que d’autres, comment ils parvenaient à être heureux sans lever le petit doigt. C’était comme s’ils étaient bénis des dieux, ou quelque chose comme ça. Même si des malheureux – elle s’incluait avec cynisme dans le lot – tentaient de détruire le bonheur de ces chanceux, cela leur retombait toujours sur le dos, un jour ou l’autre, et pas de la plus plaisante des manières. Alors à quoi bon s’acharner ? Peut-être parce que c’était tout ce qu’il leur restait, à ces pauvres malheureux, songea-t-elle sombrement. Elle prit une lampée de sa boisson en fixant un moment le mur d’en face, sur lequel avaient été placardés différentes affiches de groupes de musique démodés. L’une d’elles montraient un musicien, particulièrement chevelu et barbu, qui levait le bras en l’air, comme en signe de révolte, sa guitare sale au bout de l’autre. Ce bar était exactement à son image: vieux, crade et désuet. La si raffinée Regina Mills y avait-elle sa place ? Sûrement pas. Et pourtant, elle y était, en cette belle soirée déprimante, parce qu’elle n’avait nulle part où aller et elle continuait d’alimenter la conversation parce qu’elle n’avait personne d’autre avec qui parler. Son existence était devenue vide, morne. Elle était venue à Storybrooke afin de vivre sa fin heureuse, mais si ce qu’elle vivait en ce moment était sa fin heureuse, elle s’était clairement fait avoir à quelque part. Apparemment, elle n’était pas la seule à ne pas bien aller, pensa-t-elle en regardant la jeune femme à ses côtés. Qu’elles dépriment à deux, dans ce cas, dans la joie et la bonne humeur !

C’est de là que vint l’étonnante et inattendue invitation à prendre place près de Regina. Celle-ci, le regard plongé au fond de sa boisson, ne s’aperçut pas de la surprise qui traversait les prunelles de l’inconnue, mais elle la vit, du coin de l’œil, s’asseoir le plus naturellement du monde. Eh bien, fallait-il en conclure que Regina avait finalement amélioré ses compétences sociales ? Elle avait enfin une conversation autre que professionnelle avec une étrangère, c’était un grand pas vers l’avant. Regina lui posa une question sur le scotch commandé et reçut la confirmation qu’effectivement, c’était cette jeune personne qui l’avait demandé. Regina haussa les épaules à sa question. Elle n’en avait aucune idée, elle n’était pas barman et ne souhaitait pas l’être, de toute façon. Regina esquissa un faible sourire amusé, puis : « Je ne suis pas à la place de ce stupide barman, pour reprendre vos mots, donc je ne saurais répondre à sa place. Nul doute que vous pourrez être servie une fois qu’il sera parti – s’il part. » Elle ne la rembarra pas en lui répliquant d’être patiente car ce serait alors de la pure hypocrisie et Regina n’était hypocrite que dans le besoin, lorsqu’elle désirait quelque chose en particulier. Comme ce n’était pas le cas ce soir, elle préféra se la fermer à ce sujet. Et puis, elle venait d’apprendre que la jeune femme était aussi impatiente qu’elle, elles avaient donc cela en commun. Intéressant. La brunette s’enquit ensuite, les sourcils froncés : « Vous compensez donc le manque d’alcool par une innocente conversation avec la Méchante Reine, alors ? Êtes-vous suicidaire, Miss… ? » Elle avait parlé d’un ton à la fois vaguement amusé et vaguement ennuyé. Non pas que la compagnie de l’autre l’ennuyât réellement ; Regina ne comprenait tout simplement pas pourquoi la Miss ne la craignait pas. Autrefois, cela aurait été source de frustration ; aujourd’hui, c’était source d’incompréhension. Et qui disait incompréhension disait ennui. Par la même occasion, Regina découvrirait enfin le nom de l’autre femme et peut-être qu’elle la replacerait dans sa mémoire. Enfin, il lui semblait qu’elle ne l’avait jamais croisée, mais qui sait… « Ou alors vous souhaitez me demander s'il est possible de retourner dans la Forêt Enchantée ? » ajouta-t-elle, un brin agacée. À ses mots, quelques têtes intéressées se tournèrent vers elle, mais Regina les ignora superbement. Son regard ne quittait pas celui de l'inconnue.

_________________

carry on my wayward son

blinding darkness surrounds me. and i am reaching for you only. this hopelessness that drowns all that I believe will be the one thing that i need. for you only. there's a hunger it's slowly growing, chasing shadows but never knowing if all that I have done is keeping me from you.
@TUMBLR GIFS - STUNNING - TRADING YESTERDAY
Revenir en haut Aller en bas
R. Anya Whitedawn
R. Anya Whitedawn

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : bazzart
⇜ feat by : rosie tupper

ժ Messages : 272
ժ Sous d'or : 69
ժ Âge : 20
ժ Profession : étudiante/ danseuse classique dans une compagnie
ժ Conte : Lac des cygnes
ժ Qui es-tu en réalité ? : Odette

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeSam 14 Sep - 16:57

    Anya laisse un sourire se dessiner sur ses lèvres finement ourlées. Souvent on la trouve étrange. A Storybrooke du moins. On lui à déjà fait la réflexion une à deux fois.  Il faut dire que tout les habitants de la petite ville du Maine sont particulièrement malheureux d’être coincés loin de chez eux. Et elle…elle est probablement la seule à en être heureuse. Alors forcément en exprimant de telles opinions elle fait face à des regards aux mieux interloqués, au pire foncièrement réprobateur. Alors elle se tait Anya. Et évite de partager ses états d’âmes avec le reste du monde. Et surtout avec Mary-Jane. Parce que la jolie blonde se meure un peu plus chaque jour en l’absence de Robin. Alors autant éviter de remuer le couteau dans la plaie. Mais en ne parlant pas de la douleur qui est revenue avec la levée de la malédiction, Anya se condamne à des soirées déprimantes de beuveries dans des bars tels que celui-ci. Au moins cette fois-ci à-t-elle de la compagnie.

    Et quelle compagnie. Rien de moins que la Méchante Reine. Qui ressemble surtout pour le moment à une femme seule, triste et méfiante. Anya soupire doucement. Si quelqu’un lui avait dit qu’un jour elle se trouverait des points communs avec Madame la Maire elle en aurait éclaté de rire. Et pourtant ce soir la vérité lui sautait aux yeux. Certes anya est sans aucun doute plus souple de caractère mais…parfois lui viennent des pensées de vengeances qui la dérange. En réalité, Anya peut remercier le ciel d’avoir trouvé Marianne …. ou Mary-Jane, comme on l’appelle ici. Sinon elle aurait bien pu devenir folle … ou pire. Alors finalement juger Regina…eh bien elle ne la connait pas, pas vrai ? Quelque part certes elle se sent coupable de lui parler alors qu’elle sait tout ce qu’elle à fait. Mais ce soir elle se sent seule … Et à part une personne encore plus solitaire qui pourrait la comprendre ?

    Mais c’est tout de même étrange. Ce n’est pas tout à fait une conversation amicale mais elle est pourtant dénuée de toute animosité … ou presque. Un petit gloussement lui échappe. Discret. De toute façon elle ne s’attendait pas non plus à une chaleureuse embrassade. En fait il était même étrange que Regina accepte de lui parler… mais Anya n’a pas menti, c’est vraiment l’ennui qui l’a poussée à parler. L’ennui et le manque d’alcool. Elle jette d’ailleurs un regard furtif à l’horloge. Bientôt le changement de service. Bientôt un verre apporté avec un sourire et un clin d’œil. Dieu merci ! Non pas que la Reine l’ennuie… bien au contraire … seulement pour être franche il y a en elle une souffrance que seul son liquide ambré favori pourra émousser. Elle finalement si fragile Anya. Elle qui lutte contre son image de poupée de porcelaine, elle se retrouve bien obligée d’admettre qu’elle à deux doigts de se briser. Discrètement. Sans bruit. Parce qu’elle à eu l’espoir d’une nouvelle vie et que cet espoir lui est finalement pris. Si seulement la malédiction n’avait jamais été levée… si seulement …

    Elle secoue la tête. Regarde un instant Regina et hoche la tête avec fatalité. » Oui je n’ai pas le choix de toute façon … mais sincèrement ce règlement est idiot …personne n’est vraiment mineur ici …et quand bien même, avant…» Elle marque une petite pause qui indique bien que le avant désigne l’époque d’avant la malédiction. « Avant je buvais du vin même enfant donc franchement… » Anya fait la moue et hausse les épaules. Cela dit on ne demande sans doute pas à un barman d’être intelligent pas vrai ? Tout au plus d’être adroit alors … Anya détourne rapidement les yeux, replace rapidement une mèche de ses longs cheveux châtains sans même se rendre compte qu’ainsi elle accroit l’impression de vulnérabilité qui se dégage d’elle. De toute façon rien ne parvient à la rendre plus forte … alors finalement son physique légèrement enfantin est bien son seul atout il faut l’avouer.

    Anya éclate soudain de rire. Un son frais. Carillonnant. Son éclat est sincère et de petites étincelles s’allument dans ses yeux. « Je ne suis ni l’un ni l’autre …. et je parlais simplement à ma voisine. » Une manière polie de lui dire que son statut ne lui importe pas vraiment. Elle fait une moue joyeuse reprend. « Et cela me fait me rendre compte de mon impolitesse. Je ne me suis même pas présentée. Je suis Anya … quand à vous… et bien je n’aurais pas l’outrecuidance de vous demander vôtre nom n’est-ce pas ? » Son language soigné se dessine,reliquat de son ancienne éducation de noble mais soudain la reine s’agace. Se ferme un peu sans doute. Et Anya observe les visages intéressés se tourner vers la femme assise à ses côtés. Elle secoue alors la tête rapidement. «  Grand Dieux non. Ce n’est pas vraiment ma priorité ce serait plutôt l'inverse même… » sa voix baisse un peu alors qu’elle se souvient de la raison pour laquelle, elle ne veut pas partir. Un lueur de douleur apparait dans ses prunelles en même temps que des murmures choqués dans le bars. Anya lève les yeux au ciel….encore une fois on la juge…mais sincèrement leur a-t-elle demandé leurs avis ? Non alors pourquoi semblent-ils incapable de se taire ?

_________________
    Happy ending doesn’t exist
    code episkey.
Revenir en haut Aller en bas
Regina Mills
Regina Mills

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : hollow bastion + tumblr.
⇜ feat by : lana parrilla.

ժ Messages : 375
ժ Sous d'or : 400
ժ Âge : trente-cinq ans.
ժ Profession : maire de storybrooke.
ժ Conte : snow white and the seven dwarves.
ժ Qui es-tu en réalité ? : the evil queen.

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeJeu 26 Sep - 0:30



Regina & Anya.


Regina, au cours de sa longue vie, estimait avoir reçu autant d’attention qu’une femme dans sa position pouvait l'espérer, mais ce soir, elle se serait bien passée de tous les regards indiscrets que ses contemporains portaient sur elle avec un mépris ostensible. Elle avait l’impression malsaine de passer pour une vulgaire bête de foire, un monstre qu’on enferme en cage et qu’on flagelle à coups de bâton ou de fouet afin de divertir le peuple. En l’occurrence, sa cage était son verre et ses coups, les regards d’autrui. À une époque, elle avait adoré être le centre d’attention ; comme unique souveraine de la Forêt Enchantée, il était en effet très plaisant d’être crainte de tous. Lorsque Leopold était toujours en vie, elle ne représentait guère une menace pour les paysans, car son cher époux lui interdisait d’aller et venir à sa guise, la préférant aux côtés de Blanche-Neige, cette petite sotte qui n’avait su garder pour elle un important, mais pourtant simple, secret. Leopold idolâtrait tellement Blanche qu’il avait probablement marié Regina simplement pour faire bonne figure et faire plaisir à sa fille gâtée pourrie, qui avait perdu sa mère quelques années précédant sa rencontre avec Regina. La brunette avait donc dû s’occuper de Blanche comme si elle était sa propre fille, alors qu’elle aurait clairement pu être sa sœur aînée. Cela dit, ce n’était pas le pire. Le pire, l’enfer sur terre, avait été d’élever une fillette qu’elle détestait plus que tout au monde. Détester ? Le mot sonnait comme un euphémisme aux oreilles de Regina. En vérité, il n’existait pas de mot pour décrire ce qu’éprouvait la brunette envers sa belle-fille. Lorsque le vieux roi s’était éteint de manière drastique et qu’elle s’était arrangée pour faire porter le chapeau à Blanche-Neige, les choses ne s’étaient pas améliorées. Regina avait pris le trône de son défunt mari, mais n’avait pas gagné de ce fait le respect et l’amour de son peuple. Son peuple, qui lui préférait Blanche-Neige. Comme si Cora avait tatoué le front de Regina à la naissance d’une tête de mort ou d’un signe quelconque illustrant le danger. Car dangereuse, elle l’était. Sa colère sommeillait simplement ce soir, remplacée par son amertume.

Un verre de scotch atterrit soudainement devant la jeune femme, qui se tourna ensuite vers elle pour lui répondre. Regina devait admettre qu’elle n’avait pas tort ; hormis Henry, tous les habitants de Storybrooke étaient majeurs. Peut-être pas physiquement, mais si on comptait le nombre d’années passées dans cette petite ville, le résultat dépassait largement vingt-et-un ans, même si les enfants avaient pour leur part gardé leur candeur toute juvénile. Cela devait être pour cela que le règlement avait été maintenu après la fin de la malédiction : les parents ne désiraient pas que leurs progénitures deviennent alcooliques. En tant que parent elle-même, Regina pouvait comprendre cela. Heureusement que Henry était un garçon responsable et qu’il n’avait encore jamais exprimé la moindre envie de boire les fonds de verre de Regina, ce genre d’actions qui font croire à l’enfant que boire à cet âge est une chose normale et acceptée. Cela dit, la jeune femme à côté d’elle n’avait rien d’une enfant malgré son visage de poupée vivante. Elle haussa les épaules en un geste désinvolte. « Nous ne sommes plus dans la Forêt Enchantée. » se contenta-t-elle de dire, d’une voix éteinte. Et honnêtement, elle ne savait pas si elle souhaitait y retourner. Storybrooke était certes une petite ville ennuyante, mais Regina s’y plaisait bien. C’était sa nouvelle maison.

À la déclaration d’Anya, car elle venait de se présenter avec une pointe d’amusement, l’ancienne monarque esquissa un sourire incrédule. Moqueur. Voilà une autre qui semblait ne pas lui en vouloir. À la différence que cette fois, la personne ne lui offrait pas une tarte meringuée au citron. « Cela me semble en effet dérisoire. » approuva sombrement Regina. Sa réputation, de même que son nom, lui collait à la peau, elle venait d’en avoir une preuve supplémentaire. Regina but une gorgée de sa boisson tout en réfléchissant sur son interlocutrice. Elle avait de bonnes manières et s’exprimait dans un langage qui criait la noblesse. De toute évidence, Regina ne s’adressait pas à une ancienne paysanne ou servante. Son commentaire sur son désir de rester à Storybrooke, Regina l’interprètait ainsi du moins, provoqua, comme une bombe, de multiples réactions dans le bar. Les rumeurs bases entre les tables s’amplifièrent, lui sembla-t-elle. On n’appréciait pas ce qui se passait : l’une des leurs fraternisait avec l’ennemie publique numéro un en ville. Pire encore, elle déclarait à voix haute ne pas vouloir retourner chez elle, dans la Forêt Enchantée. Contrairement à Malory, Anya avait osé le faire dans un lieu où elle pouvait être entendue de tous. Cela n’aiderait pas la jeune femme à gagner des points de popularité au sein des habitants ; enfin, comme si la chose l’importunait réellement. Elle semblait plutôt s’en contrebalancer. « Vous ne souhaitez pas rentrer chez vous ? Contentez-vous chanceuse, en ce cas, car comme vous pouvez le constater, nous nous trouvons encore à Storybrooke. » fit Regina, ses mots baignant dans un sarcasme mordant. Ce devait être ce satané Rumplestiltskin qui avait ajoutée quelque chose à la malédiction qu’il lui avait donnée. Elle ne voyait pas comment, autrement, ils étaient tous bloqués dans ce monde si différent de celui dans lequel ils avaient vus le jour. Son ancien mentor devait avoir ses raisons et cela ne présageait rien de bon… De cela, Regina en était certaine. Quant à elle, elle ne savait pas si elle désirait retourner dans la Forêt Enchantée. Là-bas, elle retrouverait sa magie, mais il en irait de même pour la Blue Fairy, l’alliée des Charmings. Et Regina savait que cette satanée fée était de leur côté et que s’ils le lui demandaient, elle trouverait quelque chose pour emprisonner la Méchante Reine et alors… et alors, elle finirait la tête tranchée. Ici ou là-bas, ses chances de survie étaient moindres. Mais il en était toujours allé ainsi pour elle, il n’y avait rien de nouveau. Survivre, voilà quelque chose à laquelle la brunette était plutôt douée. « Cela dit, peut-être souhaitez-vous me demander s’il est possible de rester indéfiniment ici, alors ? Craignez-vous de rentrer à la maison, très chère ? » Elle fit une brève pause, puis reprit en ne la laissant pas parler : « N’avez-vous pas envie de retrouver tous vos biens, de vivre auprès de ceux qui vous sont chers comme vous l’avez toujours fait et de jouir de votre fin heureuse ? » Un sourire narquois flotta sur ses lèvres à ces mots. Elle ne savait pas ce que répondrait Anya, mais pour sa part, si elle le pouvait, elle le ferait. Elle retrouverait tous ceux qu’elle avait perdus, parfois par choix, parfois par fatalité, et elle se contenterait de cela. Elle serait enfin heureuse. Mais il était aujourd’hui trop tard pour reculer en arrière. Le mal était fait.

_________________

carry on my wayward son

blinding darkness surrounds me. and i am reaching for you only. this hopelessness that drowns all that I believe will be the one thing that i need. for you only. there's a hunger it's slowly growing, chasing shadows but never knowing if all that I have done is keeping me from you.
@TUMBLR GIFS - STUNNING - TRADING YESTERDAY
Revenir en haut Aller en bas
R. Anya Whitedawn
R. Anya Whitedawn

Once Upon A Time
I want more !
⇜ crédit : bazzart
⇜ feat by : rosie tupper

ժ Messages : 272
ժ Sous d'or : 69
ժ Âge : 20
ժ Profession : étudiante/ danseuse classique dans une compagnie
ժ Conte : Lac des cygnes
ժ Qui es-tu en réalité ? : Odette

alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitimeMar 22 Oct - 14:11

    Un sourire amer se dessine sur les lèvres délicates de la ravissante Anya. Ce frémissement léger et empli de douleur de sa bouche qui se tord lentement symbole aisément reconnaissable pour les êtres ayant perdus tout ce qu’il leur semblait possible. Et pour elle plus que pour quiconque c’est le cas. Les mots de la Reine la font rire. Mais d’un rire jaune empli de fêlures et d’une douleur plus tranchante qu’un quelconque couteau. Retourner dans la forêt enchantée ? Quelle bonne blague. Au fils des années, Anya en est venue à haïr cet endroit qu’elle avait jadis tant aimé. Et qui pourrait lui en vouloir ? Son cœur fragile s’est durci. S’est aigri. Mais par quel miracle les choses auraient-elles pu se dérouler autrement ? Après tout le lieu mythique de l’éternel amour et fins heureuses ne s’est retrouvé être, pour elle, qu’un enfer sortis de ses pires cauchemars. La seule personne à jamais l’avoir tirée de son marasme intérieur à été Marianne … ou plutôt Mary-Jane comme elle avait désormais pris l’habitude de l’appeler.

    Même aujourd’hui c’était, l’une des rares personnes pour qui elle accepterait de tout sacrifier. Pour un sourire sur le visage doux de la ravissante blonde, Anya était prête à faire n’importe quoi. Mais ces derniers temps, elle peut sentir qu’elle et son amie s’éloignent doucement. C’était quelque part de sa faute. Parce qu’au fil des jours Anya se refermait sur elle et sur cette douleur qui la rongeait et ne voulait pas guérir. Sur cette colère qui la tenaillait sans cesse et qui transformait chaque instant de repos en gémissement de douleur. Parce que presque chacune de ses soirées se termine ici dans un bar sombre avec un verre d’alcool prêt à lui tendre les bras et à lui procurer une douce sensation d’oublie. « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ». Une maxime si réaliste en ce qui la concernait. Anya sombre de toutes les manières possibles.

    Mais elle le fait en douceur. Presque imperceptiblement. C’est sans doute la raison pour laquelle ses proches ne voient rien. Bien sûr ils remarquent la peine sur son visage. Les cernes sous ses yeux et le pli doucement fané de sa bouche. Mais tous savent pourquoi. Entre Storybrooke et le monde des contes rien n’a vraiment changé pour elle …du moins plus depuis qu’Anya à retrouvé ses souvenirs. Alors tout le monde pense simplement qu’elle va bien finir par guérir. Qu’a un moment ou un autre Anya va cesser de pleurer et qu’elle reprendra le cours de sa vie. Malheureusement ce n’est pas que la tristesse qui paralyse Anya. C’est également la haine. Et nul ne peut guérir ce poison là. Rien n’enlève cet acide qui ronge tout sur son passage. La tendresse comme la conscience. Anya ferme doucement les yeux. Passe une main délicate dans ses longs cheveux blonds. Admire doucement les reflets dorées et rouges qui naissent dans les entrelacs de ses mèches. Elle est belle et le sait …mais aujourd’hui que la beauté lui semble dérisoire …

    Doucement elle relève ses grands yeux clairs vers le Maire. Est-ce de l’amertume qu’elle voit dans le froid regard brun ? Ou bien n’est-ce rien d’autre que le reflet de ses propres émotions ? Anya secoue la tête et relève son menton délicat. « Nous pourrions tout à fait y être pour ce que sa change, certes il manque quelques personnes mais finalement avec la rupture de la malédiction la ressemblance avec la Forêt enchanté s’accroit » Et n’est-ce pas vrai ? Après tout il y a de nouveaux les vieilles querelles, les histoires de magies et d’amours éternels …tant de choses qu’elle n’a que trop entendu Anya. Storybrooke tente de se transformer en ersatz de forêt enchanté et cela la fait souffrir, elle qui refuse ne serait-ce que d’y penser. Anya hausse doucement les épaules.

    « Je n’ai rien à demander … et de toute façon je ne crois pas que vous seriez en mesure de me l’accorder. » Il n’y a pas d’insulte dans ses mots. Aucune. Seulement si la Reine n’a pu maintenir la malédiction elle n’est certainement pas capable de la réhabiliter… rien que de très logique là-dedans. Si elle craint de rentrer chez elle ? Peut-être … sans doute mais surtout … « il n’y a rien qui m’attende là-bas … » hormis de douloureux souvenirs et le visage d’un homme qu’elle avait jadis aimé. Mais cela elle ne pouvait le dire à voix haute n’est-ce pas ? Un rire amer explose sur les lèvres de la jolie blonde « Une fin heureuse ? Je ne crois pas que cela existe … pas pour moi « Elle marque une pause et repense à Marianne qui semble se refermer sur elle-même « et peut-être pas même pour ceux qui me sont chers alors … » Anya se tourne alors vers la Reine de la curiosité dans les yeux. « Et vous ? Que feriez-vous si certains trouvaient le moyen de repartir ? »


_________________
    Happy ending doesn’t exist
    code episkey.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


alone together, w/ anya. Empty
MessageSujet: Re: alone together, w/ anya. alone together, w/ anya. Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas

alone together, w/ anya.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Anya {The Darkest Nights} - Shinohara Udoh
» POURQUOI M'ONT ILS FAIT CA ? de Anya Peters
» [Morpurgo, Michael] Anya
» Coucours de Personnages II - Election de Miss Manga-Fan 2011!
» [FASHION STARS FILLIES] Ma préféré anya et vous?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Happy Ever After :: CORBEILLE :: Quartier « Abou »-